Mouvement alternatif pour les libertés individuelles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) (en arabe :مالي؟ الحركة البديلة من أجل الحريات الفردية) a été créé pour la première fois, au Maroc en 2009, en tant que groupe sur le réseau social Facebook, afin de lutter pour les libertés individuelles au Royaume du Maroc, au sens large. Ce collectif marocain de jeunes activistes, parmi lesquels Zineb El Rhazoui et Ibtissam Lachgar, défend la liberté de conscience, de culte, d’orientation sexuelle et plus généralement l’instauration d’un État laïc au Maroc, a posé cette question dans un communiqué rendu public à la date de la célébration de la Journée mondiale de la Femme sous le titre choc « Etat! Tu nous violes».

Le collectif réclame notamment l'abrogation de l'article 222 du Code pénal marocain qui punit d'un à six mois d'emprisonnement et d'une amende de 200 à 500 dirhams quiconque « notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion »[1],[2].

Le groupe s'est également illustré dans l'affaire des dé-jeûneurs du Ramadan, en organisant un pique-nique pendant la période de jeûne musulman qui dure un mois.

Sur cette affaire, l'un des fondateurs du Groupe s'exprime ainsi :

« Ce groupe n'appelle pas au non-jeûne du ramadan mais défend les dé-jeûneurs comme faisant partie de la société marocaine ayant le droit d'exercer leur liberté de ne pas observer le jeûne. Pourquoi oblige-t-on le dé-jeûneur à se cacher ? Nous voulons sortir de l'hypocrisie sociale dans laquelle nous vivons. »

En effet, MALI déclare que la loi, d'une part, n'est pas inspirée de la religion musulmane, puisque celle-ci prévoit des moyens pour expier un éventuel manquement a l'obligation de jeûner.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liliane Charrier, « Au Maghreb, les dé-jeûneurs ont fin de démocratie », sur information.tv5monde.com, TV5 Monde, (consulté le 27 juillet 2016).
  2. Anaïs Lefébure, « D'où vient l'article 222 du code pénal qui punit les “déjeûneurs” pendant le ramadan ? », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 27 juillet 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]