Maria Barbella

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Maria Barbella
Description de l'image Maria Barbella Barberil murder trial Chicago Tribune 1896.png.
Alias
Maria Barberi
Naissance
Ferrandina, Italie
Décès après 1902 (âge 33-34)
Nationalité italienne
Autres activités
Deuxième femme condamnée à mort par chaise électrique

Maria Barbella (Barberi) (née le 24 octobre 1868[1]) est la deuxième femme condamné à mourir par chaise électrique. Elle est reconnue coupable du meurtre de son amant en 1895 ; mais le jugement est invalidé en 1896 et elle est libérée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maria Barbella est née à Ferrandina, Basilicate, Italie. Sa famille immigre à Mulberry Bend, New York en 1892. Après avoir vécu aux États-Unis pendant près d'un an, Maria Barbella rencontre Domenico Cataldo, originaire de la même région d'Italie. Elle travaille dans une usine et passe chaque jour à côté de son stand de cireur de chaussures. Ils passent beaucoup de temps ensemble, à l'insu du père surprotecteur de Maria. Ce dernier découvrit l'existence de Domenico et lui interdit de le revoir ou de lui parler. Domenico persévère jusqu'à ce qu'elle finisse par accepter de le revoir.

Un jour, Cataldo l'emmenée dans une pension de famille, où il l'a prétendument saouler et profiter d'elle. Du fait de ses bonnes mœurs, Maria exige qu'il l'épouse. Cataldo lui promis de l'épouser et de ce fait elle continue à le rencontrer dans l'espoir qu'il l'épouse. Cependant, il repousse toujours le mariage car en réalité il est déjà marié à une femme en Italie, avec laquelle il a des enfants. Barbella est dévastée quand Cataldo lui dit qu'il rentre en Italie et met fin à leur relation. La mère de Barbella confronte Cataldo et insiste pour qu'il épouse sa fille. Il accepte de l'épouser à la seule condition de lui donner 200 $.


À New York, le 26 avril 1895 vers 9 h 30, Domenico Cataldo joue aux cartes dans un bar avant d'embarquer à bord d'un navire partant pour l'Italie. Barbella entre dans le bar et il lui dit : "Seul un cochon peut t'épouser !". Barbella sort un rasoir et lui tranche le cou.

Procès[modifier | modifier le code]

Elle est arrêtée et placée en Maison de justice et de détention de New York Halls (autrement connue sous le nom "The Tombs") pendant 2,5 mois. Le procès commence le 11 juillet soulevant la controverse parce que les Italiens estiment que le verdict est injuste, n'ayant pas d'Italiens dans le jury. Au moment du procès, Maria est incapable de parler ou de comprendre l'anglais. Maria avoue tous les faits. Le jury manifeste de la sympathie pour son cas ; cependant, selon Goff, "le verdict est conforme aux faits et aucun autre verdict n'aurait pu être considéré, compte tenu des preuves". Le jury déclare Maria coupable et elle est envoyée à la prison de Sing Sing où elle est condamnée à mort le 19 août 1895 par chaise électrique. C'est la deuxième femme condamnée à être éxécuté par chaise électrique (la première fut Lizzie Halliday en 1894)[2],[3],[4].

Deuxième procès et libération[modifier | modifier le code]

Maria Barbella lors de son deuxième procès en présence de l'ange des tombes Rebecca Salome Foster 

Le gouverneur reçu de nombreuses plaintes sur la façon dont le premier procès fut géré. Le 16 novembre 1896, elle est jugée une seconde fois par la section criminelle de la Cour suprême de New York. On la déclare épileptique et malade mentale à cause de tout ce qui est arrivé. Elle est déclarée non coupable. Après sa libération, Maria épouse un immigrant italien nommé Francesco Bruno le 4 novembre 1897. En 1899, elle a un fils nommé Frederick.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.essortment.com/all/mariabarbella_rluk.htm
  2. James D. Livingston, Arsenic and Clam Chowder: Murder in Gilded Age New York, SUNY Press - 2012, pages 64-65
  3. « Maria Barbella to Die », New York Times,‎ (lire en ligne)
  4. Lisa Varisco Daigle, Questions of responsibility: the New York press presents the murderess, 1870-1900, Georgia State University - 2002, page 156
  • Fleischer, Lawrence. "Maria Barbella: Le Droit écrit et le Code de l'Honneur dans l'Âge d'or de New York." De même, Dans Notre Propre Voix: Perspectives Multidisciplinaires sur l'italien et italien-Américain des Femmes. Boca Raton, FL: Bordighera Press, 2003, pages. 67-74.
  • Messine, Elizabeth G. "les Femmes et la Peine Capitale: Le Procès de Maria Barbella." De même, Dans Notre Propre Voix: Perspectives Multidisciplinaires sur l'italien et italien-Américain des Femmes. Boca Raton, FL: Bordighera Press, 2003, pages. 53-65.
  • Pucci, Idanna. Le Procès de Maria Barbella. New York: Vintage, 1996.