Louis Rouffe

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Louis Rouffe
Louis Rouffe as Pierrot, c. 1880.jpg

Louis Rouffe dans le rôle de Pierrot, vers 1880.
(photo publiée dans L'Homme blanc de Séverin en 1929).

Biographie
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MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
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Louis Rouffe, né à La Tour-d'Aigues le 10 avril 1849 et mort à Marseille le 21 décembre 1885, est un mime français, successeur de Charles Deburau (1829-1873). Il fit l'essentiel de sa carrière à l'Alcazar de Marseille, où la pantomime, en déclin dans le reste de la France, connaissait un grand succès.

Il est le père de l'actrice Alida Rouffe, rendue célèbre par les films de Marcel Pagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médaillon du monument funéraire de Louis Rouffe au Cimetière Saint-Pierre de Marseille, œuvre du sculpteur Émile Aldebert.

Louis Rouffe est né le 10 avril 1849 à La Tour-d'Aigues, dans le Vaucluse, où ses parents, artistes ambulants, se trouvaient de passage. Il fut confié à une de ses sœurs à Marseille[e 1]. Après la fin de ses études, à dix-sept ans, il débuta dans la comédie, puis dans le mime. Le directeur de l'Alcazar l'engagea en 1872 pour remplacer Charles Deburau, qui avait quitté Marseille en avril 1871, après trois ans de succès[e 2].

Deburau, mourant, appela Rouffe à Bordeaux pour le remplacer à la tête de l'Alcazar du Quartier de La Bastide. Louis Rouffe y fit la saison 1873-1874 et y vit naître sa fille Alida en mars 1874. Il revint à l'Alcazar de Marseille en juin 1874[e 3].

Pendant dix ans, il connut un grand succès comme Pierrot, portant parfois seulement le maquillage blanc. Il était aussi directeur de la troupe, professeur et metteur en scène de ses spectacles[e 4], qui bénéficiaient parfois de livrets d'Horace Bertin[e 5]. L'été, sa troupe se produisait dans les villes du sud de la France, entre Nice et Bordeaux[e 6]. La tuberculose mit un terme à sa carrière : après quelques mois de repos à Alger, il remonta sur scène pour jouer une dernière fois son répertoire en septembre 1885.

Il mourut le 21 décembre 1885. Plus de dix mille personnes l'accompagnèrent au Cimetière Saint-Pierre. La presse marseillaise organisa une souscription publique pour lui élever un monument, œuvre de l'architecte Joseph Letz (1838-1890)[e 7], avec un médaillon d'Émile Aldebert[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Pierre Echinard, Louis Rouffe et l'école marseillaise de pantomime dans la deuxième moitié du XIXe siècle, in : Théâtre et spectacles hier et aujourd'hui, Époque moderne et contemporaine, Actes du 115e congrès national des sociétés savantes (Avignon 1990), CTHS Paris 1991, p. 547-560, (ISBN 2-7355-0220-1)
  1. Echinard, op. cit. p. 553
  2. Echinard, op. cit. p. 551
  3. Echinard, op. cit. p. 552
  4. Echinard, op. cit. p. 555
  5. Echinard, op. cit. p. 560
  6. Echinard, op. cit. p. 555
  7. Echinard, op. cit. p. 556
  • Notes
  1. Cimetière Saint-Pierre, carré 12 ouest/carré 6, pinède, rangs nord.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Séverin (Séverin Cafferra, dit), L'Homme Blanc : souvenirs d'un Pierrot. Introduction et notes par Gustave Fréjaville, Paris, Plon, 1929.

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