Marie Krysinska

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Marie Krysinska
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
Nom de naissance
Maria Anastasia KrysińskaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Marie Krysinska, née à Varsovie le et morte à Paris le , est une poétesse et musicienne française d'origine polonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d’un avocat de Varsovie, Ksawery Jan Teodor Krysiński de Leliwa, et petite-fille de l'économiste et homme politique Dominik Krysiński, Marie Krysinska vient à seize ans à Paris suivre des cours d'harmonie et de composition au Conservatoire de musique, études qu'elle abandonne bientôt pour s'adonner à la littérature.

Dès 1882, elle publie dans La Vie Moderne, la Revue du Chat noir et dans La Revue indépendante des pages littéraires et ses propres poèmes.

Elle devient la seule femme membre actif des cercles littéraires des Hydropathes, des Zutistes, des « Hirsutes » et des « Jemenfoutistes » qui se réunissent au cabaret du Chat noir. Elle accompagne au piano les chansons[1] et les poèmes qu'on y déclame. Elle participe aux soirées de la Goguette du Chat Noir[2].

Mariée au peintre et lithographe Georges Bellenger (1847-1916) le , elle fit plusieurs voyages aux États-Unis. Elle et son mari montent des spectacles ensemble, appelés « Théâtre lumineux » (après 1900)[3].

En 1890, elle publie, chez Alphonse Lemerre, le premier volume de ses Rimes pittoresques puis, en 1892, L'Amour chemine, un recueil de contes en prose.

En 1894, elle publie un second volume de rimes, Joies errantes et, en 1896, un roman, Folle de son corps, chez Havard. Suivra un autre roman, Juliette Cordelin, un autre recueil de poèmes, Guitares lointaines, Calendes sentimentales (en prose) et La force du désir (roman).

Elle publiera également de très nombreux articles sur la littérature, l'art, la musique et la critique littéraire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Rythmes pittoresques : mirages, symboles, femmes, contes, résurrections, Lemerre, 1890. Réédition : édition critique établie par Seth Whidden, Exeter, University of Exeter press, 2003 Texte en ligne[4]
  • L'Amour chemine, Lemerre, 1892[5]
  • Joies errantes : nouveaux rythmes pittoresques, Lemerre, 1894[6] Texte en ligne
  • Le Hibou, prose rythmée de Marie Krysinska, adaptation musicale pour piano & flûte par Paul Bergon (en), partition illustrée par Georges Bellenger, 1898[7].
  • Intermèdes, nouveaux rythmes pittoresques : pentéliques, guitares lointaines, chansons et légendes, Messein, 1903[8] Texte en ligne
  • La Force du désir, roman, Mercure de France, 1905[9] Texte en ligne
  • Les Artistes maudits [Charles de Sivry], 1901[10]
  • Les Artistes maudits. Charles Cros, poète et savant. Maurice Rollinat, 1901
  • Essai sur la danse[11]
  • Essai sur la dame[12]
  • Poèmes choisis ; suivis d'Études critiques / Marie Krysinska ; choix, présentation et notes de Seth Whidden - Saint-Étienne : Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2013[13]

Marie Krysinska créatrice du vers libre ?[modifier | modifier le code]

