Christine Arnothy

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Christine Arnothy
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Christine Arnothy à Deauville, en .

Alias
Christine Arnothy
William Dickinson
Naissance
Budapest, Hongrie
Décès (à 84 ans)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Christine Arnothy, dont le vrai nom est Irène Kovach de Szendrö[1] (ou en hongrois Szendrői-Kovács Krisztina[réf. à confirmer][2]), est une femme de lettres et journaliste française née le [3] à Budapest et morte le [4].

Elle a notamment écrit J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, qui raconte son histoire, jeune fille durant la Seconde Guerre mondiale[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle quitte la Hongrie en 1948 avec ses parents, qui appartiennent à un milieu intellectuel, et est accueillie en Autriche au camp de réfugiés de Kufstein ; c'est là que, rêvant de devenir écrivaine, elle écrit J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir[2]. Lors de son passage à pied avec ses parents de la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, les seuls biens qu'elle emmenait avec elle, cousus dans son manteau, étaient les feuilles sur lesquelles elle avait écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest. Entre 1950 et 1953, elle publie à Munich ou à Cologne plusieurs romans en hongrois sous le nom Kriszta Arnóthy (en hongrois Arnóthy Kriszta). Elle vient ensuite s'installer en France, et son nom de plume est désormais Christine Arnothy.

Elle a publié Le Cardinal prisonnier, Le Jardin noir, J'aime la vie, Une affaire d'héritage, Malins plaisirs, Complot de femmes, Toutes les chances plus une, Voyages de noces, La Piste africaine, La Dernière nuit avant l'an 2000, Embrasser la vie, On ne fait jamais vraiment ce que l'on veut, Relations inquiétantes

Elle a épousé Claude Bellanger (1909-1978), qui fut le fondateur du Parisien Libéré en 1944. Un coup de foudre les a unis lors de la remise à Christine Arnothy, en 1954, d'un prix littéraire, le « Grand Prix Vérité », parrainé par ce journal (voir Embrasser la vie, Fayard 2001). Elle est la mère du fondateur de la radio Skyrock, Pierre Bellanger. Elle parle cinq langues.

Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision.

Elle était proche du président François Mitterrand[6], qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance.

William Dickinson[modifier | modifier le code]

Christine Arnothy publie également, durant les années 1980, trois romans noirs sous le nom de plume de William Dickinson, avec la complicité de Robert Esménard, propriétaire et président-directeur général des éditions Albin Michel.

Malgré le succès rencontré par ces romans d'un nouveau genre, elle décide d'interrompre cette expérience en raison de sa difficulté à mener de front deux carrières parallèles d'écrivain[7].

Toutefois, les trois romans de William Dickinson recevront, beaucoup plus tard, une suite cette fois signée de Christine Arnothy, L'Homme aux yeux de diamant, et publiée en 2004 aux éditions Fayard.

Mort[modifier | modifier le code]

Elle meurt le à l'âge de 84 ans[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive :

