O3b Networks

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O3b Networks

Création 2007
Fondateurs Greg Wyler
Siège social Drapeau de Jersey Saint-Jean Voir et modifier les données sur Wikidata (Jersey)
Actionnaires SES S.AVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Télécommunications
Société mère SES
Filiales située à Englewood, Colorado, Drapeau des États-Unis États-Unis
Site web www.o3bnetworks.com

O3b Networks est un opérateur de satellites de télécommunications. Son siège social se situe à Jersey, toutefois les systèmes au sol et le développement technique sont gérés par une filiale à 100 % située à Englewood, USA[1].

Le nom « O3b » est l'acronyme de « Other 3 Billion », par référence aux trois milliards de population mondiale non encore couverte par Internet.

La société a été fondée par Greg Wyler avec des partenaires financiers : Google, HSBC et John Malone, le magnat de la télévision câblée.

Le service d'Internet à haut débit sera délivré par une constellation de satellites en orbite moyenne dans le plan de l’équateur, à une altitude de 8 063 km, la durée de visibilité des satellites étant de 45 minutes. Cette orbite, avec une période de 288 minutes (5 révolutions par jour), permet un passage au-dessus du même point de l'équateur toutes les 6 heures, soit un déplacement d'un degré en longitude terrestre chaque minute. Par ailleurs, elle présente la caractéristique d'être extrêmement stable et de ne nécessiter que de très faibles corrections orbitales (moins d'une manœuvre par an, d'un delta-v inférieur à 15 mm/s).

Le contrat pour la construction des satellites a été attribué à Thales Alenia Space qui en assure la maîtrise d'œuvre dans l'établissement de Cannes[2].

En , Google, copropriétaire d'O3b Networks pousse encore plus le projet, envisageant une constellation encore plus fournie[3].

Le , SES S.A annonce son intention de prendre le contrôle de O3b Networks[4],[5].

Le , SES annonce avoir finalisé l'acquisition d'O3b Networks et posséder désormais 100 % du capital de l'entreprise. L'opération s'est réalisée pour un montant de 730 millions de dollars (655 millions d'euros)[6].

Constellation de satellites O3b[modifier | modifier le code]

Constellation de satellites O3b, en orbite moyenne dans le plan de l'équateur : zones de visibilité, rendue par le logiciel de visualisation de constellations de satellites SaVi

Depuis cette altitude moyenne, le décalage du signal est réduit à moins d'un vingtième de seconde (50 ms), à la vitesse de la lumière, au lieu d'un quart de seconde depuis l'orbite géostationnaire.

Satellites[modifier | modifier le code]

Les éléments sont construits dans divers sites de Thales Alenia Space, les opérations d'assemblage, intégration et tests (AIT) étant réalisés sur le site de Rome.

Plate-forme[modifier | modifier le code]

Le module de service est dérivé de celui des Globalstar seconde génération, la plateforme EliteBus[7], construits aussi par Thales Alenia Space.

Il assure un contrôle d'attitude trois-axes, au moyen d'un jeu de roues à réaction, de générateur de couples magnétiques et d'un jeu de moteurs-fusées.

La détermination d'attitude est fournie par des senseurs terrestre et solaires, combinés à un ensemble gyroscopique.

Un équipement de navigation GPS fournit la position orbitale.

La puissance électrique est fournie par un générateur solaire avec des cellules photovoltaïques à l'arséniure de gallium et des batteries Lithium-Ion.

Charge utile[modifier | modifier le code]

Chaque satellite est équipé de 2 fois 10 liaisons (10 Aller et 10 Retour) en bande Ka. Le répéteur et les antennes mobiles possèdent un débit de 1,25 Gbit/s (le tout est intégré à Toulouse). Ces antennes peuvent être pointées vers un point quelconque de la Terre en quelques minutes, rayonnant dans une surface de 500 km de diamètre.

