Marie Krysinska

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Marie Krysinska

Marie Anastasie née à Varsovie le et morte à Paris le (acte de décès, mairie du XVIIème arrondissement), est une poétesse française d'origine polonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’un avocat de Varsovie, Ksawery Jan Teodor Krysiński de Leliwa, et petite-fille de l'économiste et homme politique Dominik Krysiński, Marie Krysinska de Léliva vient à seize ans à Paris suivre des cours d'harmonie et de composition au Conservatoire de musique, études qu'elle abandonne bientôt pour s'adonner à la littérature.

Dès 1882, elle publie à La Vie Moderne, dans la Revue du Chat noir et dans La Revue Indépendante des pages littéraires et ses propres poèmes.

Elle devient la seule femme membre actif des cercles littéraires des Hydropathes, des Zutistes, des « Hirsutes » et des « Jemenfoutistes » qui se réunissent au cabaret du Chat noir. Elle accompagne au piano les chansons[1] et les poèmes qu'on y déclame. Elle participe aux soirées de la Goguette du Chat Noir.

En 1890, elle publie, chez Lemerre, son premier volume de Rimes pittoresques puis, en 1892, L'Amour chemine, un recueil de contes en prose.

En 1894, elle publie un second volume de rimes, Joies errantes et, en 1896, un roman, Folle de son corps, chez Havard. Suivra un autre roman, Juliette Cordelin, un autre recueil de poèmes, Guitares lointaines, Calendes sentimentales (en prose) et La force du désir (roman).

Elle publiera également de très nombreux articles sur la littérature, l'art, la musique et la critique littéraire.

Mariée au peintre Georges Bellenger (1847-1918), connu surtout pour ses lithographies — il fut l'un des illustrateurs les plus féconds des éditions Marpon et Flammarion — le 1er octobre 1885, elle fit plusieurs voyages aux États-Unis.

En 2010, le groupe français sati mata (rock post punk/electro) lui rend hommage avec le morceau "une symphonie en gris" extrait du EP in.camera.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • L'Amour chemine, Lemerre, 1892
  • Rythmes pittoresques : mirages, symboles, femmes, contes, résurrections, Lemerre, 1890. Réédition : édition critique établie par Seth Whidden, Exeter, University of Exeter press, 2003 Texte en ligne
  • Joies errantes : nouveaux rythmes pittoresques, Lemerre, 1894 Texte en ligne
  • Intermèdes, nouveaux rythmes pittoresques : pentéliques, guitares lointaines, chansons et légendes, Messein, 1903 Texte en ligne
  • La Force du désir, roman, Mercure de France, 1905 Texte en ligne

Données BNF

Marie Krysinska créatrice du vers libre ?[modifier | modifier le code]

Les avis sont partagés. Alphonse Séché en évoque la possibilité (Marie Krysinska)ayant été à la prime origine de ce mouvement[2]. Hélène Millot l'affirme, et donne les dates de publication des premiers poèmes en vers libres de Marie Krysinska, antérieurs à ceux de Gustave Kahn, qui revendiquait la création du vers libre : Symphonie en gris paraît dans Le chat noir en 1882, alors que les recueils de Kahn, Jules Laforgue et Francis Vielé-Griffin sont édités en 1887[3]. Florence Goulesque, quant à elle, ne tranche pas[4], mais invite à de nouvelles réflexions sur le symbolisme et la poésie féminine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Seth Whidden, « Marie Krysinska, A Bibliography », Bulletin of Bibliography, no 58, vol. 1, mars 2001

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ceux d'la côte : chanson », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 14 février 2018)
  2. Les muses françaises, Marie Krysinska p.177 et 178)
  3. Hélène Millot Marie Krysinska : Femmes poètes du XIXe siècle Une anthologie, PUL, 1998 ; p. 153/154
  4. Florence R. J. Goulesque, Une femme poète symboliste, Marie Krysinska, la Calliope du Chat Noir