Louis Dauvergne (architecte)

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Louis Dauvergne
Image illustrative de l'article Louis Dauvergne (architecte)
Présentation
Nom de naissance Alphonse Louis René Alfred Dauvergne
Naissance
Châteauroux (Indre)
Décès (83 ans)
Saint-Marcel (Indre)
Nationalité Drapeau de la France France
Mouvement Éclectisme (architecture)
Activités architecture
Formation Émile Vaudremer
Œuvre
Réalisations Église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine
Hôtel de ville de Maisons-Laffitte
Pavillon du Brésil (1889)
Grands Hôtels du Trocadéro et de Passy
Entourage familial
Père Louis Henri Alfred Dauvergne
Famille Henry Dauvergne (frère)
Compléments
Adhérent de la Société centrale des architectes français (1888-1903)

Louis Dauvergne, né le à Châteauroux[1] et mort en 1937[2] à Saint-Marcel dans l'Indre, est un juriste et un architecte français du XIXe siècle et du XXe siècle[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alfred Dauvergne, frère cadet d'Henry Dauvergne, tous les deux architectes départementaux de l'Indre, Louis Dauvergne est né en 1854 à Châteauroux. En 1877, c'est-à-dire exactement trente ans après son père, il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il étudie l’architecture dans l'atelier d’Émile Vaudremer. Il mène, en parallèle, des études de droit[4].

Louis Dauvergne exerce l'essentiel de sa vie professionnelle à Paris et en région parisienne, réalisant châteaux, villas, hôtels particuliers, immeubles de rapport[5]... Il participe à l’Exposition universelle de Paris de 1889, pour laquelle il conçoit le pavillon du Brésil. À Paris, sa réalisation principale reste le groupe d’immeubles construits entre 1898 et 1899, rue de l'Alboni dans le 16e arrondissement.

Membre de la Société centrale des architectes français de 1888 à 1903[6], il est « architecte-expert près le Conseil de la Préfecture de la Seine » ainsi qu'auprès de la chambre de commerce (1889)[7].

Louis Dauvergne est mort en 1937[2].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Immeuble du 10 de la rue de l'Alboni, Paris 16e.
Église Saint-Pierre (Neuilly-sur-Seine).
  • Église Saint-Pierre (Neuilly-sur-Seine). L'architecte Alfred Dauvergne, élabore un projet de style « roman-auvergnat », adopté en 1883. Les travaux débutent en 1887 et sont menés à terme sous la supervision de Louis Dauvergne, fils d’Alfred, décédé entre-temps. Les travaux sont achevés en 1896.
  • 1887-1890 : Mairie de Maisons-Laffitte. Mairie mise au concours public d'architecture en 1887, construite par l'entrepreneur H. Buot. Elle est agrandie en 1937 par l'architecte communal Lair[8].
  • 1888-1889 : construction du Pavillon du Brésil à l'Exposition universelle de Paris de 1889[7]. « Le pavillon a été construit dans un style néo-portugais nautique, avec des sculptures sur le côté représentant les rivières du Brésil. L'intérieur illustre les immenses ressources agricoles, y compris des fèves de cacao, des gousses de vanille et de la canne à sucre. Le pavillon était entouré d'un jardin de fleurs exquises, de bananiers et de palmiers, et d'orchidées[9]. »
  • 1891 : construction du Palais Potocki, Lviv.
  • 1896-1899 : Le duc Charles Jérôme Pozzo di Borgo (1791-1879) acquiert le domaine de Dangu (Eure) qui comprend des parties fortifiées anciennes et un édifice médiéval dit ancien château. De 1896 à 1899, le comte Charles Jean Félix Pozzo di Borgo (1858-1902) fait transférer son château de Montretout sur ce domaine. Louis Dauvergne remonte et modifie la construction d'origine, désormais appelée nouveau château, rehaussant le comble et ajoutant un étage aux ailes[10].
  • 1899-1900 : Rue de l'Alboni, Paris. Huit immeubles de cette rue du 16e arrondissement, qui n'en compte que neuf, sont l’œuvre de l'architecte. Trois sont signés et datés de 1899 : il s'agit du no 6, du no 7 et du no 10, les deux derniers se faisant face à l’entrée de la rue et à l’angle de la place de Costa-Rica. Le no 10 illustre bien le retour du monumental dans la conception des immeubles parisiens à la suite des Expositions universelles de 1889 et 1900 [11]. Il présente notamment une tour d’angle d’une hauteur exceptionnelle pour l’époque, soutenue par une colonnade et rehaussée par une lanterne, attribut perdu par les autres immeubles de la rue
  • 1900 : Construction du tombeau d'Henri Meilhac, né le à Paris où il est mort le . Le monument funéraire est orné d’une Douleur en pierre d’Albert Bartholomé[12].
Palais Potocki, à Lviv.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Indre, Commune de Chateauroux, acte de naissance no 277, année 1854.
  2. a et b Olivier Prisset, « Alfred, Henry et Louis Dauvergne (1851 – 1937) : Expansion et réussite familiale d’une agence d’architectes », Sujet de thèse, sur Intru « interactions, transferts, ruptures dans l’art et la culture », Laboratoire InTRu, Université de Tours (consulté le ).
  3. Louis Dauvergne sur Archinform.
  4. Allgemeines Künstlerlexikon, tome XXIV, page 406.
  5. Edmond Delaire, Les architectes élèves de l’École des beaux-arts, Paris, 1907.
  6. L’Architecture, journal hebdomadaire de la Société centrale des architectes français, 1re année, n° 34, 25 août 1888.
  7. a et b Pavillon du Brésil sur Worldfairs.
  8. Notice no IA00064655.
  9. Pavillon du Brésil sur le site de la National Gallery of Art.
  10. Notice no PA27000061.
  11. Annexe 6 du PLU, 16e arrondissement de Paris.
  12. Pleureuse sur la sépulture d'Henri Meilhac, cimetière Montmartre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]