Métabolisme anaérobie lactique

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Le métabolisme anaérobie lactique est un processus de l'organisme qui se produit afin de fournir aux muscles de l'adénosine triphosphate (ATP) nécessaire à l'effort lorsque celui contenu dans le muscle devient insuffisant. Il est principalement mis en œuvre dans des efforts de type résistance.

Le mécanisme Anaérobie alactique utilise la phospho-créatine. Cette phospho-créatine sera dégradée en un groupement phosphate et en créatine, formant ainsi de l'ATP. Malheureusement ce mécanisme de transformation ne se réalise que durant 5 à 10 secondes. Il sera alors utilisé pour des efforts très brefs comme un sprint par exemple. L'ATP sera en revanche produite par un autre mécanisme, par voie Aérobie : la glycolyse qui est le catabolisme du glucose contenu dans les muscles (sous forme de glycogène) et du glycogène hépatique (au niveau de foie). De façon schématique, cette glycolyse consiste à dégrader une molécule de glucose, extraite du glycogène, en deux acide pyruvique. Deux ATP seront produites après glycolyse de glucose provenant du foie, et 3 ATP seront produites pour le glucose provenant des muscles.En l'absence d'oxygène, nous entrons dans la voie anaérobie lactique : cet acide pyruvique peut se transformer en lactate, qui perturbe l'effort musculaire après 2 à 3 minutes[1], et peut être à l'origine de crampes[2]. Le métabolisme aérobie reviendra donc à ce moment-là prendre le relais pour renouveler l'ATP[1].

Anaérobie lactique et sport[modifier | modifier le code]

D'une manière générale tous les efforts exécutés au maximum des possibilités physiques pendant un temps variant de 30 secondes à 3 minutes font appel de façon majoritaire à ce métabolisme énergétique. Pour des efforts de plus de 3 minutes c'est le métabolisme aérobie qui prend le dessus pour produire de l'énergie.

En athlétisme les disciplines touchées par la production d'acide lactique sont toutes les disciplines dont la vitesse de course est supérieure à la vitesse maximale aérobie. Il s'agit principalement des courses suivantes : le 200 m, le 400 m, le 800 m et le 1 500 m. Les courses de fond ne sont en général pas concernées, car l'effort de ces disciplines excède les 3 minutes, temps limite durant lequel la filière anaérobie lactique peut fonctionner.

Le rendement de la filière anaérobie lactique est calculée par la puissance anaérobie lactique, correspondant à la capacité à produire un maximum de lactates en un temps très court. Elle dépend en grande partie de l'activité enzymatique qui intervient dans l'utilisation du glycogène musculaire comme source d'énergie nécessaire à la contraction musculaire.

Cette puissance anaérobie lactique peut être améliorée par des distances de 200 à 400 m courues à intensités maximales, entrecoupées de récupérations très longues (6 à 8 minutes) pour permettre d'accumuler un maximum d'acide lactique dans les muscles afin d'habituer l'athlète à en produire moins lors des efforts maximaux de demi-fond.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les bases physiologiques de l'exercice musculaire sur preparationphysique.net
  2. (en) SANTELLI Maurice, Chimie bio-organique, Lavoisier, (ISBN 978-2-257-70526-6, lire en ligne), p. 121

Voir aussi[modifier | modifier le code]