La Pensée russe
| Русская Мысль | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Russe |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Genre | Généraliste |
| Diffusion | 50 000 ex. |
| Date de fondation | 1880 |
| Ville d’édition | Paris |
| ISSN | 0757-2239 |
| Site web | rm-daily.com |
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La Pensée russe (russe : Русская Мысль, Rousskaïa Mysl’) est un hebdomadaire et le plus ancien journal en langue russe publié en Europe.
Histoire
[modifier | modifier le code]1880-1927
[modifier | modifier le code]Un journal intitulé La Pensée russe (Russkaya Mysl) paraît à Moscou de 1880 à 1918, autour de Vukol Lavrov (1852-1912), de tendance "Cadets" (Parti constitutionnel démocratique, KD). Le magazine, paneuropéen, sociopolitique et culturel, est fermé par le pouvoir bolchevik comme média bourgeois Le titre reparaît irrégulièrement dans la diaspora, de 1921 à 1923 à Sofia, Prague, Berlin, et en 1927 à Paris.
1927-2000s
[modifier | modifier le code]L'hebdomadaire La Pensée russe, qui commence à paraître à partir du à Paris, emprunte seulement le titre. C'est alors l’hebdomadaire de la diaspora russe en France, de philosophie résolument chrétienne, et s'opposant aux parutions marxistes venues d'URSS ou financées par elle. Deux femmes à forte personnalité le dirigèrent pendant de longues années : la princesse Zinaïda Schakhovskoï, historienne, et Irina Ilowaiskaja-Alberti (en) (1924-2000), petite-fille de Léon Tolstoï.
La plupart des grands noms de l'émigration politique et littéraire ont publié dans ses colonnes (Ivan Chmeliov, Ivan Bounine, Nina Berberova, etc.).
Durant toutes ces années, le journal mène la lutte sans compromis contre les répressions, l'idéologie et la politique en URSS en défendant les valeurs de la démocratie, de la liberté de conscience, publiant les œuvres de dissidents, informant ses lecteurs du sort de chacun des dissidents poursuivis, formant l'opinion publique, défendant les prisonniers de conscience russes. Le plus précieux étant GLASNOST auquel Moscou a toujours été sensible et donc cela pouvait faire une action favorable sur le sort de chaque personne poursuivie[pas clair]. Le journal est un appui précieux au mouvement dissident qui lutte en URSS en faveur des droits de l'homme et de la liberté de conscience. Le destin et l'œuvre d'Alexandre Soljenitsyne y ont été largement et durablement commentés.
Il est également une source d'informations : les associations y annoncent leurs manifestations, leurs arbres de Noël ; les écoles russes donnent des informations sur leurs cours, on peut trouver l'horaire des offices des paroisses orthodoxes. Les annonces de recherche, ont longtemps permis aux réfugiés d'après-guerre de retrouver des amis ou des proches.
L'ouvrage de Kateryna Lobodenko-Senani, ancienne collaboratrice de l'hebdomadaire, intitulé La Pensée russe » (1947-1977) : un média à voix haute est paru aux éditions TheBookEdition en . Il aborde le problème d’émigration des Slaves vers les pays d’Europe de l’Ouest, en particulier, vers la France, et le phénomène de la presse écrite russophone dans l’Hexagone. Son objectif est de découvrir, à partir de cette presse, l’apport des médias minoritaires dans la naissance d’une communauté diasporique et le rôle du journal La Pensée russe dans la vie de la communauté slave. La rédaction de ce périodique réunit les esprits éminents de l’émigration slave tels que Nina Berberova, Georges Adamovitch, Piotr Kovalevski, Boris Zaitsev…
2006-présent
[modifier | modifier le code]Dans les années 2000, au bord de la faillite, le journal n'intéresse plus guère que les milieux d'affaires russes. Depuis 2005, le journaliste-écrivain moldavo-français Victor Lupan (ro) (1954-2022) dirige l'entreprise, effectuant un "retour aux sources". En 2006, les archives du journal parisien sont confiés à la Bibliothèque d'État de Russie (Moscou).
Dans un éditorial du , Victor Loupan (ru) (1954-2022), son rédacteur en chef, écrit : « Nous ne nous percevons plus comme une publication russe de Paris, mais comme un organe de presse européen, comme un journal russe occidental ».
La Pensée russe continue de paraître dès 2016, sans plus aucun rapport avec l'ancien hebdomadaire. Le nouveau siège (48 Langham Street, London W1W 7AY) efface l'ancien siège (23, boulevard Flandrin, 75016 Paris).
Suite au Brexit, depuis 2021, une édition parisienne existe, en lien avec le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris[1], organisme dépendant du Ministère des Affaires étrangères (Russie).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (ru) Site officiel