Les avis sont partagés. Alphonse Séché en évoque la possibilité, « [Marie Krysinska] ayant été à la prime origine de ce mouvement »[14]. Hélène Millot l'affirme, et donne les dates de publication des premiers poèmes en vers libres de Marie Krysinska, antérieurs à ceux de Gustave Kahn, qui revendiquait la création du vers libre : Symphonie en gris paraît dans Le chat noir en 1882, alors que les recueils de Kahn, Jules Laforgue et Francis Vielé-Griffin sont édités en 1887[15]. Florence Goulesque, quant à elle, ne tranche pas[16], mais invite à de nouvelles réflexions sur le symbolisme et la poésie féminine.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 2010, le groupe français Sati mata (rock post punk/électro) lui rend hommage avec le morceau « Une symphonie en gris » extrait de l'EP In.camera.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Goulesque, F. (2001). Impressionnisme poétique Chez Marie Krysinska: Esthétique de l'ambiguïté et démarche féministe. Nineteenth-Century French Studies, 29(3/4), 318-333[17].
  • Whidden, S. (2002). Nineteenth-Century French Studies, 31(1/2), 173-174[18].
  • Paliyenko, A. (2016). Marie Krysinska on Eve, Evolution, and the Property of Genius. In Genius Envy: Women Shaping French Poetic History, 1801-1900 (pp. 227-256). Penn State University Press[19].
  • Paton, T. (2004). Marie Krysinska's Poetics of Parody: Figures of the Woman Artist. Nineteenth-Century French Studies, 33(1/2), 147-162[20].
  • Seth Whidden, « Marie Krysinska, A Bibliography », Bulletin of Bibliography, no 58, vol. 1, [21]
  • Walch, G. (1910). Nouvelles pages anthologiques[22]. Paris : E. Figuière, pp.224 - 234.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ceux d'la côte : chanson », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 14 février 2018)
  2. Les Têtes Chercheuses
  3. Le Radical, 28 janvier 1904, p. 3.
  4. Marie Krysinska, Rythmes pittoresques, University of Exeter press, coll. « Exeter textes littéraires », (ISBN 978-0-85989-711-2, lire en ligne)
  5. Marie Krysinska, Marie Krysynska. L'Amour chemine, A. Lemerre, (lire en ligne)
  6. Marie Krysinska, Joies errantes : nouveaux rythmes pittoresques, A. Lemerre, (lire en ligne)
  7. Le Hibou, sur Gallica.
  8. Marie Krysinska, Intermèdes, nouveaux rythmes pittoresques : pentéliques, guitares lointaines, chansons et légendes, A. Messein, (lire en ligne)
  9. Marie Krysinska, La force du désir : roman, Mercure de France, (lire en ligne)
  10. Marie Krysinska, Les Artistes maudits [Charles de Sivry], (lire en ligne)
  11. Marie Krysinska, Essai sur la danse (lire en ligne)
  12. Marie Krysinska, Essai sur la dame, (s. n (lire en ligne)
  13. Marie Krysinska, Poèmes choisis suivis d'Études critiques, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, coll. « Des deux sexes et autres », , 309 p. (ISBN 978-2-86272-626-7, lire en ligne)
  14. Les muses françaises, Marie Krysinska p.177 et 178)
  15. Hélène Millot Marie Krysinska : Femmes poètes du XIXe siècle Une anthologie, PUL, 1998 ; p. 153/154
  16. Florence R. J. Goulesque, Une femme poète symboliste, Marie Krysinska, la Calliope du Chat Noir
  17. Florence Goulesque, « Impressionnisme poetique chez Marie Krysinska: Esthetique de l'ambiguite et demarche feministe », Nineteenth Century French Studies, vol. 29, no 3,‎ , p. 318–333 (ISSN 1536-0172, DOI 10.1353/ncf.2001.0008, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2020)
  18. Seth Adam Whidden, « Une Femme poete symboliste: Marie Krysinska. La Calliope du Chat Noir (review) », Nineteenth Century French Studies, vol. 31, no 1,‎ , p. 173–174 (ISSN 1536-0172, DOI 10.1353/ncf.2002.0069, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2020)
  19. Adrianna M. Paliyenko, « Marie Krysinska on Eve, Evolution, and the Property of Genius », dans Genius Envy, Penn State University Press, coll. « Women Shaping French Poetic History, 1801-1900 », (ISBN 978-0-271-07708-6, DOI 10.5325/j.ctt1wf4ct1.13, lire en ligne), p. 227–256
  20. Tracy L. Paton, « Marie Krysinska's Poetics of Parody: Figures of the Woman Artist », Nineteenth Century French Studies, vol. 33, no 1,‎ , p. 147–162 (ISSN 1536-0172, DOI 10.1353/ncf.2004.0069, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2020)
  21. Seth Whidden, « Bibliography », dans Leaving Parnassus, Brill | Rodopi, (ISBN 978-94-012-0446-0, lire en ligne)
  22. Walch, G. (Gérard), 1865-1931., Nouvelles pages anthologiques., Le Soudier, 1910- (OCLC 9143507, lire en ligne)