Louis-Camus Destouches

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Louis-Camus Destouches
Biographie
Naissance
Décès
Enfant
Autres informations
Distinction

Louis-Camus Destouches, né en 1668, mort à Paris le , est un militaire français, officier distingué d'artillerie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Destouches était chevalier de l'ordre de Saint-Lazare depuis 1690 et devint chevalier de l'ordre de Saint-Louis en 1720, puis commandeur en 1725. Il accomplit une carrière militaire assez brillante dans l'artillerie, ce qui lui valut le surnom de « Canon ». Il était marié avec Jeanne Mirey[1]

Homme de confiance du duc d'Arenberg, il s'occupa du jeune Jean le Rond d'Alembert, fils illégitime de Claudine Guérin de Tencin et du duc, qu'il fit placer chez une nourrice et à qui il laissera à sa mort une rente annuelle de 1 200 livres[2],[3].

Sainte-Beuve dans ses Causeries du Lundi nous décrit ainsi ce fameux officier : « Destouches, alors âgé de quarante-trois ans servait dans l'artillerie et avec distinction ; il était homme d'esprit, cultivé et goûtait fort Virgile. Avec cela il était dissipé, adonné aux plaisirs. »[4] Quant à Fénelon, dans une lettre qu'il lui écrit en avril 1714[réf. nécessaire], il nous en dresse un portrait similaire : « Pourquoi ce vieil évêque[5] aime-t-il tant un homme si profane ? La vérité est que je trouve deux hommes en vous ; vous êtes double comme Sosie, sans aucune duplicité pour la finesse ; d'un côté vous êtes mauvais pour vous-même, de l'autre vous êtes vrai, noble, tout à vos amis. Je finis par un acte de protestation tiré de votre ami Pline le Jeune : Neque enim amore decipior. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Pomponne de Mirey, elle fut doté par son père par un apport de 230000 livres en 1719 (source : Geneanet)[réf. incomplète].
  2. Rosenblum, Joseph (2013). Magill, Frank N., ed. The 17th and 18th Centuries: Dictionary of World Biography 4. London: Routledge. p. 30. ISBN 9781135924140
  3. Françoise Launay, « Les identités de D'Alembert », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, no 47,‎ , p. 243-289 (lire en ligne)
  4. Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, tome II, p. 12.
  5. Fénelon lui-même a soixante trois ans.