Marc Simard

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Marc Simard, né le , est un enseignant et historien québécois d'origine wendate.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le [1], Marc Simard est titulaire d'un baccalauréat en histoire de l'Université Laval, d'un baccalauréat et d'une licence en droit de l'Université Laval, d'une maîtrise en histoire de l'Université Laval et d'un doctorat en histoire de l'Université Concordia. Il enseigne l'histoire au Cégep Garneau de 1977 à 2015 et est longtemps chargé de cours à l'Université Laval. Il est reconnu comme un spécialiste de histoire de l'Europe contemporaine[1] et comme un généraliste en histoire de la civilisation occidentale. Il publie aussi un peu sur le Québec et sur le mouvement étudiant. Depuis 1984, il a publié près de 300 articles dans les médias québécois (principalement La Presse, Le Devoir et Le Soleil) sur des sujets variés comme l'enseignement de l'histoire, l'éducation, les mouvements sociaux, les idéologies, les religions, le mouvement étudiant, le nationalisme québécois, la vie politique au Québec et au Canada, et les affaires internationales.

L'ouvrage Histoire du XXe siècle : De Sarajevo à Sarajevo décroche le prix de la Ministre en 1998, récompense offerte à l'auteur du meilleur volume d'apprentissage destiné aux étudiants du cégep[2].

Le manuel Histoire de la civilisation occidentale obtient un prix du ministre de l'Éducation (mention) en 2001[2].

Il est le premier Wendat à obtenir un doctorat en histoire (1987).[réf. nécessaire]

En 2007, il critique le cardinal Marc Ouellet à la suite du témoignage de celui-ci à la commission Bouchard-Taylor[3].

Il critique le mouvement étudiant québécois de 2012 contre la hausse des frais de scolarité en décrivant ce mouvement comme anti-démocratique, corporatiste, trop radical et violent et soutenant un gel des frais de scolarité qui à terme risque de réduire l'accessibilité aux études. Il affirme que la société ne doit pas plier devant la pression d'un groupe minoritaire ayant recours à la violence[4].

