Nathanaël Karmitz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Nathanaël Karmitz, né le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un producteur et exploitant de cinéma français. Depuis 2005, il est directeur général du groupe audiovisuel mk2, qui gère un catalogue de plus de 500 films et exploite 20 cinémas en France et en Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nathanaël Karmitz est le fils du cinéaste distributeur et exploitant Marin Karmitz et de la psychanalyste Caroline Eliacheff. Il tourne en 1992 un court-métrage, L'Homme télé[1], puis fonde en 1995 une société de production de courts-métrages, Nada, avec Charles Gillibert[1].

Il entre en 1997 dans l'entreprise de son père, MK2, comme responsable des activités de restauration liées au cinéma[2]. Il crée la même année le mk2 Project Café au mk2 Gambetta, dédié à la vidéo d'art[3]. En 2000, nommé directeur du développement du groupe, il fonde et dirige la filiale MK2 éditions, et crée le label MK2 Music l'année suivante[1]. Il participe également, de 2000 à 2003, à la construction du MK2 Bibliothèque[4] et à son aménagement avec de nombreux artistes et designers, créant notamment le Loveseat, un siège de cinéma à deux places, avec le designer français Martin Szekely[5].

En 2004, il prend la gestion du pôle « contenus » du groupe (rassemblant production et distribution cinématographique, ventes internationales et édition)[4]. L'année suivante, Nathanaël Karmitz devient directeur général de MK2[4]. À partir de 2010, il modernise le réseau mk2 et diversifie les activités du groupe : il fait de mk2 en 2010 l'un des premiers réseaux entièrement équipés en numérique (cinquante-huit salles)[6], ouvre en 2011 un concept de salle de cinéma privée à la demande[7], et rachète en 2014 le réseau Cinesur dans le sud de l'Espagne, faisant passer le réseau de 11 à 20 cinémas[8]. En 2015, le réseau mk2 fait 8.5 millions d'entrées en Europe[9].

Nathanaël Karmitz a produit et coproduit de nombreux films, comme 13 Tzameti de Gela Babluani (Prix du Jury au Festival de Sundance en 2006), Paranoid Park de Gus Van Sant[10] (Prix du 60e Anniversaire du Festival de Cannes ), Sur la Route de Walter Salles[11], Like Someone in love et Copie Conforme[12] (Prix d’Interprétation au Festival de Cannes 2010) d’Abbas Kiarostami, Au-delà des Montagnes[13] de Jia Zhangke ou encore Laurence AnywaysTom à la ferme et Juste la Fin du monde (Grand Prix au Festival de Cannes 2016) de Xavier Dolan[14].

En France, il a distribué ou codistribué des films comme Fish Tank d’Andréa Arnold, Shame et Hunger de Steve McQueenL’Enfer d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg, Moi, Toi et tous les autres de Miranda July, ou encore Mommy de Xavier Dolan. Avec mk2, il vend les droits à l'international d'un catalogue de plus de 500 titres de réalisateurs tels que Charlie Chaplin[15], François Truffaut, Claude Chabrol[16], ou Krzysztof Kieslowski[17] et des films récents comme La Loi du Marché de Stéphane Brizé, Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase ou Personal Shopper d'Olivier Assayas[18].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Who's who in France, 2007.
  2. « Nathanaël Karmitz », sur lesechos.fr, (consulté le 20 juillet 2016)
  3. AlloCine, « Nouveau talent au Mk2 Project Café » (consulté le 20 juillet 2016)
  4. a, b et c « Nathanaël Karmitz succède à son père à la tête de MK2 », Le Monde.fr, 4 octobre 2005.
  5. « Architecture commerciale » (consulté le 20 juillet 2016)
  6. « MK2 va passer au 100 % numérique » (consulté le 20 juillet 2016)
  7. « Une toile en version cinq étoiles » (consulté le 20 juillet 2016)
  8. lefigaro.fr, « MK2 à la conquête de l'Espagne » (consulté le 20 juillet 2016)
  9. « mk2 Cinémas | mk2 Pro », (consulté le 20 juillet 2016)
  10. « Sur le tournage de « Paranoid Park » : la méthode Gus Van Sant », sur Rue89, (consulté le 20 juillet 2016)
  11. « Sur la route avec Walter Salles », sur lesechos.fr, (consulté le 20 juillet 2016)
  12. (en) Mike Fleming Jr, « Sundance Selects Acquires 'Like Someone In Love': Cannes », (consulté le 20 juillet 2016)
  13. Quentin Grosset, « Jia ZhangKe, un cinéaste sous surveillance », TROISCOULEURS, no 136,‎ , p. 52 (lire en ligne)
  14. « Le clan Karmitz s’amène avec la manière MK2 » (consulté le 20 juillet 2016)
  15. « MK2 acquiert les droits des films de Chaplin » (consulté le 20 juillet 2016)
  16. AlloCine, « MK2 acquiert les films de Truffaut » (consulté le 20 juillet 2016)
  17. Laurent Carpentier, « MK2 : les fils Karmitz changent le décor », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  18. « Personal Shopper et Harmonium en vitrine pour MK2 », sur Cineuropa - le meilleur du cinéma européen (consulté le 20 juillet 2016)