Maladie aléoutienne

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La maladie aléoutienne est une affection qui cause des fausses couches et la mort des mustélidés. Il est causé par les virus ADV (pour Aleutian Disease Virus), un parvovirus hautement contagieux, du type Amdoparvovirus. Le virus affecte tous les mustélidés: visons, furets, loutres, putois, martes (...) et au-delà les renards et ratons laveurs[1]

Historique[modifier | modifier le code]

La maladie aléoutienne a été reconnue pour la première fois dans un élevage de vison en 1956. À l'époque, la maladie fut perçue comme une dégénérescence génétique affectant les animaux au pelage de couleur aléoute (un gris métallisé), mais il apparut ensuite que tous les visons étaient sensibles à cette maladie, seulement que les visons de couleur aléoute en mourraient plus fréquemment. S'il existe plusieurs variantes de la maladie, il semble néanmoins que celle-ci se soit répandue des élevages vers le milieu naturel[2].

Transmission[modifier | modifier le code]

L'ADV est hautement contagieux. Il se transmet par les fluides et sécrétions des animaux, in utero ou par contact direct ou indirect avec des animaux infectés[3]. L'ADV est très résistant, comme tous les parvovirus, et peut survivre deux ans à l'air libre. Il faut donc éviter qu'un animal visite des lieux fréquentés par un individu infecté.

Symptômes[modifier | modifier le code]

L'infection est fatale au vison, mais chez les furets, elle peut rester asymptomatique jusqu'à ce qu'une blessure ou le stress précipite l'apparition des symptômes. Plus que l'infection, c'est la réponse immunitaire qui va affaiblir l'animal. Les symptômes sont la perte de poids, la léthargie, l'anémie, la perte de mobilité des pattes arrières, ainsi que des pertes de sang orales et gastro-intestinales[3]. Les femelles auront moins de petits et ceux-ci survivront plus difficilement[4]. Une fois les symptômes déclarés, la maladie progresse rapidement et la mort survient après quelques mois[5].

Tests et traitements[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de traitement à l'heure actuelle. Une fois les symptômes déclarés, il est recommandé d'effectuer un test d'immunoprécipitation ou d'immunofluorescence (le premier étant plus rapide et moins cher, mais moins sensible). Des méthodes modernes comme la RCP sont performantes. Un animal infecté doit être isolé pour contenir la maladie, et les objets avec lesquels il est entré en contact lavés avec une solution d'eau de Javel à 10%.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Farid A. Hossain, « Aleutian mink disease virus in furbearing mammals in Nova Scotia, Canada », Acta Veterinaria Scandinavica, vol. 55,‎ , p. 10 (ISSN 1751-0147, PMID 23394546, PMCID 3602201, DOI 10.1186/1751-0147-55-10, lire en ligne)
  2. Persson, Jensen, Blomström, Appelberg et Magnusson, « Aleutian Mink Disease Virus in Free-Ranging Mink from Sweden », PLOS ONE, vol. 10, no 3,‎ (ISSN 1932-6203, PMID 25822750, PMCID 4379071, DOI 10.1371/journal.pone.0122194, lire en ligne)
  3. a et b Hugh Hildebrandt, « Viral Diseases of Mink », sur http://www.merckvetmanual.com
  4. Larissa A. Nituch, Jeff Bowman, Kaela B. Beauclerc et Albrecht I. Schulte-Hostedde, « Mink Farms Predict Aleutian Disease Exposure in Wild American Mink », PLOS ONE, vol. 6, no 7,‎ , e21693 (ISSN 1932-6203, PMID 21789177, PMCID 3138738, DOI 10.1371/journal.pone.0021693, lire en ligne)
  5. Brian Tapscott, « Aleutian Disease in Mink », sur http://www.omafra.gov.on.ca,

External links[modifier | modifier le code]