Leo Kneler

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Leo Kneler
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Leo Kneler, né le et mort le , est un soldat volontaire de l'armée française de libération Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) / Groupe Manouchian, membre du détachement « Stalingrad ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Militant communiste[modifier | modifier le code]

Né en 1902 à Beuthen[1], une ville de Haute-Silésie sous administration prussienne, Leo Kneler adhère au Parti communiste d'Allemagne en 1925[2]. Alors qu'il exerce la profession de charpentier à Berlin[3], il est pourchassé par la police et quitte son pays en 1929[4].

Rentré en Allemagne en 1932, il est arrêté en 1933, puis de nouveau en 1934. Il s'exile alors à Paris.

Le combat contre le fascisme[modifier | modifier le code]

En Espagne et en Allemagne[modifier | modifier le code]

De 1936 à 1939, il combat durant la guerre civile espagnole dans les Brigades internationales, au sein de la 11e Brigade[4].

De retour en France, il est interné au camp de Saint-Cyprien, à celui de Gurs puis au camp du Vernet d'où il s'évade en mars 1941 à la demande du Parti communiste d'Allemagne afin de s’engager comme travailleur volontaire en Allemagne et organiser un réseau de résistance. Il accomplit cette mission dans la Ruhr avec Henri Karayan, qui avait également été interné au Vernet pour ses opinions communistes. Repérés par la Gestapo, ils s'enfuient et regagnent la France.

En France[modifier | modifier le code]

À Paris, Henri Karayan présente Leo Kneler à Missak Manouchian. Entré au premier détachement FTP-MOI en mars 1943, sous le matricule 10 318[4], Leo prend la fausse identité de Léon Basmadjian[5],[4].

À partir de juin 1943, Leo Kneler est intégré dans l’équipe spéciale des FTP-MOI, chargée des actions contre l'occupant et dirigée par Missak Manouchian. En font aussi partie Marcel Rayman Spartaco Fontanot, Celestino Alfonso et Raymond Kojitsky.

Le , l'équipe attaque à la grenade la voiture du général Schaumburg, signataire des affiches placardées dans Paris annonçant l'exécution des résistants. L'action n'a pas le résultat escompté, le dignitaire n'étant pas dans son véhicule ce jour-là.

Le , Rayman, Alfonso et Kneler mènent une nouvelle action : l'attaque par balles contre un officier allemand. Le lendemain, les journaux annoncent la mort du colonel Julius Ritter, adjoint pour la France de Fritz Sauckel, responsable de la mobilisation du Service du travail obligatoire (STO) dans l'Europe occupée par les nazis.

Leo Kneler échappe aux arrestations effectuées par les Brigades spéciales au sein du groupe Manouchian en novembre 1943. Il poursuit le combat pour la libération de la France en Normandie puis à Paris[3],[1],[6].

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Leo Kneler retourne à Berlin et passe le restant de sa vie en République démocratique allemande[4].

Un entrefilet dans le quotidien Neues Deutschland annonce sa mort le dans sa 77e année, rappelant qu'il avait été récipiendaire de plusieurs décorations honorifiques[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Leo Kneler était titulaire de plusieurs médailles, dont[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) Gottfried Hamacher (en collaboration avec André Lohmar, Herbert Mayer, Günter Wehner und Harald Wittstock, Gegen Hitler. Deutsche in der Résistance, in den Streitkräften der Antihitlerkoalition und der Bewegung »Freies Deutschland« : Kurzbiografien (lire en ligne), p. 105.
  2. a b et c (de) « Ehre ihrem Andenken! », sur Neues Deutschland, (consulté le 15 septembre 2018).
  3. a et b Grégoire Georges-picot, « Kneler, Leo dit Marcel alias Léon Basmadjian », sur odysseo.generiques.org (consulté le 6 septembre 2018).
  4. a b c d et e Jean-Pierre Besse, « KNELER Léo », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr (consulté le 6 septembre 2018).
  5. Jacqueline Sellem, « Henri Karayan, un engagement pour la liberté et l'universalisme », sur l'Humanité (consulté le 7 septembre 2018).
  6. (de) Notice Kneler, Leo, in Politik, Wirtschaft, Öffentliches Leben, de Schneider Dieter Marc, Forsyth Louise, p.373.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]