Marc Chadourne

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Marc Chadourne
Naissance
Brive-la-Gaillarde
Décès (à 79 ans)
Cagnes-sur-Mer
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Cécile de la Folie
L'U.R.S.S. sans passion
Quand Dieu se fit Américain

Marc Chadourne, né le à Brive-la-Gaillarde en Corrèze et mort le à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes, est un écrivain français, lauréat du prix Femina en 1930.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Chadourne est le frère de l'homme de lettres Louis Chadourne et du dadaïste Paul Chadourne. Il effectue ses études à la Sorbonne. Engagé volontaire à dix-neuf ans en 1914 au début de la Première Guerre mondiale, il rejoint l’artillerie de campagne en Lorraine et sur le front d’Artois. Devenu en 1916 élève-pilote, il termine la guerre, dans l’aviation, sur le front d’Orient[1]. Au moment de l'annonce de l'armistice il se trouve à Tarente en Italie. Tout au long du conflit, il entretient une longue correspondance avec sa famille mais aussi son ami Maurice Glaize[2].

De retour à Paris en 1919 et marqué par la guerre — il décide alors d'une vie errante à la recherche de découvertes — Marc Chadourne est reçu premier au concours d’entrée au Ministère des Colonies. Il occupe des postes dans l’administration coloniale en Océanie[1] où il rencontre Pauline Pittman Aïtamaï, future muse d'Henri Matisse, avec qui il a un fils.

Puis, il part au Cameroun (chef de circonscription à Maroua en 1927[3]) où il voyage aux côtés d'André Gide et Marc Allégret.

Traducteur des romans de Joseph Conrad en français, il prête également sa plume à de nombreux journaux. En 1927, il publie Vasco, roman se déroulant en Polynésie, à la mémoire de son frère ; il obtient le prix Femina 1930 pour Cécile de la Folie. Dans les années 1930, il travaille pour Paris-Soir et fait des voyages d’enquêtes qui donneront jour à deux œuvres : Tour de la terre : Extrême Occident et Tour de la terre : Extrême Orient. Il y raconte ses expéditions, ses rencontres (Gandhi,...). Suite à son voyage en 1931 en URSS, il publie L'URSS sans passion : il est interdit de séjour. Son voyage au Mexique le marque particulièrement comme en témoignent ses nombreuses conférences sur le sujet.

Sa vie personnelle a souvent influencé ses écrits. Par exemple, sa rupture avec Ève Curie donnera jour à son roman Absence. En 1937 il épouse Claude de Biéville, mannequin avec qui il aura une fille.

En 1940, Marc Chadourne est nommé Directeur des Affaires politiques de l'Indochine : il est rapidement fait prisonnier par le Japon. Embarqué et libéré par les forces américaines, il débarque en Californie. Il passe le restant de la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis.

Il devient professeur au Scripps College de Claremont en Californie puis à l'université de l'Utah à Salt Lake City. Il rencontre les Mormons et écrit la vie de Joseph Smith. Il est directeur des études françaises au Connecticut College avant d'être, de 1963 à 1969, conférencier au Hollins College en Virginie[Laquelle ?].

Amateur en photographie et en art, Marc Chadourne a côtoyé de nombreux artistes : sa belle-sœur la photographe Georgette Chadourne, les photographes Rosa et Miguel Covarrubias, Pierre Verger durant ses excursions en Asie, ... ou encore Raymonde Heudebert qui a fait un portrait de lui.[4]

L'Académie française le récompense en 1950 de son Grand prix de littérature pour l'ensemble de son œuvre[1].

Marc Chadourne passe ses dernières années de vie en France, dans le Haut de Cagnes où il meurt le , à 80 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Marie-Madeleine Macary, La Corrèze, éditions Fernand Lanore, 1978, p.131.
  2. « Sa vie », sur lesamisdeschadourne.jimdo.com (consulté le 3 août 2017)
  3. André Gide, Le retour du Tchad, Gallimard, , Chapitre 5 A travers la brousse p.
  4. « Marc Chadourne », sur lesamisdeschadourne.jimdo.com (consulté le 3 août 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]