Max Doumic

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Max Doumic
Nom de naissance Julien Maxime Stephen
Naissance
Paris 2e
Décès (à 51 ans)
Sillery
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession

Max Doumic (Julien-Maxime-Stéphane, dit Max), né le à Paris (2e arrondissement) et mort le à Sillery était un architecte et essayiste catholique français connu pour ses opinions antimaçonniques. Volontaire, capitaine de la Légion étrangère, il meurt au champ d'honneur en 1914, au bois des Zouaves devant Reims[1]. Il est le frère de René Doumic.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sépulture de Julien Maxime Doumic
Sépulture de Julien Maxime Doumic à la Nécropole nationale de Sillery.

Julien-Maxime est le fils de Clair-Camille Doumic, négociant, et de Claire-Caroline Levasseur. Architecte, il fut ancien membre de la Société des études historiques[2]. Il a étudé à l'École des Beaux-Arts de Paris (1883-1893) et, de 1907 à 1909, il a été directeur du département d'architecture à l'École polytechnique de Montréal (Canada). Il revient en France suite une dispute avec l'École des hautes études commerciales de Montréal à propos d'une commission[3]. Ancien officier de réserve (lieutenant au sein du 118e régiment d'infanterie territoriale), il demande à reprendre du service avant la déclaration de guerre. Il est engagé volontaire à 52 ans, et souhaite prendre place dans une formation active dans la Légion étrangère. On lui confie alors l'instruction d'une compagnie d'engagés volontaires polonais[4], dans le bataillon C du 2e régiment de marche du 1er étranger. Dans la nuit du 10 au 11 novembre, en passant l'inspection des sentinelles, il prend place sur un créneau et reçoit une balle mortelle dans le cou. Il repose dans la Nécropole nationale de Sillery[5].

Thèses[modifier | modifier le code]

Dans son livre Le Secret de la franc-maçonnerie, Doumic soutient que la politique maçonnique est généralement conforme à ce qu'exige l'intérêt anglais[6] d'où il ressort que pour lui, la maçonnerie serait l'organe de l'impérialisme anglo-saxon[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Architecture d'aujourd'hui, conférence faite le 22 mars 1897, Paris, Perrin, 1897.
  • Le Secret de la franc-maçonnerie, Paris, Perrin, 1905 ; rééd. 1910.
  • avec Dominique Delahaye, La Franc-maçonnerie est-elle juive ou anglaise?, Paris, Perrin, 1906.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir André Bourgeois, « Écrivains morts à la Guerre »
  2. Abbé F. Jacques, Cherves-Chatelars. Porte du Limousin, Ruffec, Picat, 1913, p. 10. Document en ligne
  3. voir magma.ca
  4. Gabriel Garçon, Bajończycy-les Bayonnais Les Volontaires polonais dans la Légion étrangère, Les éditions Nord Avril, 2017.
  5. « Julien, Maxime, Stephen Doumic », sur Mémoire des hommes, Ministère de la Défense (France) (consulté le 28 octobre 2017).
  6. Paul Copin-Albancelli, La Guerre occulte. Les Sociétés secrètes contre les nations, Paris, Perrin et Cie, 1925, p. 164
  7. Jules Boucher, La symbolique maçonnique, Éditions Dervy, p.XIII

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Une biographie de Max Doumic a été rédigée par Henry Bordeaux sous le titre Max Doumic (1863 - 1914) et publiée par l'édition spéciale de la Revue hebdomadaire en 1915, édition illustrée de deux reproductions : celle d'un tableau de Gorguet, portrait de Max Doumic à trente-trois ans et celle d'une photographie de " Max Doumic, lieutenant au 1er régiment étranger au milieu de la compagnie de soldats polonais qu'il avait formée et qu'il mena au feu ". Henry Bordeaux a regroupé le texte qu'il avait écrit sur Max Doumic avec deux autres textes dans le livre publié plus tard à la Librairie Plon et intitulé " Trois Tombes ".