Langues aborigènes d'Australie

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Les langues aborigènes d'Australie regroupent de nombreuses familles de langues et isolats originaires d'Australie et des îles alentour, exception faite de la Tasmanie. Les relations entre ces langues ne sont pas très claires, mais de nombreuses études s'efforcent d'améliorer notre connaissance dans ces domaines.

Classification[modifier | modifier le code]

La plupart des langues australiennes sont regroupées dans une famille appelée pama-nyungan.

Situation[modifier | modifier le code]

Ces langues, plusieurs centaines il y a 300 ans, sont pour la plupart disparues ou en voie de disparition.

Tasmanie[modifier | modifier le code]

Les aborigènes de Tasmanie ont été presque exterminés très tôt par les colons, et leurs langues n'ont été que partiellement observées. Séparés de l'Australie, les habitants de la Tasmanie n'auraient pas eu de contact extérieur à l'île pendant près de 10 000 ans. On sait trop peu de choses sur les langues qu'ils parlaient pour pouvoir les classer ou les comparer à leurs voisines, en dépit des similitudes phonologiques que l'on peut retrouver.

Australie[modifier | modifier le code]

Lorsque les Britanniques ont rejoint le continent australien, il existait entre 250 et 750 langues aborigènes distinctes. Parmi les langues australiennes encore utilisées, très peu (moins d’une dizaine) sont parlées par plus d'un millier de locuteurs :

De nombreuses langues aborigènes ne sont plus parlées aujourd'hui que par un très petit nombre de locuteurs et risquent de tomber dans l'oubli de manière imminente. D'autres, telles le gaagudju ou le mbabaram, ne comptent déjà plus aucun locuteur. De nombreuses communautés aborigènes s'engagent aujourd'hui dans des programmes de sauvegarde ou de restauration de leur langue propre.

Points communs[modifier | modifier le code]

Les langues d'Australie, en dépit de leurs différences, partagent une partie de leur vocabulaire et de leur phonologie. On retrouve par exemple le plus souvent 3 voyelles, une absence de distinction entre les consonnes sourdes et voisée, une absence de fricatives, plusieurs r, des plosives, des nasales, des latérales, chacune pouvant être labiale (p, m), dentale (th, nh, lh), alvéolaire (t, n, l), rétroflexe (rt, rn, rl), palatale (ty, ny, ly) ou vélaire (k, ng).

Parmi les traits morpho-syntaxiques communs à ces langues il y a entre autres la fréquente utilisation de la reduplication, la présence d'un duel et d'un pluriel, ainsi que pour certaines d'entre elles d'un inclusif et d'un exclusif. C'est par exemple le cas du kala lagaw (en) (Îles du détroit de Torres et Queensland) qui selon les sources est classé comme appartenant à la famille des langues aborigènes ou selon d'autres à la famille des langues papoues avec un substrat aborigène.

Sur le plan socio-linguistique, nombre des langues d'Australie se caractérisent par l'existence de « langues cérémonielles », registre particulier réservé aux initiés comme le damin, utilisé par les Aborigènes du golfe de Carpentarie et l'île Mornington.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]