Les Russkoffs

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Les Russkoffs
Auteur François Cavanna
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Éditions Belfond
Date de parution 1979
Nombre de pages 373
ISBN 2245013115

Les Russkoffs est un roman de François Cavanna paru en 1979 aux éditions Belfond et ayant reçu le Prix Interallié la même année. C'est le deuxième volume de son autobiographie qui fait suite au récit initié dans Les Ritals.

Résumé[modifier | modifier le code]

Cavanna relate son expérience de la Seconde Guerre mondiale, la débâcle française, l'exode, les métiers qu'il a exercés avant d'être réquisitionné pour le Service du travail obligatoire (STO). Envoyé à Berlin, il est d'abord affecté à la fabrication d'obus, où il rencontre Maria, une jeune Ukrainienne, son grand amour des années 1943-45 ; il va apprendre le russe avec elle et les autres « babas » comme il nomme affectueusement les Ost (est en allemand). Par la suite, vu son incapacité à tenir le rendement pour les obus, il accomplit diverses tâches, comme la fouille des décombres des immeubles bombardés pour chercher des gens ensevelis ou la réalisation de services pour les personnes qui le réquisitionnaient, sous étroite surveillance.

Il est transféré dans la région de Stettin peu avant la fin de la guerre ; puis au cours de la retraite allemande devant l'Armée rouge, il s'échappe avec Maria et se laisse rattraper par les soldats soviétiques. Il assiste avec horreur à des exécutions sommaires de civils allemands. Il perd le contact avec Maria et passe ensuite plusieurs semaines à la rechercher, en vain.

Lors de son transfert par les Soviétiques vers le camp de transit américain de Lübeck, en vue de son rapatriement, il raconte qu'il a vu, à perte de vue, des voitures et des camionnettes allemandes portant l'immatriculation de la SS, ce qui atteste de la lâcheté des nazis les plus féroces tant qu'ils étaient vainqueurs.

Points de vue[modifier | modifier le code]

Il a les yeux grands ouverts, relate les baraques, la faim, la débrouille, dresse des portraits réalistes de ses compagnons, des gardes, des déportés, des surveillants, des chefs, mélange tout cela avec ses lectures et ses réflexions, parle en vrac de ses amours : la science, la compréhension, l'humour, Maria…

Il exprime également son mépris et sa haine de la guerre, de ceux qui la font, de ceux qui l'attendent, de ceux qui l'aiment et de ceux qui en profitent. L'auteur raconte le résultat d'un bombardement vu d'en dessous. Il raconte la haine et le mépris arbitraire des uns envers les autres. Il raconte ce que cela fait d'être considéré comme un objet. Il raconte certains Allemands sympathiques, les bons, les mauvais, les gens. Sans moralisme ni militantisme, la réalité telle qu'il la voit.

Éditions[modifier | modifier le code]