Le Sicilien ou l'Amour peintre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Sicilien ou l'Amour peintre
Frontispice de l'édition de 1682.
Frontispice de l'édition de 1682.

Auteur Molière
Genre Comédie
Nb. d'actes 1
Musique de scène Jean-Baptiste Lully
Date de création en français
Lieu de création en français Saint-Germain-en-Laye

Le Sicilien ou l'Amour peintre est une comédie de Molière en un acte, sur une musique de Jean-Baptiste Lully, avec un livret de Molière.

Cette pièce, précurseur du style nommé opéra-comique, mêle chant, danse et comédie. Jean Baptiste Lully aurait réalisé ici sa « meilleure partition musicale [... grâce à ] un heureux équilibre entre l'alternance des intermèdes musicaux, le parlé, le chanté et les ensembles vocaux »[1].

La première représentation de cette œuvre a été donnée le à Saint-Germain-en-Laye.

Lors des reprises de la pièce à La Comédie Française 9 juin 1679, c'est Marc-Antoine Charpentier qui compose la musique[2], le 10 mars 1780, la musique est d'Antoine Dauvergne.

Camille Saint-Saëns a composé une musique de scène pour la recréation le au Théâtre français à Paris.

La Comédie-Française, accompagnée de l'ensemble Les Arts Florissants, l'a redonnée avec la musique composée par Jean Baptiste Lully, en 2005 et 2006[3]

Le film Mort sur le Nil (1978) se termine par une citation de la scène VI faite par Hercule Poirot : « La grande ambition des femmes est d'inspirer l'amour »[4].

Argument[modifier | modifier le code]

Adraste, un gentilhomme Français, met en place un stratagème pour enlever Isidore, une jeune esclave Grecque, à Dom Pèdre, qui compte l'épouser après l'avoir affranchie. Il est aidé en cela par un serviteur, Hali, et une jeune femme, Climène.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Adraste, gentilhomme françois, amant d'Isidore
  • Dom Pèdre, Sicilien, amant d’Isidore
  • Isidore, Grecque, esclave de Dom Pèdre
  • Climène, sœur d'Adraste
  • Hali, valet d'Adraste
  • Le sénateur
  • Les musiciens
  • La troupe d'esclaves
  • La troupe de Maures
  • Deux laquais

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pittion, p. 199.
  2. référencée H.497 dans le catalogue raisonné de H. W. Hitchcock
  3. Article sur le site du Magazine de l'opéra baroque
  4. « Quoi qu'on en puisse dire, la grande ambition des femmes est, croyez-moi, d'inspirer de l'amour » dans le texte original.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, Musiques pour les comédies de Molière (H.494, 495, 497, 498), « Monumentales I.8.1 », Éditions du CMBV, 2019.
  • Paul Pittion, La musique et son histoire : tome I — des origines à Beethoven, Paris, Éditions Ouvrières,

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :