Office international de bibliographie - Institut international de bibliographie

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L'Office international de bibliographie (devenu plus tard l'Institut international de bibliographie), était créé en 1895 à l'issue de la Première Conférence internationale de bibliographie, est une initiative de Paul Otlet et Henri La Fontaine, juristes bruxellois soucieux de standardiser les méthodes en matière de bibliographie[1] avec l'incessante collaboration avec Hyppolyte Sebert[2],[3] qui en était en 1895 le vice-président[2]. La coopération entre Paul Otlet et Hippolyte Sebert est étroite et permanente, ainsi qu'entre Hyppolyte Sebert et Henri La Fontaine, comme en témoigne leur correspondance entre 1898 et 1921[2],[3]. Manifestement, ces hommes partageaient le même idéal internationaliste et dans ce but défendaient la diffusion de la connaissance, l'emploi de l'espéranto et la mise en place d'une normalisation des outils intellectuels[2].

L'Office international de bibliographie (OIB), reconnu par arrêté royal du 12 septembre 1895[4], avait pour mission de réunir l'ensemble de la connaissance humaine par la constitution du Répertoire bibliographique universel. Chaque jour, des fiches bibliographiques sont rédigées, indexées et classées dans les meubles-fichiers. Ce Répertoire avait vocation de répondre à deux questions : « Qu'a-t-on écrit sur un sujet ? » et « Quelles sont les publications d'un auteur ? »

Institut international de bibliographie[modifier | modifier le code]

L'Institut international de bibliographie (IIB), créé à la suite de l'Office International de Bibliographie (OIB) a un rôle plus international : celui de mettre en place un réseau d'institutions désireuses de collaborer au projet bibliographique.

Dans chaque pays, une section nationale de l'IIB avait pour mission de référencer toutes les publications nationales et d'envoyer le catalogue sur fiches à Bruxelles. Ce catalogue venait enrichir le Répertoire bibliographique universel. En Suisse, c'était le Concilium Bibliographicum qui joua ce rôle et en France, c'était le Bureau Bibliographique de Paris, fondé à l'initiative de Charles Gariel et Hippolyte Sebert[2].

Des conférences internationales de bibliographie sont régulièrement organisées, le Bulletin de l'Institut international de bibliographie rend compte de l'activité de l'institution et de l'évolution des travaux en matière de bibliographie.

Paul Otlet, Henri La Fontaine et leurs collaborateurs internationaux poursuivent l'adaptation et les développements de la classification décimale de Dewey qui mèneront à une première édition de la classification décimale universelle en 1905.

Alors que pour beaucoup, les livres sont les seuls détenteurs de la connaissance, Paul Otlet et Henri La Fontaine envisagent d'autres sources d'informations telles que la presse ou la photographie.

Dès 1905, des sections documentaires spécialisées voient le jour au côté du Répertoire bibliographique universel. Ces sections se spécialisent dans un type de document tel le Musée international de la presse ou encore l'Institut international de photographie. Mais également des sections documentaires spécialisées sur un sujet : l'Office de documentation aéronautique, l’Institut polaire ou encore l'Office de documentation sur les questions concernant la femme.

Le concept de documentation est né et, en 1908, l’IIB convoque la première Conférence internationale de bibliographie et de documentation.

Les archives de l'institution, propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sont actuellement conservées au Mundaneum, centre d'archives à Mons.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Traité de documentation : le livre sur le livre, Paul Otley, Editiones Mundaneum, 1934, p. 419
  • Cent ans de l'Office International de Bibliographie, 1895-1995 : les prémisses du Mundaneum, Éditions du Mundaneum, 1995
  • Françoise Levie, L'homme qui voulait classer le monde : Paul Otlet et le Mundaneum, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2006
  • Le Mundaneum : les archives de la connaissance, Éditions Les Impressions nouvelles, 2008, 97 p.
  • Paul Otlet, fondateur du Mundaneum (1868-1944) : architecte du savoir, artisan de paix, Éditions Les Impressions nouvelles, 2010, 205 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manuel Abrégé du Répertoire Bibliographique Universel - Institut International de Bibliographie Publication n° 65, Bruxelles 1905, p. 17
  2. a b c d et e D'après Sylvie Fayet-Scribe, Histoire de la documentation en France – culture science et technologie de l'information, 1895-1937, Paris, C.N.R.S éditions,
  3. a et b Déclaration de Paul Otlet lors d'une réunion au BBP le 15 décembre 1927, Bulletin de la SEIN, mai 1928, p. 430)
  4. Levie, Françoise., L'homme qui voulait classer le monde : Paul Otlet et le Mundaneum, Les Impressions nouvelles, (ISBN 2874490229, OCLC 319800262, lire en ligne), p. 59

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