Café de la Paix (La Rochelle)

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Café de la Paix
CafePaixLaRochelle.jpg
La façade
Présentation
Type
Patrimonialité
Logo monument historique Classé MH (1984, Salle avec décor)
Logo monument historique Inscrit MH (2022, Salle de cinéma Olympia et la façade)
Localisation
Pays
Commune
Adresse
54, Rue Chaudrier
Coordonnées

Le café de la Paix est un café de La Rochelle (France), créé en 1793 sous le nom de café militaire, et qui existe sous sa dénomination actuelle depuis 1900.

La salle avec son décor est classée monument historique depuis un arrêté du et la salle de cinéma Olympia qui lui était associée et la façade du café sont inscrits par arrêté du [1].

Historique[modifier | modifier le code]

L’hôpital Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Une épidémie, qui suivit le rigoureux hiver de 1709, ayant révélé l'insuffisance des hôpitaux de la ville, Anne Forestier recueille plusieurs femmes, les soigne et les entretient à ses frais. Informé de son charitable dévouement, l'évêque Étienne de Champflour[2], lui propose de se charger de celles que ne peut plus recevoir l'hôpital général, en s'engageant à verser entre ses mains le produit des nombreuses quêtes faites à La Rochelle en faveur des malheureuses. Elle accepte cette charge, rejoint bientôt par les dames de la ville venues l’assister. Elle œuvre avec tant d'énergie et de dévouement qu'on lui enjoint de continuer son œuvre. Dès lors elle voue sa vie entière au soulagement des pauvres femmes malades. Elle achète à ses dépens une vaste maison devant la place (dans une grande maison qui existait déjà en 1651), et y fait faire une grande salle pour les malades, puis une chapelle, sous l'invocation de saint Étienne. Entrainé par tant de charité plusieurs demoiselles s'associent en y consacrant une partie de leur fortune. On les surnomme les Forestières. Bientôt, on leur confie l'éducation de quelques demoiselles orphelines ou malheureuses et on les charge de la direction des écoles chrétiennes (création souhaité par Monsieur l'évêque Étienne de Champflour) pour la section fille. En 1712, les bâtiments sont reconstruits sur les conseils des pères de l'Oratoire, par l'entrepreneur Janno, sur des plans de Claude Masse. Au mois de juin 1723, des lettres patentes viennent consacrer le pieux établissement sous le titre

« Hôpital pour les pauvres femmes et filles malades, l'éducation des jeunes filles de famille, et l'instruction gratuite des pauvres filles de La Rochelle[3]. »

Mademoiselle Forestier meurt le . En 1794, pendant la révolution, les bâtiments sont attribués à l'hôpital général Saint-Louis qui les vend par la suite. Plus tard la chapelle devient une salle de spectacle appelée théâtre des Variétés, et le reste devient le café.

Café militaire puis Café de la Paix[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, une partie est transformée en Café militaire, l'autre en théâtre des Variétés. En 1852, les maisons voisines sont achetées et le café est reconstruit pour devenir le Café de la Paix. Dans la 1re moitié du XXe siècle, le théâtre devient une salle de cinéma, l'actuel Olympia (CGR). Le café est réaménagé vers 1900 par M. Carache, pour devenir le Café de la Paix. La salle du café, avec son décor Belle Époque intact, a été restaurée en 1931 par le peintre A. Terral.

Décor[modifier | modifier le code]

le plafond

La décoration, qui comprend des boiseries de style Empire, des moulures et des peintures florales aux plafonds, des lustres ciselés, de grands miroirs muraux, date du début du XXe siècle.


Galerie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémi Béraud, Petite Encyclopédie Monumentale et Historique de La Rochelle, Édition Rupella,
  • Jean-Luc Labour, La Rochelle Il y a 100 ans en cartes postales anciennes, Patrimoines médias,
  • Jourdan, Éphémérides historiques de la Rochelle, A. Siret, , 595 p. (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Café de la Paix et ancienne salle de cinéma Olympia », notice no PA00104875, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 262.
  3. Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 87.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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