Niveau trophique

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En écologie, le niveau trophique est le rang qu'occupe un être vivant dans un réseau trophique. Il se mesure en quelque sorte par la distance qui sépare cet être du niveau basique qui est celui de la production primaire autotrophe.
Au-dessus de ce niveau de base, chaque maillon (ou étage) d'une chaîne alimentaire correspond à un niveau trophique.

Enjeux[modifier | modifier le code]

C'est un concept théorique de l'Écologie qui permet de mieux cerner ou expliquer certaines relations entre espèces (relations prédateur-proie notamment), les cycles et flux d'énergie et de nutriments dans les écosystèmes, les réseaux trophiques ainsi que les phénomènes de bioconcentration dans la pyramide alimentaire, qui ont une grande importance en écotoxicologie.

Principes des flux et « pertes » d'énergie dans le réseau trophique.
La richesse trophique est un des indicateurs reconnus par la CDB comme indice ou indicateur de la biodiversité marine. Elle est en forte régression dans les cinquante dernières années dans le monde et notamment dans les pêcheries de l'Atlantique-Nord et des zones côtières (poisson débarqué, sachant qu'une partie a été jetée en mer) (pour la période 1950–2000). On peut remarquer un déclin encore plus rapide (mais plus tardivement entamé ?) dans l'Atlantique Nord où les pêcheries industrielles sont très actives[1].
Représentation graphique de réseaux trophiques (chaîne alimentaire) et niveaux trophiques pour les paléoenvironnements de Chengjiang et de Burgess (Cambrien). S = nombre d'espèces (nœuds). L= nombre de liens trophiques. C= connectance ; L/S2. MaxTL = niveau trophique max. d'une espèce dans le réseau.

Producteurs, consommateurs et décomposeurs[modifier | modifier le code]

De manière simplifiée, on distingue huit niveaux fondamentaux (plus ou moins subdivisés selon les écosystèmes) : producteurs, consommateurs et décomposeurs, autrement dit :

  1. ceux qui fabriquent leur nourriture à partir de l'environnement (les plantes) et qui ne mangent pas d'autres espèces ;
  2. les animaux (dont zooplancton, invertébrés et insectes) qui mangent ces plantes, et ceux qui mangent ces derniers, et ceux qui les mangent à leur tour, etc. ;
  3. et ceux qui mangent (détritivores) et décomposent (décomposeur) les déchets des espèces des deux premières catégories ou leurs propres déchet et leur propre nécromasse.
  • Les végétaux sont les premiers producteurs de matières organiques. Ils appartiennent au premier niveau.
  • Les herbivores, consommateurs de ces végétaux, relèvent du deuxième niveau.
  • Les carnivores, prédateurs se nourrissant d'herbivores, sont eux rattachés aux troisièmes, quatrièmes, cinquièmes, etc. niveaux trophiques.
  • Les omnivores, consommateurs à la fois de substances végétales et animales, appartiennent aux deuxième et troisième niveaux. On peut conclure sur base de ce schéma que plus le niveau est élevé, moins les prédateurs sont nombreux.
  • Les décomposeurs regroupent essentiellement les communautés bactériennes et fongiques.

La réalité est plus complexe, avec quelques espèces parfois intermédiaires (certaines plantes carnivores par exemple).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]



Types trophiques

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter Yodzisa, Trophic Levels, Encyclopedia of Biodiversity, p. 695-700 DOI:10.1016/B0-12-226865-2/00274-1.
  • (en) Cohen, J.E. (1978) Food Webs and Niche Space,Princeton University Press, Princeton, NJ.
  • (en) Cohen, J.E. and Luczak, T. (1992) Trophic levels in community food webs. Evolutionary Ecology, 6, 73–89. CrossRef.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pauly D. and Watson R. (2005), Background and interpretation of the Marine Trophic Index as a measure of biodiversity, Philosophical Transactions of the Royal Society B., no 360, p. 415-423.