Olfa Lamloum

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Olfa Lamloum
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Olfa Lamloum est une chercheuse politologue franco-tunisienne membre de l'Ifpo (Institut français du Proche-Orient) à Beyrouth depuis 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cursus universitaire franco-tunisien[modifier | modifier le code]

Née en 1966 en Tunisie, elle y a vécu jusqu’à 1993. Elle y a milité dans les mouvements féministes et étudiants et y a obtenu une maîtrise en sciences économiques (1991) et un diplôme de l’École Nationale d’Administration (ENA) de Tunis (section Finances et Fiscalité, 1992). En 2001 elle a soutenu une thèse en science politique à l’Université de Paris 8 ayant pour sujet : La politique extérieure française et la montée de l'islamisme au Maghreb (Algérie, Tunisie 1987-1995).

Recherches[modifier | modifier le code]

De 2000 à 2002 elle collabore à l’hebdomadaire Courrier international en tant que chef de service Moyen-Orient puis chef de la rubrique Afrique. Entre 2003 et 2007 elle est coordinatrice de programme de l’Institut Panos Paris : Médias et conflits dans l’espace arabo-musulman. Elle s'intéresse à l'impact des chaines satellitaires arabes[1] et à la place des femmes dans le discours des islamistes[2].

Elle enseigne entre 2002 et 2007 la géopolitique au sein du département des sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris X Nanterre, UFR « littérature, langage et philosophie ».

De 2003 à 2007, Olfa Lamloum est codirectrice de la revue Confluences Méditerranée.

Naturalisation mouvementée[modifier | modifier le code]

Elle est privée de son passeport tunisien depuis 1999 en raison de son engagement en faveur des droits de l’homme en Tunisie. Chargée de cours à l'Université Paris X, elle reçoit son décret de naturalisation le 21 décembre 2004 à la préfecture de Seine-Saint-Denis, lors d'une cérémonie républicaine. Elle assiste alors à l'exclusion de cinq femmes portant un foulard. qui ne peuvent accéder au salon d'honneur, parce qu'elles ne voulaient pas ôter leur voile ou leur bandana[3]. Elle porte alors l'affaire sur la place publique et publie un communiqué. Cette attitude lui vaut de recevoir de nombreuses lettres anonymes d'injures islamophobes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est le titre d'un de ses articles, paru dans la Revue internationale et stratégique, n°56, 2004.
  2. « Les femmes dans le discours islamiste », article dans Confluences Méditerranée 27.
  3. Olfa Lamloum, Le Préfet de Seine-Saint-Denis exclut les femmes voilées de la cérémonie de remise des décrets de naturalisation : [1].
  4. Le Monde du 19 janvier 2005, Olfa Lamloum, Française de fraîche date, déjà menacée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Arnim Heinemann, Olfa Lamloum et Anne Francoise Weber (dir.), The Middle East in the Media. Conflicts, Censorship and Public Opinion, Saqi Books, (ISBN 9780863566585)
  • (en) Hezbollah and the ‘al-Manâr Affaire’ in Proceedings of the Conference 'Journalism Testing Legal Boundaries': Media Laws and the Reporting of Arab News, University of Westminster, London, 2008 (ISBN 9780956207500) [lire en ligne]
  • « L’enjeu de l’islamisme au cœur du processus de Barcelone », Critique internationale, no 18,‎ (ISSN 1777-554X, lire en ligne)
  • « Les femmes dans le discours islamiste », article dans Confluences Méditerranée 27.

Liens internes[modifier | modifier le code]