Les Fantômes du chapelier

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Les Fantômes du chapelier
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1949
Nombre de pages 256

Les Fantômes du chapelier est un roman policier de Georges Simenon paru en 1949.

Simenon a écrit ce roman à Stud Barn, Tumacacori (Arizona) aux États-Unis en .

Résumé[modifier | modifier le code]

M. Labbé, commerçant respectable de La Rochelle, se rend tous les soirs au Café des Colonnes, où il joue au bridge avec des amis. Depuis le 13 novembre, cinq femmes ont été assassinées dans la ville, et le journaliste Jeantet dialogue avec l'assassin anonyme par le truchement d'une feuille locale, L’Écho des Charentes.

Un soir, le voisin de Labbé, Kachoudas, tailleur miséreux, remarque sur le vêtement du chapelier des caractères d'imprimerie, découpés dans des journaux, avec lesquels sont composés les messages adressés à L’Écho. Kachoudas, qui a deviné l'horrible vérité, se tait, pris de peur : il n'ose parler, en dépit de la forte récompense qui a été promise. Un sixième crime est commis et le petit tailleur, angoissé par une certitude qui l'oppresse, ne tarde pas à tomber malade.

En réalité, M. Labbé, six semaines auparavant, a tué sa femme, Mathilde, impotente et acariâtre, afin de s'en débarrasser, mais il a fait croire, même à sa bonne, qu'il continuait à la soigner. Quel rapport y a-t-il entre ces divers meurtres ? Par l'intermédiaire d'une espèce de mémoire dont le chapelier envoie des extraits à la presse, on apprendra qu'il a décidé de supprimer toutes les amies de pensionnat de sa femme, qui avaient l'habitude de se réunir chez elle lors d'une visite annuelle, le 24 décembre. Or, il faut absolument éviter la prochaine réunion qui ferait apparaître la disparition de Mathilde (son corps a été enfoui sous la cave).

Après un nouvel attentat manqué contre une religieuse – ce devait être la dernière victime –, le chapelier commence à douter de lui-même, à perdre sa froide lucidité, bien qu'il sache son demi-échec sans conséquences, puisque la religieuse vit cloîtrée. Dans son désarroi, il tue sa bonne, Louise, mais s'arrange pour faire endosser le crime à l'étrangleur inconnu. La folie meurtrière qui s'est emparée du chapelier lors de ce dernier crime n'était-elle déjà pas présente quand il avait tué sa femme ? La réponse est donnée lorsque M. Labbé assassine de nouveau, et cette fois sans motif, puisque la victime, Mme Berthe, est étrangère au groupe des anciennes compagnes. Et c'est presque volontairement que M. Labbé, mettant un terme à ses forfaits, se fera arrêter par son ami le commissaire. Mais entre-temps, Kachoudas, le petit tailleur pauvre, est mort : ne l'a-t-il pas tué, lui aussi ?

Aspects particuliers du roman[modifier | modifier le code]

Reprenant la nouvelle Le Petit tailleur et le chapelier, le roman substitue au point de vue de Kachoudas celui du chapelier Labbé, point de vue de l'assassin dont le lecteur découvre peu à eu le passé à partir du moment où il tue sa femme. Le récit alterne avec des passages du « Petit mémoire au sujet des victimes de l'étrangleur » rédigé par Labbé pour expliquer ses actes.

Le Petit tailleur et le chapelier sera publié en 1950 dans le recueil Les Petits cochons sans queue.

Fiche signalétique[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

La Rochelle. Époque contemporaine

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Léon Labbé. Chapelier. Marié. La soixantaine

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Kachoudas, le « petit tailleur », originaire du Proche-Orient
  • Jeantet, jeune journaliste de L'Écho des Charentes
  • Le cercle des joueurs de bridge qui comprend, outre M. Labbé, le docteur Chantreau, l'assureur Lambert, l'imprimeur Caillé, le commissaire Pigeac

Éditions[modifier | modifier le code]

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Maurice Piron, Michel Lemoine, L'Univers de Simenon, guide des romans et nouvelles (1931-1972) de Georges Simenon, Presses de la Cité, 1983, p. 148-149 (ISBN 978-2-258-01152-6)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres de Georges Simenon

Liens externes[modifier | modifier le code]