Il publie en 2013 aux Presses de l'Université Laval l'ouvrage "Histoire du mouvement étudiant québécois 1956-2013. Des Trois Braves aux carrés rouges", jugé comme étant probablement l'une des premières analyses des événements de la grève étudiante de 2012 publié sous forme de livre[5]. Anthony Glioner note que le contenu prend à contre-pied la plupart des autres publications sur ces manifestations de 2012 qui ont plutôt pris fait et cause pour les « carrés rouges »[6]. Le critique Mauricio Correa salue l'intention de publier une telle synthèse historique du mouvement étudiant au Québec, mais déplore les raccourcis pris pour la rédiger, qui "donnent l’impression qu’il s’agit davantage d’un livre d’opinion que d’un ouvrage historique"[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le réformisme des mineurs d'Anzin (1860-1894), (1979), mémoire de maîtrise (université Laval).
  • Situation économique de l'entreprise et rapports de production: le cas de la Compagnie des Mines d'Anzin (1860-1894). Revue du Nord, tome LXV, no 258, juillet-, p. 581-602.
  • Papineau et les patriotes de 1837. Agincourt, Société canadienne du livre, 1983. 69 p. (ISBN 0-7725-5407-2)
  • La crise des représentations politiques et intellectuelles dans la France de l'entre-deux-guerres (1987), thèse de doctorat (Ph.D., Université Concordia).
  • Intellectuels, fascisme et antimodernité dans la France des années trente. Vingtième siècle, Revue d'histoire, no 18, avril-, p. 55-75.
  • Le Ministère de l'Éducation et le Conseil supérieur: antécédents et création, 1867-1964 (en collaboration avec Arthur Tremblay), Québec, PUL, 1989, 427 p.
  • L'histoire du Québec: quelques jalons, Musée de la Civilisation (Québec), 1990, 22 p. (ISBN 2-550-20638-X)
  • Le régime des terres en Nouvelle-France et les droits des Autochtones : le cas de la seigneurie du lac des Deux-Montagnes . Rapport de la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones (Dussault-Érasmus), Ottawa, La Commission, 1997. Cédérom.
  • Histoire du XXe siècle : de Sarajevo à Sarajevo, (1997) Chenelière McGraw-Hill, Montréal. (ISBN 2-89461-012-2).
  • Doumergue et la réforme de l'État en 1934: la dernière chance de la Troisième République?, French Historical Studies, vol. 16, no 3, Spring 1990, p. 576-596.
  • Histoire de la civilisation occidentale / Une perspective mondiale, (2000) ERPI Canada (ISBN 2-7613-0868-9).
  • Les plans d'aide à la réussite dans les cégeps: un enseignant s'interroge, Pédagogie collégiale, , vol 14, no 4, p. 20-22.
  • Histoire du XXe siècle, Affrontements et changements, 2e édition. Montréal, Chenelière/McGraw-Hill, 2002. 362 p. (ISBN 2-89461-686-4).
  • Quand les cégépiens se font humoristes Montréal, Lauzier, 2003. 365 p. (ISBN 2-89573-006-7).
  • Passion football : le football expliqué. Montréal, Lauzier, 2004. 275 p. (ISBN 2-89573-036-9).
  • Histoire de la civilisation occidentale / Une perspective mondiale (2005) ERPI (ISBN 2-7613-1777-7).
  • Un hérétique au pays des TIC et de DECCLIC www.profweb.qc.ca, .
  • Jouer le jeu des lobbies, -trente- Le magazine du journalisme québécois, , vol 32, no 3, p. 26-27.
  • Les racines de l'anticapitalisme au Québec. Perspectives. Une analyse des politiques publiques au Québec, vol. 1, no. 1, , p. 15-18.
  • Les éteignoirs. Essai sur le «nonisme» et l'anticapitalisme au Québec. Québec, Voix parallèles, 2007, 156 p. (ISBN 978-2-923491-03-5).
  • Histoire de la civilisation occidentale, 3e édition. (ERPI, 2010). (ISBN 978-2-7613-3251-4).
  • Histoire du mouvement étudiant québécois (1956-2013). Des Trois Braves aux carrés rouges. Québec, PUL, 2013. 313 p. (ISBN 978-2-7637-1557-5)
  • Histoire de la civilisation occidentale, 4e édition. Montréal, ERPI, 2016. 379 p. + annexes. (ISBN 978-2-7613-6327-3).
  • Robert Bourassa (le visionnaire mal-aimé), in Chevrier, Jean et Jacques G. Ruelland (dir.), Les Premiers Ministres du Québec, Montréal, Maison Nouvelle Fédération, 2015, p. 85-88. (ISBN 978-1-987832-00-6)
  • Faut-il sortir du capitalisme? (avec Simon Tremblay-Pepin). Argument, vol. 20, no 1, automne-hiver 2017-2018, p. 119-130 (ISBN 978-2-89578-624-5).
  • L'histoire dans notre quotidien, Montréal, Les Heures bleues, 2017, 64 p. (ISBN 978-2-924537-61-9)
  • Entre les lignes. Témoin, citoyen, analyste et polémiste (1984-2018), Québec, Éditions Les Coudées franches, 2018, 376 p. (ISBN 978-2-9817548-0-6)
  • Vingt-sept réalités de notre quotidien: leurs origines, Montréal, Les Heures bleues, 2018, 64 p. (ISBN 978-2-924537-97-8)
  • 27 lieux historiques à découvrir, Montréal, Les Heures bleues, 2020. (Collection "Les 27"). 64 p. (ISBN 9782924914434)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Erika Bisaillon, « Déclaré mort à son insu », sur Le Soleil (Québec),
  2. a et b « Marc Simard », sur lescegeps.com (consulté le )
  3. Cyberpresse.ca, Le cardinal a la mémoire courte, Le Soleil, 3 novembre 2007.
  4. Dix grandes leçons, lettre ouverte de Marc Simard publiée dans La Presse, le 16 mai 2012
  5. De Surmont, Jean-Nicolas, Marc Simard. Histoire du mouvement étudiant 1956-2013. Des trois braves aux carrés rouges. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2013, 313 p. in Cap-Diamant: Revue d'histoire de Québec, no 118, Été 2014, consulté en ligne le 23 juillet 2021
  6. Glinoer, Anthony, Marc Simard, Histoire du mouvement étudiant québécois 1956-2013. Des Trois Braves aux carrés rouges, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2013, 313 p., in Recherches sociographiques, Volume 55, numéro 1, janvier–avril 2014, p. 6-162, consulté en ligne le 23 juillet 2021
  7. Correa, Mauricio, Comptes rendus - Simard, Marc, Histoire du mouvement étudiant québécois 1956-2013. Des Trois Braves aux carrés rouges, (Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2013, 326 p., in "Revue d’histoire de l’Amérique française", Volume 67, numéro 3-4, hiver–printemps 2014, p. 271-483, consulté en ligne sur Érudit le 23 juillet 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]