Kóstas Karyotákis
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Κώστας Καρυωτάκης |
| Nationalité | |
| Formation |
Université nationale et capodistrienne d'Athènes (diplôme en droit (en)) (jusqu'en ) |
| Activités | |
| Parentèle |
Theodoros Karyotakis (d) (cousin) |
Kóstas Karyotákis (grec moderne : Κώστας Καρυωτάκης) (1896–1928) est l’un des poètes grecs les plus représentatifs des années 1920[1]. Sa poésie contient beaucoup d’images tirées de la nature et elle est influencée par l’expressionnisme et le surréalisme. Karyotákis se suicida en 1928.
Bien que peu appréciée du vivant du poète, son œuvre est représentative du climat de scepticisme qui prédomine dans la génération des poètes de cette époque[2]. Quant à Odysséas Élytis, il le présente dans Chronique d'une décennie[3] comme « le grand favori » des années 1925-1930.
Biographie
[modifier | modifier le code]Kóstas Karyotákis est né à Tripoli, dans le Péloponnèse, le . Son père étant ingénieur de travaux civils, il est amené à changer souvent de domicile, et la jeunesse du poète est marquée par de multiples déménagements qui amènent sa famille à Leucade, Larissa, Kalamata, Athènes, ou encore à La Canée en Crète.
À La Canée, il rencontre Anna Skordili dont il tombe amoureux. En 1913 il est diplômé du Premier collège de La Canée avec de très bonnes notes. À 16 ans, il présente ses premiers poèmes dans diverses revues pour enfants, et en 1919 il publie son premier recueil de poèmes La douleur de l'homme et des choses. Il a aussi participé à un concours de récit appelé « Diaplasis Paidon ».
Après des études de droit qu’il termine en 1917, il s’essaie au métier d’avocat mais le manque de clients le conduit à demander un poste de fonctionnaire à la préfecture de Thessalonique. Ses rapports avec la hiérarchie et la bureaucratie feront qu'il sera rapidement éloigné de cette ville pour être nommé à Syros, puis à Arta[réf. nécessaire].
Il revient ensuite à la préfecture d'Athènes où il se lie avec la poétesse María Polydoúri, alors qu'il publie son deuxième recueil Népenthès, qui est primé dans un concours poétique en 1920. De 1924 à 1928, il voyage à travers la France, l'Italie et l'Allemagne. Son dernier recueil, Élégies et satires, paraît en 1927.
Nommé ensuite à Patras, puis à Préveza, il ne cesse de se plaindre de l’ennui, de la petitesse et de la mesquinerie de la vie provinciale et sombre dans un profond désespoir qui le conduira au suicide[4]. Cette décision de mettre fin à ses jours est sans doute due aussi à la syphilis dont il était atteint. Le , il se tire une balle dans le cœur après avoir tenté en vain de se noyer.
Œuvre
[modifier | modifier le code]La poésie de Kóstas Karyotákis n'innove pas sur le plan de la prosodie : elle est composée sans recherche, dans une forme relâchée recourant à un registre familier proche de la vulgarité. La langue mêle néologismes et clichés archaïques[5].
Exprimant le désenchantement de l'après-guerre, son œuvre traduit une vision pessimiste de l'existence et un ennui de vivre. Dans la morne durée de la vie quotidienne où domine la saveur amère de la désillusion, seul l'accent du sarcasme introduit quelque vigueur dans ses poèmes.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]Poésie
[modifier | modifier le code]- La Douleur de l'homme et des choses (1919)
- Népenthès (1921)
- Élégies et Satires (1927)
- Derniers poèmes
- Poèmes inédits
Prose
[modifier | modifier le code]- La Carapace
- La Dernière
- Le Jardin de l’ingratitude
- Rêveur
- Trois grandes faveurs
- Fuite
- Éloge de la mer
- Catharsis
- Sa vie
Traductions en français
[modifier | modifier le code]- Proses, Éditions du Griot, 1994
- Poèmes, Éditions du Net, 2015.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Constantin Dimaras, Histoire de la littérature néo-hellénique, Ikaros (1975) p. 450.
- ↑ André Mirambel, La littérature grecque moderne, Paris, Presses Universitaires de France, 1965, p.113.
- ↑ Odysséas Élytis, Ανοιχτά χαρτιά p. 341.
- ↑ Constantin Dimaras, Histoire de la littérature néo-hellénique, Ikaros (1975) p. 450-451
- ↑ Georges Séféris, Essais, Mercure de France (1987), note de Denis Kohler no 3 p. 273.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Article sur le site Theodorakis
