Padrón (La Corogne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Padrón
Escudo de Padrón (oficial).png
Padron, Galicia, Spain.JPG
Géographie
Pays
Communauté autonome
Comarque
Province
Chef-lieu
Padrón (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Subdivisions
Q10951463
Q10950276
Q12951957
Iria Flavia (en)
Padrón (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Situacion Padrón.PNG
Démographie
Population
8 463 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Chef de l'exécutif
Antonio Fernández Angueira (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelage
Identifiants
Code postal
15900Voir et modifier les données sur Wikidata
INE
15065Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web

Padrón, anciennement nommée Iria Flavia, est une commune en Galice (Espagne) située en amont d'un estuaire galicien, la ría de Arousa, sur les rives de la Sar et de l'Ulla que borde une promenade ombragée souvent évoquée dans les poèmes de Rosalía de Castro, à vingt kilomètres au sud-est de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans la province de La Corogne. Cette petite ville, au sud de Saint-Jacques-de-Compostelle a donné son nom à une variété de piments verts, les pimientos de Padrón, grillés, en tapas ou en apéritif, ils sont connus dans toute l'Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Iria Flavia[modifier | modifier le code]

Iria Flavia est le nom sous lequel était connu la ville dans l'Antiquité et au Moyen Âge, actuellement appelée Padrón. Elle prit le nom d'Iria Flavia, lorsque Vespasien installa ses vétérans. Elle était la capitale de la région, située sur le chemin qui allait depuis Braga à Astorga. Selon la tradition, c’est à Iria Flavia que l'Apôtre saint Jacques aurait prêché pour la première fois pendant son séjour en Espagne. Ses disciples Théodomir et Athanase auraient apporté son corps et sa tête, peu après son supplice depuis Jérusalem dans une barque de pierre, en sept jours, sans voile ni gouvernail. La barque fut amarrée à un pedrón (une pierre), et de là le toponyme actuel de Padrón. Les deux disciples (après avoir enterré le corps de l'apôtre) sont restés prêcher à Iria Flavia.Quand le nom de Padrón a été rendu plus populaire, Iria Flavia s'est transformée en un simple lieu-dit. Actuellement on tend à récupérer son nom d'Iria Flavia.

Diocèse de Iria Flavia[modifier | modifier le code]

Iria Flavia a été siège épiscopal, suffragant de l'archevêché de Braga dès le début du christianisme dans la Gallaecia romaine jusqu'au Moyen Âge. En fait jusqu'à ce que Alphonse II transfère l'évêché à Saint-Jacques-de-Compostelle, peu après la découverte de la tombe de saint Jacques.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Dans l'église Saint-Jacques, sous l'autel, est conservé la pierre (el pedrón qui a donné le nom à la ville) à laquelle l'embarcation fut arrimée. Un pèlerin du XVe siècle raconte que, sur une grosse pierre, « On peut encore voir dessus la trace du pied de saint Jacques. Là où son corps et sa tête avaient reposé, il y avait une empreinte comme si la pierre fut  de la cire. » Il s'agirait en réalité d'un autel sacrificiel, la cavité qu'elle présente serait destinée à recueillir le sang des victimes. Elle comporte une  inscription elliptique romaine, dédiée à une divinité marine.A 4 km. au nord de Padrón, l’église de pèlerinage, Nuestra Señora de la Esclavitud.

Musée de Rosalía de Castro[modifier | modifier le code]

Non loin de la ville se trouve une  maison de granit rustique, autrefois propriété de la célèbre poétesse Rosalía de Castro (1847 - 1885), galicienne d'inspiration mélancolique, qui vécut et mourut ici. La Casa da Matanza est aujourd'hui un musée.

Maison Musée de Rosalia de Castro

Padrón est aussi la ville natale de l'écrivain Camilo José Cela, prix Nobel de la littérature en 1989.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Légendes[modifier | modifier le code]

Le saint se serait arrêté sur el monte Santiaguino ; un ermitage et quelques ensembles de mégalithes rappellent son séjour. Des légendes populaires médiévales rapportent que certains des rochers se sont ouverts miraculeusement pour le soustraire aux païens qui voulaient le tuer. Au XVe siècle, des pèlerins allemands se glissèrent dans l'une de ces grottes dans l'espoir de se voir absous de tous leurs péchés. L'un d'eux y perdit connaissance et ses compagnons le sortirent à grand peine, «tout noir et affaibli.» La Fuente de Santiago (fontaine de saint Jacques) : un jour, saint Jacques s'était retiré sur une colline pour pleurer car il n'avait pu convertir que deux hommes. Comme il avait soif, il enfonça son bâton dans la terre, d'où jaillit une source qui coule toujours.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]