Pierre Dangicourt

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Pierre Dangicourt
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Pierre Dangicourt (ou d'Angicourt[1]), né en 1664 à Rouen et mort le 12 février[2] ou le 5 mai[1] 1727 à Berlin, est un mathématicien français[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Resté fidèle au protestantisme, Pierre Dangicourt se vit obligé, après la révocation de l'édit de Nantes, de quitter la France au moment où il commençait à se faire un nom dans la science qu'il aimait à cultiver.

Réfugié en Prusse où il avait suivi son père, il se livra dans sa nouvelle patrie avec un redoublement de zèle et un plein succès, à l'étude des mathématiques transcendantes, ce qui lui valut d'être admis comme membre puis vice-président de l'Académie de Berlin[1].

Ses connaissances le mirent en relation avec plusieurs savants illustres de son temps, en particulier Leibniz. Il fut le disciple et l'ami de ce dernier qui faisait grand cas de lui et avec qui il fut longtemps en correspondance[4],[3].

On ne lui connait que deux publications[5] : un problème sur les sections coniques et un article[6] où il affirme que l'arithmétique binaire est plus facile que les autres pour découvrir les lois de succession.

Pierre Dangicourt avait également « beaucoup de capacité pour les affaires civiles ; ce qui le fit charger de diverses commissions importantes dont il s'aquitta toujours à la satisfaction de ceux qui l'avoient employé[2]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (de) « Pierre Dangicourt (d'Angicourt) », sur Académie des sciences de Berlin-Brandebourg (de).
  2. a et b Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique : ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, 1759, vol. 4, art. Dangicourt.
  3. a et b (en) Ursula Goldenbaum (de) et Douglas Jesseph, Infinitesimal Differences: Controversies between Leibniz and his Contemporaries, Walter de Gruyter, (lire en ligne), p. 230.
  4. Leibniz, Correspondance avec Oldenburg, Newton, Collins, Wallis : suivi de lettres à Othon Mencke, Schulenburg, Fatio de Duiller, Dangicourt, éd. Jean Peyroux, Paris, Blanchard, 1987 (ISBN 2853670775).
  5. Eugène et Émile Haag, La France protestante, t. IV, Paris/Genève, Joël Cherbuliez, 1853, p. 198 sur Google Livres.
  6. (la) Petr. Dangicourt, « De periodis columnarum in serie numerorum progressionis Arithmeticae Dyadice expressorum », Micscell. Berloninensia, vol. 1,‎ , p. 336-376 (lire en ligne).