  • Kriszta Arnóthy, Wanda (roman), Munich, Régi Budapest Kiadó, 1950[9] et 1952[10]
  • Kriszta Arnóthy, Szüret Badacsonyban (« Vendanges à Badacsony », nouvelles), Munich, Hunnia, 1952[11]
  • Kriszta Arnóthy, Haldokló Budapest (« Budapest qui meurt », notes de journal), Cologne, Amerikai Magyar Kiadó, 1952[12]
  • Kriszta Arnóthy, A világ kedvence (« Favori du monde », roman grotesque), Munich, Régi Budapest Kiadó, 1953[13]
  • J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, Fayard, 1955 (accompagné d'Il n'est pas si facile de vivre)
  • Dieu est en retard, Gallimard, 1955
  • Il n'est pas si facile de vivre, Fayard, 1957
  • Le Guérisseur, Fayard, 1958
  • Femmes du Japon, avec photographies de Marc Riboud, Bruna, 1959
  • Pique-Nique en Sologne, Julliard, 1960
  • Le Cardinal prisonnier, Julliard, 1962
  • La Saison des Américains, Cercle du Nouveau Livre, 1964
  • Le Jardin noir, Julliard, 1966, Prix des Quatre-Jurys.
  • Jouer à l'été, Julliard, 1967
  • Aviva, Flammarion, 1968
  • chiche!, Flammarion, 1970
  • Un type merveilleux, Flammarion, 1972
  • Lettre ouverte aux rois nus, Albin Michel, 1974
  • Clodomir Free. Le Grand Complot, dessin de Jean-Louis Gaussé, Dargaud, 1975
  • le cavalier mongol, Flammarion, 1976, Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française
  • J'aime la vie, Grasset, 1976
  • Le bonheur d'une manière ou d'une autre, Grasset, 1978
  • Toutes les chances plus une, Fayard, 1980. Prix Interallié
  • Un paradis sur mesure, Grasset, 1983
  • L'Ami de la Famille, Grasset, 1984
  • Les Trouble-Fête, Grasset, 1986
  • Vent Africain, Grasset, 1989, Prix des Maisons de la Presse
  • Une affaire d'héritage, Grasset, 1991
  • Désert brûlant, Grasset, 1992
  • Voyage de noces, Plon, 1994
  • Une question de chance, Omnibus, 1995
  • La piste Africaine, Plon, 1997
  • La Dernière Nuit avant l'an 2000, Plon, 1997
  • Malins plaisirs, Omnibus, 1999
  • Complot de femmes, Fayard, 2000
  • Embrasser la vie, Fayard, 2001
  • On ne fait jamais vraiment ce que l'on veut, Fayard, 2002
  • Aller-retour, tous frais payés, Fayard, 2004
  • Une rentrée littéraire, Fayard, 2004
  • Relations inquiétantes, Fayard, 2005
  • L'Homme aux yeux de diamant, Fayard, 2006
  • Donnant, donnant, Fayard, 2007
  • Une valse à Vienne, Fayard, 2009
  • La vie d'une manière ou d'une autre, Flammarion, 2010

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christine Rousseau, « Mort de Christine Arnothy, romancière invétérée », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. a et b (hu) SJ, « Olvasta már? Christine Arnothy: Utak a boldogsághoz » [« L'avez-vous déjà lu ? Christine Arnothy, Le bonheur d'une manière ou d'une autre »], Szolnok Megyei Néplap, Szolnok,‎ , p. 9 (OCLC 835436602, lire en ligne).
  3. 1934 selon Néplap, 1990.
  4. Disparition de Christine Arnothy, l'auteure de “J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir”, Télérama.
  5. Interview en San Francisco : « ça aurait été mon histoire. Chaque fois que je lis cet irrésistible roman, je ne sais pas si je dois me sentir triste ou heureux »
  6. Cf. « Biographie » (version du 1 juillet 2014 sur l'Internet Archive), sur le site de Christine Arnothy, où elle indique notamment que le président français, juste avant l'inauguration des locaux de la Fondation Claude-Bellanger à Martigny, lui avait rendu une visite privée à sa résidence voisine, le .
  7. Cf. « Arnothy alias Dickinson : la double vie littéraire de Christine Arnothy » (version du 8 juin 2009 sur l'Internet Archive), sur le site de Christine Arnothy.
  8. Belga, « Décès de la romancière Christine Arnothy », sur RTBF,‎ .
  9. Catalogue OSZK
  10. Catalogue OSZK
  11. Catalogue OSZK
  12. Catalogue OSZK
  13. Catalogue OSZK
  14. Décret de promotion en 2003

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Sophie Léonard, Les récits autobiographiques de Christine Arnothy en classe de français, université catholique de Louvain, Louvain, 1991, 135 p.
  • Anne Martine Parent, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, ACEL, Zoé, Bienne, Genève, coll. Le Cippe, 2008, 109 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]