Marc Juge

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Marc Juge est un commissaire de police et résistant français né à Moulins le et mort fusillé le à Clermont-Ferrand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Moulins le 25 avril 1911, fils de concierges, bachelier, Marc Juge devient commissaire de police peu avant la guerre, sur concours. Il occupe un premier poste parisien d'inspecteur à la Police judiciaire juste avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Il enquête à cette occasion sur les activités de Joseph Darnand au sein de la Cagoule. Une fois la guerre perdue, il est nommé commissaire à Vichy.

Marc Juge entre en résistance en usant de ses pouvoirs de police pour poursuivre, sur des motifs de droit commun, les informateurs et dénonciateurs œuvrant pour la Gestapo en ville. Dénoncé à son tour, il est arrêté par la Gestapo en 1944, torturé puis fusillé.

Il repose au cimetière de Vichy.

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

  • La septième promotion de l'École nationale supérieure de la police, entrée en fonction en 1956, porte son nom.
  • Une rue de Vichy, depuis 1995, et une rue de Moulins portent également son nom.
  • La plaque commémorative qui se trouve dans les locaux du commissariat de police de Vichy, avenue Victoria, porte : « Il est mort en Français, la tête haute, le regard droit. C'est de ce bureau[1] qu'il a dirigé, pendant un an et demi, son action contre la Gestapo et ses agents »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le bureau du commissaire Juge se trouvait en fait au rez-de-chaussée de la mairie, où la plaque fut apposée d'abord avant d'être transportée plus tard dans le nouveau commissariat de l'avenue Victoria.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Débordes, Paroles de Résistants : 50 témoignages reçus, embuscades, trahisons, déportations, exécutions, éditions de Borée, 2003, 447 pages