Louis-Paul Guigues

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Louis-Paul Guigues est un écrivain français, né le à Gênes et mort à Paris le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Romancier, poète et traducteur (de la Vita Nova de Dante, des lettres et du Livre des dialogues de Catherine de Sienne), Louis-Paul Guigues fut également sculpteur et dessinateur.
Il demeure un auteur méconnu de la littérature française du XXe siècle, même s'il fut salué notamment par Philippe Jaccottet, Michel Butor, Henri Thomas, Roger Nimier ou Pierre Leyris. Son premier livre, Labyrinthes, est publié chez Gallimard en 1947 par Jean Paulhan. Suivent deux autres publications, Lisbeth (1953) et La Dernière Chambre (1958), puis un long silence d'une trentaine d'années, après quoi il renoue avec l'écriture, parallèlement au dessin et à la sculpture, à partir du milieu des années 1980.
« Si j'ai écrit, confie Louis-Paul Guigues, c'est pour vivre, encore prisonnier de mon rôle terrestre actuel, des situations que je ne pourrai vivre que dans un autre univers. »[2] Ses romans et récits, écrits dans une prose poétique à la fois baroque et épurée, offrent des intrigues envoûtantes, oniriques et métaphysiques.

Depuis 2013, Patrick Amstutz travaille à la réédition de ses œuvres complètes en poche.[3]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Labyrinthes (Labyrinthes, Lisbeth, La Dernière chambre), Marseille, André Dimanche, 1987.
  • Labyrinthes (Paris, Gallimard, 1947), roman, postface d'Henri Raynal, Gollion, Infolio, coll. Maison neuve, 2013.
  • Lisbeth (Paris, Gallimard, 1953), roman, postface de Claude Darras, Gollion, Infolio, coll. Maison neuve, 2015.
  • La Dernière Chambre (Paris, Gallimard, 1958), récits, postface de John Taylor, Gollion, Infolio, coll. Maison neuve, 2016.
  • Mes agonies (Marseille, Ryôan-ji, 1984), récits, postface d’Éric Eigenmann, Gollion, Infolio, coll. Maison neuve, 2017.
  • Le Château bégayant, Ryôan-ji, 1984.
  • Exeunt. Les personnages quittent la scène, André Dimanche, 1991.
  • Les Chemins des apocalypses, André Dimanche, 1993.
  • Le Vin de mouches et autres récits, Gallimard, « Les inédits de Doucet », 2000.

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Cité par Jean-Baptiste Para, Un théâtre métaphysique, in Louis-Paul Guigues, Le Vin de mouches et autres récits, Gallimard, 2000, p. 223.
  3. Thierry Raboud, « Guigues, l’inactuel émerveillé », La Liberté,‎ , p. 31

Liens externes[modifier | modifier le code]