Manuel Rosales

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Manuel Rosales
Image illustrative de l'article Manuel Rosales
Fonctions
Gouverneur de l'État de Zulia
Prédécesseur Francisco Arias Cárdenas
Successeur Pablo Pérez Álvarez
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Santa Bárbara del Zulia, Zulia, Venezuela
Nationalité Vénézuélien
Parti politique Un Nuevo Tiempo

Manuel Rosales Guerrero (né en 1952) est un responsable politique vénézuélien, gouverneur de l'État de Zulia. Né le 12 décembre 1952, il a fait des études de juriste à l'Université des Andes, dans l'État de Mérida.

Manuel Rosales est catholique, marié avec Eveling Trejo et a neuf enfants. Il a reçu en 1997 une bénédiction du pape Jean-Paul II, ainsi qu'un prix : le Premio Nacional Zuliano de Oro. Fondateur de l'Université « Del Sur del Lago », il a été membre du parti Acción Democrática, qu'il quitte en 1995 à la suite de quoi il fonde Un Nuevo Tiempo (Un nouveau temps). Le parti obtient quatre députés à l'Assemblée nationale à sa première participation aux élections parlementaires nationales en 2000.

De 1983 à 1994, il est député à l'Assemblée Législative du Zulia, pour Acción Democrática. Ensuite, il est élu maire de Maracaibo, la deuxième ville du Venezuela et capitale de son État. Il est maire jusqu'en 2000, lorsqu'il gagne les élections au poste de gouverneur de l'État de Zulia. Puis il est élu pour un autre mandat avec 54 % des voix, battant le candidat soutenu par le gouvernement qui a obtenu 40 %. Manuel Rosales Guerrero est l'un des deux gouverneurs vénézuéliens opposés au gouvernement socialiste. Henry Lopez Sisco, son conseiller aux affaires policières et ancien responsable de la Disip (services de renseignement) est mis en cause pour sa responsabilité présumé dans les massacres d'El Amparo et de Yumare, en 1986, où plus d'une vingtaine de personnes avaient été exécutées car soupçonnées de liens avec les guérillas colombiennes.

En avril 2002, il a soutenu le coup d'État contre Chávez de Pedro Carmona, mais l'a regretté plus tard.

Le 9 août 2006, il est nommé candidat de l'opposition vénézuélienne à la présidence. Avec pour slogan « Atrévete » (« Ose »), il est soutenu par huit partis vénézuéliens, Un Nuevo Tiempo (social-démocrate), Primero Justicia (droite), COPEI (social-chrétien), etc, pour affronter le président sortant Hugo Chávez le 3 décembre. Il axe son programme sur le thème de la sécurité, suggérant de renforcer les pouvoirs de la police, d'instituer un système de « coopération communautaire » permettant l'anonymat des dénonciations ainsi que leur rémunération, et un plan de désarmement national caractérisé par le rachat par l’État des trois millions d'armes illégalement détenues[1]. Il sera finalement battu, avec 36,85 % des suffrages exprimés, contre 62,89 % pour Chavez.

Élections régionales et municipales du 23 novembre 2008[modifier | modifier le code]

Pour les élections régionales et municipales de 2008, Manuel Rosales a annoncé sa candidature à la mairie de Maracaibo, charge qu'il a déjà occupée de 1996 à 2000. Cela, étant donnée l'impossibilité constitutionnelle de briguer un troisième mandat de gouverneur d'État. Pour obtenir la mairie de cette grande cité, il est soutenu par tous les partis d'opposition vénézuéliens (les anti-chavistes), incluant Un Nuevo Tiempo, Primero Justicia, Action démocratique et COPEI. Contre lui, soutenu par Hugo Chávez et le Parti socialiste uni du Venezuela, se dresse un homme politique local, Henri Ramírez.

Accusations de corruption[modifier | modifier le code]

Fin 2008, Manuel Rosales est soupçonné d'importants faits de corruption. Il est appelé à comparaître devant la Commission Permanente de Contrôle du Parlement le 14 novembre, afin d'y répondre en séance publique au sujet de plusieurs faits de corruption dont il est tenu responsable. Les soupçons concernent principalement trois faits : présomption d'évasion fiscale par le biais d'une loterie - la Lotería del Zulia, acquisition de biens et immeubles de manière irrégulière, donation présumée d'une camionnette inscrite au gouvernorat de l'État de Zulia à son complice le chef de la police d'état, nommé Jesús Cubillán. Dans le cas de la Lotería del Zulia, la fraude surpasserait les 19 millions de bolívars forts (plus de 5 millions et demi d'euros)[2].

Ayant refusé de se présenter devant la Commission, une nouvelle convocation a été lancée pour le 28 novembre. D'après un député vénézuélien, Mario Isea, Rosales sera arrêté s'il refuse pour la troisième fois de comparaître[3].

À quelques jours des élections régionales et municipales, la mise en cause d'un des principaux leaders de l'opposition, homme fort du richissime État de Zulia - le plus peuplé du pays - de surcroît, a donné lieu à une véritable tempête politique dans le pays. Hugo Chávez a notamment déclaré à son propos : ¿De dónde sacó para comprar 13 haciendas y comprar mansiones en Estados Unidos? Es un ladrón. Ahora, ¿cómo se puede gobernar con unos ladrones como Manuel Rosales? (…) no se puede gobernar con gente así. Yo no puedo (D'où a-t-il sorti l'argent pour acheter 13 haciendas et acheter des maisons aux États-Unis? C'est un voleur. Maintenant comment peut-on gouverner avec des voleurs comme Manuel Rosales? (…) on ne peut gouverner avec pareils gens. Moi je ne le peux)[4].

Le 24 avril 2009, Interpol lance, à la demande de juges vénézuéliens, un mandat d'arrêt international à l'encontre de Manuel Rosales. En fuite au Pérou, celui-ci ne s'était pas présenté aux tribunaux au Venezuela pour une convocation le 20 avril[5]. Il est finalement arrêté le et détenu en prison jusqu'au .

Notes et références[modifier | modifier le code]