Marie Françoise Rubatto

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Marie Françoise Rubatto
Image illustrative de l’article Marie Françoise Rubatto
Bienheureuse
Naissance 14 février 1844
Carmagnole, Italie Drapeau : Italie
Décès 6 août 1904 
Montevideo, Uruguay Drapeau : Uruguay
Nationalité Italienne
Ordre religieux Capucines de la mère Rubatto (fondatrice)
Vénérée à l'église San Antonio de Padova à Montevideo
Béatification 10 octobre 1993 à Rome
par le pape Jean-Paul II
Canonisation décret signé le 21 février 2020 par le pape François ; date à fixer
Vénérée par l'Église catholique
Fête 6 août
Attributs bure franciscaine et règles de sa congrégation

Marie Françoise Rubatto (Carmagnole, - Montevideo, ) est une religieuse italienne. Elle fonda les capucines de la mère Rubatto, destinées au service des pauvres, et implanta ses œuvres jusqu'en Amérique latine. Vénérée comme bienheureuse par l'Église catholique, la première du territoire uruguayen, elle sera proclamée sainte en 2021[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Rubatto perd son père à l'âge de 4 ans et est élevée par sa mère. À l'adolescence, elle est demandée en mariage par un notable local, mais refuse, ayant déjà fait vœu de virginité. Sa mère meurt alors qu'elle a 19 ans, et elle part pour Turin, où elle devient domestique d'une noble dame, Marianne Scoffone. Sa foi l'incite à se mettre au service des autres ; elle visite les pauvres, les malades du Cottolengo, fait le catéchisme aux enfants, et soutient tous ceux qui ont besoin de ses soins dans la ville. Elle fut très estimée de saint Jean Bosco, qui lui confia plusieurs services pour les enfants de ses patronages et oratoires.

Fondation[modifier | modifier le code]

Marianne Scoffone meurt en 1882, et Anne-Marie part alors chez sa sœur à Loano. Là, elle rejoint un groupe de femmes qui se consacrent aux œuvres apostoliques sous la direction des Frères mineurs capucins. Un jour, après la messe à l'église des capucins, une pierre tombe d'un couvent voisin en construction, blessant un maçon qui y travaillait. Anne-Marie soigne le blessé, et lui remet une petite somme d'argent pour lui permettre de se nourrir jusqu'à sa guérison. Les religieuses auxquelles est destiné ce bâtiment sont à la recherche d'une supérieure ; elles décident alors qu'Anne-Marie est la personne qui convient. Elles lui demandent donc d'intégrer leur communauté, soutenues par le père Angelico Martini. C'est ainsi que le est fondé un nouvel institut, les capucines de Loano[2], où Anne-Marie prononce ses vœux le sous le nom de Marie-Françoise de Jésus et en devient la supérieure, poste qu'elle occupera jusqu'à sa mort.

En 1892, Marie-Françoise et quelques sœurs sont envoyées en mission à Montevideo pour y ériger de nouvelles maisons. Leur apostolat s'étend en Uruguay et en Argentine. Mère Rubatto traverse plusieurs fois l'Atlantique pour se rendre en Amérique latine afin d'y fonder ou d'y soutenir de nombreuses missions.

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1902, Mère Rubatto repart pour l'Amérique pour une visite qui aurait dû durer quelques mois seulement. En mai 1904, elle contracte une infection interne. Malgré la maladie, c'est de son lit qu'elle s'occupe des communautés et des fondations à venir. Poursuivant ses activités malgré ses douleurs, elle fut pour ses sœurs un exemple de courage. Les derniers mois, les souffrances s'accentuent. Mère Rubatto offre sa vie à Dieu pour ses religieuses et les pauvres. Après avoir subi une opération chirurgicale sans succès, elle mourut le 6 août 1904 à Montevideo[3].

Vénération[modifier | modifier le code]

Béatification[modifier | modifier le code]

Enquête sur les vertus[modifier | modifier le code]

Déclarée vénérable le par Jean-Paul II.

Reconnaissance d'un miracle[modifier | modifier le code]

Elle est béatifiée le par le pape Jean-Paul II et fêtée le 6 août.

Canonisation[modifier | modifier le code]

Second miracle[modifier | modifier le code]

En 2004, une enquête est entreprise pour la reconnaissance d'un second miracle attribué à l'intercession de Mère Rubatto. Il s'agit du cas d'un jeune homme uruguayen, victime d'un grave accident de voiture en 2000. Plongé dans le coma et victime d'une importante hémorragie, il revint à lui, et sans aucune séquelles, après que ses proches aient prié la Mère Rubatto de le sauver[4].

Les expertises médicales ne concluant à aucune explication scientifique, le dossier concernant cette guérison soudaine fut présenté au Saint-Siège. Le 21 février 2020, le pape François reconnaît comme authentique ce miracle, et signe le décret de canonisation de la Mère Rubatto. Elle sera solennellement proclamée sainte lors d'une messe qui sera célébrée par le pape, dans le courant de l'année 2020.

Culte[modifier | modifier le code]

Église San Antonio à Montevideo, où repose mère Rubatto

La bienheureuse Marie Françoise Rubatto est fêtée le 6 août.

Depuis 1914, elle repose sous le maître-autel de l'église San Antonio de Padova à Montevideo, jouxtant le Collège du Belvédère, qu'elle avait fondé en 1895.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Maria Francesca Rubatto », sur catholicsaints.info (consulté le 18 mars 2017).
  2. Connues aussi sous le nom de « Sœurs de Mère Rubatto »
  3. « Santa Maria Francesca di Gesù (Anna Maria Rubatto) su santiebeati.it », sur Santiebeati.it (consulté le 21 octobre 2020).
  4. « Decreti Pubblicati nel 2020 », sur causesanti.va (consulté le 21 octobre 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Paul II's book of saints - Matthew Bunson, John Paul, Margaret Bunson

Liens externes[modifier | modifier le code]