Pierre-Émile Martin

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Pierre-Émile Martin
Description de l'image Pierre Martin (1824-1915).jpg.
Nom de naissance Pierre-Émile Blaise Martin
Naissance
Bourges, Cher, France
Décès (à 90 ans)
Fourchambault, Nièvre, France
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
ingénieur de l'École des Mines
Profession
Formation
Distinctions
Chevalier (1863) puis
Officier (1910) de la Légion d'honneur
Médaille d'or de Bessemer (1884)[1].
Ascendants
Émile Martin, Constance Dufaud
Conjoint
Nisida Micheau
Descendants
Joseph Martin

Pierre-Émile Martin (né le à Bourges et décédé le au château de La Garenne, Fourchambault) est un ingénieur des Mines de Paris et industriel français.

On lui doit l'application pratique du principe de la récupération des gaz chauds au four à sole pour la fusion de l'acier (1 700 °C environ). Ce procédé avait été inventé par Carl Wilhelm Siemens dont P.-E. Martin avait acquis la licence.

En 1865, sur la base du procédé Siemens, il met en œuvre selon ses recherches le procédé d'élaboration de l'acier sur sole, qui porte son nom, par refusion de déchets d'acier avec addition de fonte pour dilution des impuretés et affinage.

Pierre-Émile Martin est le fils d'Émile Martin et le petit-fils de Pierre-Dominique Martin et de Georges Dufaud. Il est le maire de la commune de Sireuil (Charente) de 1855 à 1874. Il est marié avec Nisida Micheau. Sa carrière lui mérite les hommages de l'Iron and Steel Institute (Médaille d'or Bessemer en 1884[2]) et de la Nation (chevalier en 1878 puis officier de la Légion d'honneur en 1910).

Acier Martin[modifier | modifier le code]

On a appelé acier Martin le métal obtenu en utilisant son procédé. Ces aciers contiennent beaucoup moins d'impuretés que ceux qui sont élaborés au convertisseur, et leur composition est beaucoup mieux ajustée.

La mise au point du procédé de Pierre-Émile Martin complète la découverte de Bessemer et de son convertisseur parce qu'il permet d'utiliser les riblons (rebuts) d'acier et de fonte. Il permet de fabriquer de l'acier ayant la réputation d'être de meilleure qualité que l'acier Bessemer. En revanche, son procédé est plus long et les coûts de revient par conséquent plus élevés. Cette invention est testée et mise en œuvre à la fonderie de Sireuil en Charente.

Procédé Martin (ou Procédé Martin-Siemens)[modifier | modifier le code]

Coupe d'un four Siemens-Martin. Les quatre régénérateurs sont en dessous du four.
Article détaillé : Procédé Martin-Siemens.

Procédé d'affinage de l’acier sur sole, inventé par Pierre-Émile Martin. Il consiste en une fusion d'un mélange de fonte et de ferrailles ou de minerai, puis en un affinage par décarburation, désulfuration et déphosphoration. Cette méthode permet d'élaborer des aciers fins et alliés, par addition d'éléments nobles.

Le convertisseur est un four à réverbère chauffé au gaz, avec récupération de la chaleur des fumées suivant le système Siemens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]