Lenca

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Territoire hypothétique des Lenca
Julio Victoriano Garcia, porte-parole des Lenca lors d'un congrès à l'université nationale autonome du Honduras

Le peuple lenca est un groupe ethnique mésoaméricain qui occupa une partie du Honduras et du Salvador depuis la période précolombienne. Durant la conquête espagnole les Lencas organisèrent une guerre de résistance qui dura douze ans et se termina par la mort du cacique Lempira.

On estime qu'il reste aujourd'hui environ 100 000 Lencas au Honduras et plus 37 000 au Salvador. Si leur langue a disparu, la culture lenca subsiste notamment dans des cérémonies ou des productions artisanales.

Les origines du Lenca, la langue parlée par cette population, ne sont pas encore claires. Certains chercheurs pensent qu'elle n'a aucune affiliation avec les autres langues amérindiennes de la région alors que d'autres linguistes, comme le costaricien Adolfo Costenla Umaña, affirment que le Lenca a des origines chibchane et est très influencé par le Nahuatl et le maya yucatèque et chol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site archéologique précolombien de Quelepa, au Salvador, est considéré comme ayant été habité et gouverné par les Lencas. Un autre site important est celui de Yarumela dans la vallée de Comayagua dans le centre du Honduras. Les archéologues pensent qu'il s'agissait d'un centre à vocation commerciale très important pour cette culture. D'autres sites plus modestes sont Tenampua et Los Naranjos, également situés au Honduras.

Jusqu'à l'arrivée des espagnols, chaque groupe de même dialecte avait sa propre confédération, divisée en seigneuries composées de plusieurs tribues. Chaque village était gouverné par un seigneur principal, assisté de quatre lieutenants dans les tâches du gouvernement. La succession du seigneur était assurée par son premier-né. Les seigneuries gerroyaient tant entre elles que contre des populations voisines, (comme les Pipiles, les Mayas, etc.), leur objectif étant d'étendre leur territoire ou de capturer des esclaves ; à certaines périodes de l'année, les seigneuries Lenca respectaient des trêves (dont par exemple, la cérémonie du Guancasco est une survivance). Les lencas plébiens quant à eux se consacraient à la culture tripartite appelée milpas et vivaient dans des cabanes appelées Chozo (diminutif choza)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Lenca », dans Wikipedia, la enciclopedia libre, (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Anne Chapman, Los lencas de Honduras en el siglo XVI, Instituto Hondureño de antropología e historia, Tegucigalpa, 1978, 58 p.
  • (es) Anne Chapman, Los hijos del copal y la candela, Universidad Nacional Autónoma de México, Instituto de Investigaciones Antropológicas, México, D.F., 1985-1986, 2 (300 p. + pl. ; 237 p. + pl.) (ISBN 968-837580-2) et (ISBN 968-837969-7)
  • (es) Consuelo Roque et Manuel Antonio Ramírez Suárez, Cultura lenca de Guatajiagua, Universidad de El Salvador, San Salvador, 2004, 102 p. (ISBN 9789992327203)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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