Lalibela

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Lalibela
ላሊበላ
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie
Région Amhara
District Meket (woreda)
Démographie
Population 20 000 hab. (est. 2014)
Géographie
Coordonnées 12° 02′ N 39° 02′ E / 12.03, 39.0412° 02′ Nord 39° 02′ Est / 12.03, 39.04
Altitude 2 630 m
Divers
Site(s) touristique(s) Églises rupestres de Lalibela et de Na'akuto La'ab, monastère Asheten-Mariam
Localisation

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Lalibela

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Lalibela

12° 01′ 54″ N 39° 02′ 28″ E / 12.0316, 39.0411

Lalibela (Ge'ez : ላሊበላ) est une cité monastique située à 2 630 mètres d'altitude sur le flanc sud-ouest des monts de l'ancienne province du Lasta, dans l'actuelle région Amhara en Éthiopie.

Ville sainte des chrétiens orthodoxes d'Éthiopie, elle reste célèbre pour ses onze églises monolithes médiévales taillées et creusées à même le roc, dont la plus célèbre, Bete Giyorgis (Église Saint-Georges), remonte au treizième siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison ancienne de Lalibela

Elle fut appelée Roha (Ge'ez : ሮሃ) lors de sa fondation par la dynastie Zagoué qui avait choisi de faire de cette ville sa résidence et la capitale de l'Empire. Le nom de la ville vient du roi Gebra Maskal Lalibela (1172-1212), canonisé par l'Église éthiopienne, qui fit construire de nombreux couvents et églises, après s'être converti au christianisme.

En raison de l'expansion de l'islam, il était de plus en plus difficile pour les pèlerins chrétiens éthiopiens de se rendre à Jérusalem. C'est pourquoi, le roi Gebre Meskel estima qu'il était nécessaire de faire construire un sanctuaire directement dans la ville. Cette nouvelle Jérusalem aurait également son Jourdain et son mont Sinaï, d'autres noms bibliques de lieux sont également repris.

Préservation et mise en valeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Églises rupestres de Lalibela.

La renommée de Lalibela s'explique par la présence de onze églises taillées dans la roche sous ordre du roi Gebre Meskel Lalibela. Le site a été classé au patrimoine mondial en 1978[1].

Certaines églises sont encore en activité mais la dégradation du site par l'érosion naturelle a obligé, dans un premier temps à construire des abris échafaudés et recouverts de tôles ondulées. En 2001, l'UNESCO lance un concours afin de concevoir une protection plus esthétique[2]. Ce sont les architectes italiens Claudio Baldisserri (architecte en chef), Lorenzo Sarti et Aldo Aymonino qui remportent le marché avec la conception de toits inclinés soutenus par des piliers[3].

Les protections sont construites à partir de 2004. Cependant, elles ne font pas l'unanimité et les travaux, qualifiés de « pharaoniques » par l'anthropologue et architecte italien Franco La Cecla, auraient produit des structures « aux allures de station service » qui menaceraient aujourd'hui de s'effondrer[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Critères : C (i) (ii) (iii)
  2. (it) Projet de toits suspendus présenté sur le site racine.ra.it
  3. (it) Présentation sur le site teprin.com
  4. Contre l'architecture de Franco La Cecla, éditions Arléa, 2010 (trad de l'italien), (ISBN 9782869598850)

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