Palinodie

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Une palinodie (du grec πάλιν, palin, « en arrière », et ὠδή, ôdê, « chant ») est la partie d'un texte — en général la conclusion — dans laquelle l'auteur révoque volontairement tout ce qu'il s'est efforcé de démontrer dans le développement. Cet effet est utilisé en littérature, théâtre ou poésie.

Un texte entier est une palinodie s'il contredit un premier texte du même auteur. Le second texte peut suivre directement le premier ou être différé (tirades de théâtre, discours entrecoupé par un autre, puis repris).

D'une façon générale, une palinodie désigne le fait de se contredire ou plus largement toute forme de rétractation ou de désaveu de ce que l'on a dit.

Exemples[modifier | modifier le code]

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  • La palinodie de Socrate dans le Phèdre de Platon (243 a - e).
  • Pour l'ancien ministre et maire de Marseille Gaston Deferre, ce mot était synonyme de convictions politiques fluctuantes, voire contradictoires. Amateur de yachting à voile, il baptisa ses voiliers de course au large successifs du nom de Palynodie I, Palynodie II (il y en eut 6 au total dont un racheté par l'école de voile des Glénans).
  • Dans Les Regrets de Joachim Du Bellay, on trouve au sonnet CXXX la palinodie du sonnet XXXI.
  • "Par contre, l’ex-Mme Shaw était visiblement l’objet d’une sympathie universelle. Chose qui, dans ce pays rigoriste – à cette époque-là, du moins ! – était une étonnante palinodie." (Telle qu'elle était en son vivant, Maurice Constantin-Weyer, 1936)