Nausée matinale

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Les nausées matinales, aussi appelées maladie du matin, ou encore nausées et vomissements de la grossesse désignent les nausées et les vomissements survenant durant la grossesse, et qui se produisent aussi bien le matin qu'à n'importe quel moment de la journée. C'est un symptôme courant de la grossesse[1]. Une forme sévère de la maladie est l'Hyperemesis gravidarum qui entraîne généralement une perte de poids[2].

Traitements[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d'antiémétiques sont efficaces et sans danger pour le traitement des nausées pendant la grossesse, notamment : la pyridoxine/doxylamine, les antihistaminiques (comme la diphenhydramine), le métoclopramide et les phénothiazines (comme la prométhazine)[3],[4]. En ce qui concerne l'efficacité, la supériorité d'un produit vis-à-vis des autres n'est pas démontrée[3]. Aux États-Unis et au Canada, l'association doxylamine/pyridoxine (Diclegis aux États-Unis et Diclectin au Canada) est le seul traitement nécessitant une prescription médicale autorisé pour la catégorie de grossesse « A » pour les nausées et les vomissements de la grossesse.

L'utilisation de l'ondansétron peut être bénéfique, mais certaines doutes existent concernant le développement de fente palatine (bec de lièvre) chez le foetus[5] il existe cependant peu de données de qualité[3]. Le métoclopramide est également utilisé et relativement bien toléré[6]. L'intérêt de l'utilisation de corticostéroïdes n'est pas démontré[7].

Traitements alternatifs[modifier | modifier le code]

Certaines études soutiennent le bénéfice de l'utilisation du gingembre, mais dans l'ensemble, les preuves sont limitées et incohérentes[8]. Des problèmes de sécurité ont été soulevés concernant ses propriétés anticoagulantes[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Practice Bulletin No. 153 », Obstetrics & Gynecology, vol. 126, no 3,‎ , e12–e24 (ISSN 0029-7844, DOI 10.1097/aog.0000000000001048, lire en ligne)
  2. (en) « Pregnancy complications | womenshealth.gov », sur womenshealth.gov (consulté le 16 janvier 2018)
  3. a b et c (en) Sheba Jarvis et Catherine Nelson-Piercy, « Management of nausea and vomiting in pregnancy », BMJ, vol. 342,‎ , d3606 (ISSN 0959-8138 et 1468-5833, PMID 21685438, DOI 10.1136/bmj.d3606, lire en ligne)
  4. (en) Shannon M. Clark, Eryn Dutta et Gary D.V. Hankins, « The outpatient management and special considerations of nausea and vomiting in pregnancy », Seminars in Perinatology, vol. 38, no 8,‎ , p. 496–502 (DOI 10.1053/j.semperi.2014.08.014, lire en ligne)
  5. Gideon Koren, « Motherisk update. Is ondansetron safe for use during pregnancy? », Canadian Family Physician Medecin De Famille Canadien, vol. 58, no 10,‎ , p. 1092–1093 (ISSN 1715-5258, PMID 23064917, PMCID PMC3470505, lire en ligne)
  6. (en) Peng C Tan et Siti Z Omar, « Contemporary approaches to hyperemesis during pregnancy », Current Opinion in Obstetrics and Gynecology, vol. 23, no 2,‎ , p. 87–93 (DOI 10.1097/gco.0b013e328342d208, lire en ligne)
  7. (en) BMJ Publishing Group Ltd and the British Association for Accident & Emergency Medicine, « BET 2: Steroid therapy in the treatment of intractable hyperemesis gravidarum », Emerg Med J, vol. 28, no 10,‎ , p. 898–900 (ISSN 1472-0205 et 1472-0213, PMID 21918097, DOI 10.1136/emermed-2011-200636, lire en ligne)
  8. (en) Maggie Thomson, Renee Corbin et Lawrence Leung, « Effects of Ginger for Nausea and Vomiting in Early Pregnancy: A Meta-Analysis », The Journal of the American Board of Family Medicine, vol. 27, no 1,‎ , p. 115–122 (ISSN 1557-2625 et 1558-7118, PMID 24390893, DOI 10.3122/jabfm.2014.01.130167, lire en ligne)
  9. (en) Francesca Borrelli, Raffaele Capasso, Gabriella Aviello et Max H. Pittler, « Effectiveness and Safety of Ginger in the Treatment of Pregnancy-Induced Nausea and Vomiting », Obstetrics & Gynecology, vol. 105, no 4,‎ , p. 849–856 (DOI 10.1097/01.aog.0000154890.47642.23, lire en ligne)
  10. (en) Denise Tiran, « Ginger to reduce nausea and vomiting during pregnancy: Evidence of effectiveness is not the same as proof of safety », Complementary Therapies in Clinical Practice, vol. 18, no 1,‎ , p. 22–25 (DOI 10.1016/j.ctcp.2011.08.007, lire en ligne)