Nicolas Fatio de Duillier

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Nicolas Fatio de Duillier
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Nicolas Fatio de Duillier vers 1700.
Naissance
Duillier (Suisse)
Décès (à 89 ans)
Worcester (Angleterre)
Nationalité République de Genève
Domaines Astronomie, Énergie solaire, Pierre d'horlogerie
Renommé pour Lumière zodiacale, Gravitation (théorie de la gravitation avec Georges-Louis Le Sage)
Distinctions Membre de la Royal Society

Nicolas Fatio de Duillier, né à Bâle le et mort à Maddersfield près de Worcester le , est un géomètre et un astronome genevois, citoyen de la République de Genève[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il vécut à Duillier dès 1672, son père Jean-Baptiste Fatio ayant racheté la seigneurie[2], puis, dès 1683, il réside à Paris avant de partir successivement pour La Haye et pour Londres où il se fixe en 1687 et est reçu à l'âge de 24 ans membre de la Royal Society.

On lui doit des recherches sur la distance du Soleil à la Terre et sur les apparences de l'anneau de Saturne. Il trouva une manière de travailler les verres de télescope, de percer les rubis et de les appliquer au perfectionnement des montres, de mesurer la vitesse d'un vaisseau ; il imagina une chambre d'observation suspendue de manière à permettre d'observer facilement les astres dans un navire.

Mais il est surtout connu pour avoir donné naissance à la querelle qui s'éleva entre Gottfried Wilhelm Leibniz et son proche ami Isaac Newton, en attribuant à ce dernier l'invention du calcul différentiel. Il est connu aussi pour avoir été le premier à défendre la théorie de la gravitation de Georges-Louis Le Sage.

protestant, Fatio se montra partisan enthousiaste des camisards des Cévennes réfugiés à Londres et se crut lui-même inspiré, ce qui lui valut une condamnation au pilori à Londres en 1707. Émigré en Hollande, il entreprit un voyage missionnaire en Asie mineure.

On a de lui quelques écrits scientifiques et des mémoires dans les Philosophical Transactions of the Royal Society.

Source[modifier | modifier le code]

  1. Fritz Nagel, « Fatio, Nicolas (de Duillier) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Bibliothèque publique de Genève, Fonds Fatio.