Louis-Camus Destouches

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Louis-Camus Destouches
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Distinction

Louis-Camus Destouches, né en 1667, mort à Paris le , est un militaire français, officier distingué d'artillerie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Destouches était chevalier de l'ordre de Saint-Lazare depuis 1690 et devint chevalier de l'ordre de Saint-Louis en 1720, puis commandeur en 1725. Il accomplit une carrière militaire assez brillante dans l'artillerie, ce qui lui valut le surnom de « Canon ». Il fut en effet lieutenant general de l’artillerie de France et maréchal des camps et armées du Roi, et directeur general des Ecoles et Institutions des bataillons du Regiment Royal artillerie[réf. nécessaire]. Il était marié avec Jeanne Mirey[1]

Homme de confiance du duc d'Arenberg, il s'occupa du jeune Jean le Rond d'Alembert, fils illégitime de Claudine Guérin de Tencin et, très probablement, du duc, qu'il fit placer chez une nourrice et à qui il laissera à sa mort une rente annuelle de 1 200 livres[2],[3].

Fénelon, dans une lettre qu'il lui écrit en avril 1714[4], nous en dresse le portrait suivant : « Pourquoi ce vieil évêque[5] aime-t-il tant un homme si profane ? La vérité est que je trouve deux hommes en vous ; vous êtes double comme Sosie, sans aucune duplicité pour la finesse ; d'un côté vous êtes mauvais pour vous-même, de l'autre vous êtes vrai, noble, tout à vos amis. Je finis par un acte de protestation tiré de votre ami Pline le Jeune : Neque enim amore decipior. »

Beaucoup plus tard Sainte-Beuve publiera, dans le second volume de ses Causeries du Lundi, une suite de lettres familières adressées par Fénelon au chevalier Destouches, lettres qui, nous dit Sainte-Beuve, forment la « plus intéressante partie (de ce) volume[4] » ; lors de leur rencontre, « Destouches, alors âgé de quarante-trois ans servait dans l'artillerie et avec distinction ; il était homme d'esprit, cultivé et goûtait fort Virgile. Avec cela il était dissipé, adonné aux plaisirs. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Pomponne de Mirey, elle fut doté par son père par un apport de 230000 livres en 1719 (source : Geneanet)[réf. incomplète].
  2. Rosenblum, Joseph (2013). Magill, Frank N., ed. The 17th and 18th Centuries: Dictionary of World Biography 4. London: Routledge. p. 30. (ISBN 9781135924140)
  3. Françoise Launay, « Les identités de D'Alembert », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, no 47,‎ , p. 243-289 (lire en ligne)
  4. a et b Sainte-Beuve, Causeries du Lundi (1851-1862), tome II, p. 12 (lire en ligne sur Gellica).
  5. Fénelon lui-même, qui avait alors soixante-trois ans.

Liens externes[modifier | modifier le code]