Okiya

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Une okiya (置屋?, maison de geisha) est l'endroit, au Japon, où logent les geisha le temps de leur contrat (nenki), et parfois même après.

L’okiya est dirigée par une okāsan (mère) qui s'occupe de ses pensionnaires comme ses propres filles. Les geishas d'une même maison ont parfois des noms semblables-ainsi, les geishas de la maison de thé Dai-Ichi à Ponto-chō prennent des noms ommençant par -ichi [1].

Pour espérer devenir geisha, une jeune femme doit tout d'abord entrer en contact avec une okiya qui accepte de la prendre en charge. L’okāsan assure tous les frais de sa jeune apprentie (kimonos, accessoires, effets personnels, etc.) qui s'avèrent particulièrement coûteux et s'occupe de sa formation.

La future geisha rembourse sa dette à l’okiya par la suite, dès qu'elle touche ses premiers revenus.

Logement[modifier | modifier le code]

Généralement, une geisha loge dans son okiya. Aujourd'hui, cependant, elles peuvent également vivre chez elles, de manière indépendante. À Kyoto, lieu plus traditionnel, les geishas logent plus souvent dans leur okiya que dans un appartement indépendant[2]. Une geisha garde son kimono à l'okiya, car elle s'y habille pour les représentations. Plusieurs geishas ou maikos peuvent loger au même moment dans une même okiya, certaines en abritent jusqu'à cinq [3]. Parfois, l'okasan est elle-même une geisha en activité.

Arrangement financier[modifier | modifier le code]

Dans le cas où la geisha est prise en charge par la patronne d'une okiya, cette dernière reçoit tous les revenus des spectacles de geisha. La geisha reçoit cependant une allocation. Le remboursement de la part d'une geisha s'étend généralement sur plus de deux ans. Cela nécessite pour l'okasan de tenir des registres. Certaines okasan refusent ce type d'arrangement, jugé trop complexe[4]. Une geisha indépendante (qu'elle le soit dès son commencement ou après le remboursement) est appelée jimae (自 前).

Succession[modifier | modifier le code]

La propriétaire d'une okiya est souvent une femme, ancienne geisha, nommée "mère". Lorsqu'elle meurt ou prend sa retraite, l'okiya revient à une de ses filles naturelles, qui y est généralement élevée. À défaut, l'héritière (atotori) peut être une geisha de l'okasan, qui devient alors sa fille (musume). L'argent que gagne la geisha revient alors à l'établissement, dont elle deviendra la propriétaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Liza Dalby, Geisha, Londres, Vintage Random House, (ISBN 0 09 928638 6, lire en ligne), 38
  2. Dalby 1983 p191
  3. Dalby 1983 p192
  4. Dalby 1983 p272