Station au sol[modifier | modifier le code]

Une station au sol nécessite deux grandes (3m) antennes (une pour la poursuite d'un satellite, une autre prête à pointer vers le prochain satellite quand il apparaît au-dessus de l'horizon) ainsi que tous les mécanismes pour cette poursuite. En cas de panne d'une antenne, un terminal ne peut plus donner un service ininterrompu. Comme le système d'orientation est utilisé pratiquement tout le temps, un terminal "haute disponibilité" nécessite 3 antennes pour permettre la maintenance et le relais en cas de panne. Ces stations furent spécialement développées par la société ViaSat, Inc.

Déploiement de la constellation[modifier | modifier le code]

Au départ, la constellation comprendra 8 satellites, le long de l'équateur, déployés à partir de 2013, avec un projet d'extension à 16 satellites[8]. En novembre 2011, le client commande quatre satellites complémentaires au titre de ces satellites de secours[9].

Le lancement du premier jeu de quatre satellites est effectué le 25 juin 2013 à 19 h 27 GMT, par un lanceur Soyouz depuis le Centre spatial guyanais[10].

Le 25 juillet suivant, ces 4 premiers satellites sont officiellement acceptés en orbite, avec la signature des certificats d'acceptation par l’opérateur O3b Networks. Le transfert de la première grappe de cette constellation de 12 satellites est en cours depuis le centre de contrôle de Thales Alenia Space, à Cannes, vers celui d’O3b Networks, à Betzdorf, au Luxembourg. Le constructeur cannois, maître d’œuvre de la constellation O3b, est responsable de la conception et de la fabrication des satellites, de leur mise en orbite ainsi que de leur validation[11].

Le 10 juillet 2014, la seconde grappe, composée aussi de 4 satellites, est lancée avec succès par Arianespace, depuis le centre spatial guyanais, à bord du lanceur Soyouz[12].

Le 18 décembre 2014, quatre nouveaux satellites ont été lancés avec succès par une fusée Soyouz depuis la Guyane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) http://www.o3bnetworks.com/AboutUs/about_us.html
  2. Jean-Pierre Largillet, « Cannes : Thales Alenia Space construit un réseau satellitaire pour Google », 10 septembre 2008, dans WebTime Media, en ligne sur www.webtimemedias.com
  3. Robin Prudent, Lucas Minisini, « Les satellites Google vus d’Afrique : L’appétit vient en mangeant », dans Le NouvelObs, en ligne sur le site wwwrue89.nouvelobs.com
  4. (en) « SES to take control of O3b Networks » [« SES prendra le contrôle de O3B Networks »], sur SES.com, (consulté le 3 mai 2016).
  5. Michel Cabriol, « Satellites : pourquoi le leader mondial SES prend le contrôle de la start-up O3b », sur La Tribune, (ISSN 1760-4869, OCLC 815191430, consulté le 3 mai 2016)
  6. awp/afp, 2 août 2016, « SES finalise l'acquisition d'O3b Networks pour 730 mio USD »
  7. Voir EliteBus sur CASPWiki
  8. Rodolph Botton, Robert Morris (O3b Networks), Jérôme Verzat (Thales Alenia Space), « O3B: solution satellitaire pour un Internet à bas prix », conférence donnée le 16 mai 2012 au groupe régional Côte d'Azur de la 3AF, En ligne sur le blog 3AF Côte d'Azur
  9. Jean-Pierre Largillet, « Thales Alenia Space : 4 satellites de plus pour la constellation O3B », dans WebTimeMedia, 14 novembre 2011, Thales Alenia Space : 4 satellites de plus pour la constellation O3B
  10. Voir le lancement des 4 premiers sur le forum de la conquête spatiale
  11. Jean-Pierre Largillet, « Internet de l'espace : les 4 premiers satellites 03B acceptés en orbite », dans WebTimeMedias, 28 juillet 2013, en ligne sur le site www.webtimemedias.com
  12. « SUCCÈS DU LANCEMENT DE LA DEUXIÈME GRAPPE DE SATELLITES O3B », Communiqué de presse Thales Alenia Space, 11 juillet 2014, SUCCÈS DU LANCEMENT DE LA DEUXIÈME GRAPPE DE SATELLITES O3B

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]