Les Éplatures

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Les Éplatures
Localité suisse
Aérodrome de la localité Les Éplatures
Aérodrome de la localité Les Éplatures
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
District La Chaux-de-Fonds
Commune La Chaux-de-Fonds
NPA 2300
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 04″ nord, 6° 47′ 52″ est
Altitude 1 013 m
Divers
Langue Français
Localisation

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Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]
armoiries de l'ancienne commune des Eplatures

Les Éplatures est une localité, ancienne commune, du canton de Neuchâtel, située actuellement sur le territoire de la commune de La Chaux-de-Fonds[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Eplatures sont situées dans la vallée entre La Chaux-de-Fonds et Le Locle et comprennent les hameaux de Bonne-Fontaine et du Crêt-du-Locle, ainsi que des fermes isolées[3]. La superficie de la commune était d'environ 12 km2 et elle était limitrophe des communes de La Chaux-de-Fonds, des Planchettes, de La Sagne et du Locle. Le nord était dénommé, Les Éplatures jaunes, le sud Les Éplatures grises. Ces dénominations se retrouvaient sur les armoiries de la commune (fond vert, bande grise horizontal au milieu, une ferme neuchâteloise jaune dessus, une ferme neuchâteloise grise dessous). (rechercher)

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1880, la commune des Éplatures compte au recensement de 1880 1 323 habitants, principalement agriculteurs, horlogers et artisans, répartis de part et d'autre de la route reliant Le Locle à La Chaux-de-Fonds.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, les Éplatures font partie de la commune du Locle[3]. En novembre 1851, le Grand Conseil décide que les Eplatures seront détachés du Locle, tant au niveau politique, par l'établissement d'une municipalité autonome, qu'au niveau religieux, par l'établissement d'une paroisse autonome[3],[4].

La décision de créer une municipalité autonome des Eplatures avait pour arrière fond la révolution de 1848 et pour but d'affaiblir le parti royaliste au Locle, les Eplatures l'étant majoritairement[4]. En 1856, les autorités prennent le parti royaliste lors de la tentative de contre révolution[5].

Un temple est construit en 1852[6] et les Eplatures deviennent une paroisse autonome une année plus tard, conformément à ce qui avait été décidé par le Grand Conseil en 1851[4].

En 1872, la municipalité accepte la création d'un cimetière pour la communauté juive[3]. Celui-ci existe encore actuellement, à l'ouest du temple. En 1883, un incendie ravage la cure de la paroisse qui servait également de secrétariat communal[5].

En 1888, la municipalité des Eplatures est élevée au rang de commune[5]. Toutefois, la municipalité des Eplatures ayant assumé dès 1851 à la fois les compétences des municipalités et ceux des communes bourgeoises, ce changement est purement formel[5].

Durant la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, l'industrie horlogère prospère et La Chaux-de-Fonds croît, si bien que des bâtiments sont érigés de plus en plus près des Eplatures. A la fin du dix-neuvième siècle, des habitants des Eplatures demandent la fusion avec La Chaux-de Fonds par pétition[3]. Cette fusion est votée le 14 janvier 1900 par 204 oui contre 34 non et deux abstentions[7], contre l'avis du Conseil général qui, lui, avait recommandé le rejet de la fusion[5].

Vie politique[modifier | modifier le code]

La commune des Eplatures était dotée d'un Conseil général (législatif) de quinze membres, élus au suffrage universel, et d'un Conseil communal (exécutif) élu par le Conseil général.

Transports[modifier | modifier le code]

Les Eplatures sont reliés au réseau ferroviaire de 1858 jusqu'au 27 mai 1995 et un aérodrome régional y est construit en 1926[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2015 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b, c, d, e, f et g Myriam Volorio Perriard, « Eplatures, Les », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 9 juillet 2017)
  4. a, b et c « Quand la vallée des Eplatures était commune autonome », Feuille d'avis de Neuchâtel,‎ , p. 6
  5. a, b, c, d et e J. M. Nussbaum, « Le centenaire de la paroisse des Eplatures », L'Impartial,‎ , p. 3
  6. « Lettre de la Montagne », Feuille d'avis de Neuchâtel,‎ , p. 4
  7. « Une plus grande Chaux-de-Fonds », Feuille d'avis de Neuchâtel,‎ , p. 4

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Béguin, Histoire de la commune des Eplatures