Nikolaï Batalov

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Nikolaï Batalov
Description de l'image Nikolai Batalov.JPG.
Naissance
Drapeau de la Russie Moscou (Empire russe)
Nationalité Drapeau de la Russie russe puis Drapeau de l'URSS soviétique
Décès (à 37 ans)
Drapeau de l'URSS Moscou (URSS)
Profession acteur
Films notables Aelita
La Mère
Trois dans un sous-sol
Le Chemin de la vie

Nikolaï Petrovitch Batalov (en russe : Никола́й Петро́вич Бата́лов) est un comédien russe puis soviétique né le 6 décembre 1899 à Moscou et mort le 10 novembre 1937 à Moscou[1]. Il est le frère du comédien renommé Vladimir et l'oncle d'acteur et réalisateur Alexeï Batalov.

Années de formation[modifier | modifier le code]

Nikolaï grandit dans une famille de la classe moyenne de Moscou, son père est greffier. Il s'intéresse très jeune au théâtre en compagnie de sa grand-mère qui l'encourage par ailleurs dans son appétit vorace pour la lecture.

En 1916, il s'inscrit aux cours de théâtre donnés à Moscou par Constantin Stanislavski et Vladimir Nemirovich-Danchenko. Il débute au Théâtre d'art de Moscou dans l'adaptation de Zelenoye koltso de Zinaïda Hippius (1916)[2], puis, enchaîne les rôles parmi lesquels le plus marquant est celui de Figaro, alors que sa femme Olga Androvskaïa joue le rôle de Suzanne.

Débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Nikolaï Batalov dans Aelita.

Il fait ses débuts au cinéma avec le rôle de Goussev dans Aelita (1924) réalisé par Yakov Protazanov. Il incarne un ouvrier qui accompagne sur Mars un chercheur et tente d'y semer la révolution. Le rôle de Pavel Vlassov dans La Mère (1926) réalisé par Vsevolod Poudovkine[3] l'installe comme un des comédiens les plus célèbres du cinéma muet russe.

Au mois de novembre 1921, il épouse sa collègue Olga Androvskaïa (de son vrai nom Olga Schulz), l'une des actrices principales du Théâtre d'art de Moscou et une brillante actrice de film. Leur fille, Svetlana Nikolaïevna Batalova née le 21 juin 1923, est également devenue actrice du Théâtre d'art de Moscou.

Il diversifie encore ses rôles en incarnant un personnage tragi-comique dans Trois dans un sous-sol (1927) d'Abram Room.

À ce moment-là, Batalov souffre de l'apparition de la forme progressive de la tuberculose, qui interrompt sa carrière au théâtre.

Il s'adapte bien au cinéma parlant et tient le premier rôle aux côtés de Yvan Kyrla dans le premier film parlant soviétique : Le Chemin de la vie[4]. Ce film de Nikolai Ekk remporte le prix du meilleur réalisateur lors de la première Mostra de Venise en 1932. Après ce rôle, Nikolai Batalov s'est vu attribuer le titre du Meilleur acteur russe en 1933.

Le Chemin de la vie : Nikolaï Batalov est en haut à gauche de l'affiche.

Maladie et mort[modifier | modifier le code]

Nikolai Batalov est atteint de la forme progressive de la tuberculose et sa maladie limite son activité dès le milieu des années 1930 : sa carrière touche alors à sa fin. En 1933, il commence à enseigner à l'Académie russe des arts du théâtre. Le 18 février 1935, Batalov monte sur scène pour la dernière fois incarnant Figaro[2].

En 1937, on lui décerne l'Ordre du Drapeau rouge du Travail.

Il bénéficie du meilleur traitement disponible en URSS et part en convalescence au bord de la mer Noire. Il semble que les dirigeants soviétiques l'empêchent de partir à l'étranger pour être mieux soigné[1]. Selon d'autres sources, il se soignait entre autres à Zakopane, dans le sud de la Pologne, et en Italie[2]. Il décède le 19 novembre 1937 seulement neuf jours après sa femme, Olga Androvskaïa.

L'artiste repose au cimetière de Novodevitchi. Le 9 avril 2011, sa fille Svetlana fut inhumée à côté des parents et de son époux, l'acteur Piotr Tchernov (1917-1988).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Nikolaï Batalov sur l’Internet Movie Database
  2. a, b et c (ru) И. Соловьева, « Николай Петрович Баталов. », sur mxat.ru (consulté le 22 mai 2015)
  3. La Mère est une adaptation du livre éponyme de Maxime Gorki de Moscou.
  4. (en)Birgit Beumers, A Companion to Russian Cinema, John Wiley & Sons, (ISBN 9781118412763, lire en ligne), p. 307

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour des renseignements approfondis :

  • Jay Leyda, Kino : histoire du cinéma russe et soviétique, Lausanne, Éditions l'Âge d'homme, 1976, 533 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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