Marcel Dyf

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Marcel Dyf
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Marcel Dreyfus, dit Marcel Dyf (Paris 11e, 7 octobre 1899Bois d’Arcy, 15 septembre 1985[1]), est un peintre post-impressionniste

Biographie[modifier | modifier le code]

Marcel Dyf naît à Paris le 7 octobre 1899 dans une famille d'industriels originaires d’Alsace et montre très tôt une habileté pour le dessin et la peinture. Il effectue toutefois de solides études d'ingénieur des Arts et Métiers.

À la suite d'un séjour au Maroc pour des travaux de construction portuaire, il est séduit par la lumière et les paysages et il décide de devenir artiste-peintre. En 1923, il s’installe dans le Midi, à Arles puis à Saint-Paul-de-Vence, où il restera une vingtaine d’années. Son œuvre picturale, parfois classée comme post-impressionniste, comporte des scènes de la vie populaire et du folklore arlésien et camarguais. Il réalise en particulier les fresques des mairies des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Saint-Martin-de-Crau. Pendant la seconde guerre mondiale, il entre en résistance dans les maquis, puis la guerre terminée se partage entre son atelier de Paris et le Midi. A Cannes en 1954, il épouse Claudine. En 1959, il s'installe en région parisienne à Bois d'Arcy où il travaillera jusqu'à sa mort. Il commence à exposer, en particulier aux Salons de Paris et sur la Côte d’Azur et en 1955, commence une collaboration avec la galerie Frost and Reed de Londres qui expose toujours ses œuvres. À partir de 1956, son talent mieux reconnu, le conduit sur la scène internationale. Il décède le 15 septembre 1985.

Style, œuvres et postérité[modifier | modifier le code]

Les fleurs et les femmes, les scènes folkloriques, les paysages provençaux et bretons ont inspiré ce maître de l'impressionnisme. Yvan Audouard, qui l'a bien connu, écrit :

Il était le charme fait homme et cela faillit faire du tort à sa peinture. Elle donnait l’impression d’une telle facilité qu’elle paraissait superficielle alors qu’elle était savante, exigeante, rigoureuse et concertée. C’est ce qui, au fil des années, apparaît de plus en plus clairement. Et on mesure à quel point elle était audacieuse.

La ville d'Arles a rendu un hommage Marcel Dyf lors de l'exposition de 1962 et l'écomusée de Saint-Martin-de-Crau a fait une rétrospective de ce peintre en 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, 11e arrondissement, acte de naissance n° 4127, année 1899 ; avec mention marginale du décès

Sources[modifier | modifier le code]

  • Annie Tuloup-Smith – Rues d’Arles qui êtes-vous ?, page 306
  • Site personnel

Voir aussi[modifier | modifier le code]