Louis Le Bègue Duportail

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Louis Le Bègue Du Portail
Image illustrative de l'article Louis Le Bègue Duportail

Surnom Duportail
Naissance
Pithiviers
Décès (à 58 ans)
Océan Atlantique
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
US flag 13 stars – Betsy Ross.svg États-Unis
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
US flag 15 stars.svg États-Unis
Arme Génie
Grade Major-général Maréchal de camp (9 mars 1788)
Années de service 1762 – 1791
Conflits Guerre d'indépendance américaine
Commandement créateur et commandant du Corps du génie militaire américain
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Hommages statues à valley Forge (PA), West Point (NY), Charleville-Mézières (Ardennes), Angers (le 15 février 2012)
Autres fonctions ministre de la Guerre
Famille frère du médecin de Jean-Jacques Rousseau

Louis Antoine Jean Le Bègue de Presle Du Portail, né à Pithiviers, France, le 14 mai 1743 et mort en 1802[1], fut un militaire et un homme politique français. Conseiller tactique de George Washington, il a fondé le corps du génie américain et fut un ministre de la Guerre pour la France.

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Élève de l’École royale du génie de Mézières, Louis Du Portail précède La Fayette en Amérique, est nommé colonel des ingénieurs américains le 8 juillet 1777, conseiller tactique de Washington. Du Portail devient major général, et est le fondateur du corps du génie américain[2]. Il revient brigadier des armées du roi et est nommé maréchal de camp en 1788. Chargé de l'instruction des troupes napolitaines, il est de retour en France au début de la Révolution.

Voici une rédaction plus précise à mon avis à donner à ce chapitre:

Ancien élève de l'École du Corps royal du Génie de Mézières, venant tout juste d'achever la rédaction d'un texte de réorganisation du Corps royal du Génie, il mène avec B. Franklin qui a demandé l'accord de Louis XVI,les tractations qui vont le conduire avec trois autres officiers choisis par lui à apporter leur compétence au Congrès des Etats-Unis.Promu au grade Colonel dans le Génie américain, il réclamera d'être promu "Brigadier General" afin de donner le poids nécessaire à ses conseils. Il se révèle non seulement un excellent technicien de son Arme lors de la campagne de Pennsylvanie, mais se fait surtout remarquer par ses talents de stratège lors des premiers conseils de guerre auxquels il participe. Washington se rangera à ses conseils, en fera son chef d'opérations combinées lors des opérations décisives menées avec Rochambeau et De Grasse jusqu'à la victoire de Yorktown. G. Washington lui demandera de proposer l'organisation du temps de paix du "Corps of Engineers qu'il avait demandé, organisé et commandé. La Fayette deviendra son fidèle admirateur et ami, et le recommandera chaleureusement au Roi.
Aux Etats-Unis le prestige, obtenu par Duportail et par ceux qu'il a commandés ou qui lui succéderont, est toujours vivace ; On évoque le "Father of Engineers" , la devise du "Corps of Engineers" qui figure sur les boutons et les écussons est "Essayons" et le vocabulaire de fortification est le nôtre.
En France, ses éminents services aux Etats Unis lui vaudront des postes de commandement ou d'Etat-major où il se fera remarquer tant par ses qualités d'organisateur que de chef. Il deviendra le Ministre de la Guerre de la Constituante, grâce à La Fayette.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

La protection de La Fayette lui vaut d'être nommé ministre de la Guerre, le 10 octobre 1790.
Il est attaqué de tous côtés. Les royalistes lui font grief de tolérer l'indiscipline dans l'armée, d'avoir laissé les clubs et sociétés patriotiques s'installer dans les casernes, d'avoir produit des circulaires contre l'émigration. Les révolutionnaires lui reprochent d'avoir laissé les frontières sans garnisons et sans défenses suffisantes.
Il aura marqué son passage, par une ordonnance du ministre de la Guerre, en date du 1er janvier 1791, abolissant les noms d’Ancien Régime des régiments.
Dans le but de rationaliser le système, et de la volonté de faire table rase du passé, les régiments sevoient attribuer un simple numéro qui correspondait au rang qu’ils occupaient depuis le 25 mars 1776.
Il est violemment attaqué en novembre 1791 par Georges Couthon et Charles François Delacroix et doit donner sa démission le 3 décembre 1791.

Envoyé avec un commandement en Lorraine, il est pris à partie après le 10 août 1792 par l'abbé Fauchet qui obtient sa mise en accusation. Louis Duportail parvient à se cacher à Paris et à émigrer en 1794 vers les États-Unis. Il y devient le chef du génie de la Continental Army. Mathieu Dumas demande en vain en juin 1797 sa radiation de la liste des liste des émigrés. Ce n'est qu'après le 18 brumaire an VIII qu'il est autorisé à rentrer en France. Il meurt sur le bateau qui le ramène le 12 août 1801.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou 1801 selon certaines sources. Voir en page de discussion
  2. lequel porte encore aujourd'hui la devise française qui fut celle de l'École du Génie de Mézières : « Essayons ».

Quand Duportail retourne aux Etats-Unis, après avoir échappé à la guillotine et s'être caché à Paris, il ne commande pas le Génie de la Continental Army comme écrit dans ce texte, mais devient un modeste agriculteur qui valorise peu à peu ses acquisitions comme en attestent les documents fiscaux. Par ailleurs si de nombreux historiens évoquent la date de son décès en 1802, ils se trompent. Je détiens la copie de l'enregistrement de son décès au Havre qui précise la date et le lieu; nuit du 10 au 11 août 1801 au large e Terre-Neuve. Enfin le hasard a voulu que le célèbre pamphlétaire Ange Pitou voyage sur le même bateau que Duportail. Dans un de ses écrits il relate ce décès. Mes sources sont citées dans le livre paru en mars 2011: "Duportail ou le Génie de George Washington"

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • A. Lasseray, les Français sous les treize étoiles (Paris 1935).
  • Association des Amis de la Grive, N°167, décembre 2002.

Serge Le Pottier "Duportail ou le génie de Washington" Economica 2011

Précédé par Louis Le Bègue Duportail Suivi par
Jean-Frédéric de La Tour du Pin Gouvernet
Secrétaire d'État français à la Guerre
1790-1791
Louis Marie Narbonne Lara