Mirra Alfassa

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Mirra Alfassa
Mirra Alfassa in June 1916.jpg

Mirra Alfassa, 1916
Biographie
Naissance
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MystiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Mirra Alfassa (Blanche Rachel Mirra Alfassa), née le à Paris 9e et morte le à Pondichéry (Inde)[1], aussi surnommée Douce Mère ou la Mère, a pour identité Mirra Richard. Elle est connue pour son parcours spirituel avec Sri Aurobindo et ses écrits et pour être à l'origine de la cité d'Auroville en Inde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Mathilde Ismalun, née à Alexandrie en Égypte, et son père, Moïse Maurice Alfassa, banquier[2], né à Adrianople, en Turquie, tous deux de confession juive, s'installent en France en 1877. Son frère aîné, Matteo (Mathieu) Maurice, né à Alexandrie, devient gouverneur des colonies[3]. Elle étudie la peinture et se marie le à l'âge de 19 ans avec le peintre Henri Morisset, disciple de Gustave Moreau, dont l'atelier était au 15, rue Lemercier à Paris. Son fils André nait le . En 1904, elle rencontre pour la première fois Louis Bimstein[4] dit Max Théon. Elle effectue un séjour à Tlemcen de 1905 à 1906, puis en 1907[4]. Elle fonde ensuite sa première association : Idea. Elle divorce en 1908 et se remarie avec Paul Antoine Richard (17 juin 1874 - juin 1967) en avril 1911. Elle se rend en Inde avec son mari en 1914 à Pondichéry (Puducherry) et rencontre Sri Aurobindo. Elle passe une première année à Pondichéry, revient en France en novembre 1915[4] puis part quatre ans au Japon à partir du 18 mai 1916[4] avec Paul Richard et revient définitivement à Pondichéry auprès de Sri Aurobindo en avril 1920. Son mari Paul Richard la quittera en novembre 1920.

Lorsque Sri Aurobindo se retire en 1926, il laisse à Mirra Alfassa — qu'il a commencé à appeler « Mère » — la direction de l'ashram qu'elle organise et développe. Elle assiste aux derniers moments de Sri Aurobindo lors de son décès en 1950.

Elle fonde le , en présence du président de l'Inde, Auroville au nord de Pondichéry dans le sud du Tamil Nadu, une communauté internationale soutenue par l'UNESCO[5],[6] dont la vocation est de réaliser l'unité humaine[7].

Elle meurt le à Pondichéry. Elle laisse derrière elle une œuvre écrite importante, notamment son journal Prières et méditations, les Entretiens — causeries aux membres de l'Ashram — et les treize tomes de L'Agenda de Mère recueillis par un de ses disciples, le Français Satprem (Bernard Enginger), qui raconte ce qu'elle nomme « sa percée au cœur de la matière », pour donner naissance à ce qu'elle nomme « l'espèce nouvelle » ou « la vie sans mort ». Sri Aurobindo écrit dans The Mother (25.49) : « Elle travaille ici, dans le corps, pour faire descendre quelque chose qui ne s'est pas encore exprimé en ce monde matériel et qui transformera la vie ici-bas ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

  • Prières et Méditations (1912-1919). Première édition en 1932.
  • La Découverte suprême (1912). Première édition en 1937
  • Paroles d'Autrefois (1946)
  • Quelques Paroles (1951)
  • Quelques Réponses (1964)
  • Éducation (1952)
  • Les Quatre Austérités & Les Quatre Libérations (1953)
  • Le Grand Secret (1954)
  • Commentaires sur le Dhammapada (1960)
  • White Roses (1964-1970)
  • Sri Aurobindo, Pensées et Aphorismes. Deux Volumes commentés par la Mère.
  • Entretiens (1929-1958), Huit tomes publiés pour la première fois de 1933 à 1972. Trad. T. I : Entretiens. 1929, Shri Aurobindo Ashram, 1967, 165 p.
  • L'Agenda de Mère (1951-1973), édités par Satprem, trad., Institut de recherches évolutives, Interforum, 13 vol. T. I : L'Agenda de Mère. 1951-1960.

Source : bibliographie des œuvres de Mère citées par Satprem dans "Mère. L'Espèce Nouvelle", p. 563.

Son œuvre est disponible en ligne[8].

Études sur Mirra Alfassa[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales de Paris en ligne, acte de naissance n° 1878/390/9e, avec mention marginale du décès
  2. Profession figurant sur les actes de naissance de ses deux enfants.
  3. Dossier de la Légion d'honneur LH/18/55
  4. a, b, c et d Georges Van Vrekhem, 2007, La Mère, éditions les Belles lettres, p.51;65;184;190
  5. « Statements of support UNESCO »
  6. « Le courrier de l'Unesco, 1972, Auroville et la pensée de Sri Aurobindo »
  7. (en) Auroville, India, sur le site www.iisd.org.
  8. (fr) « collection des œuvres de la Mère », Ashram Sri Aurobindo (consulté le 8 août 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]