Kolmi-Hopen

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Group Kolmi-Hopen
illustration de Kolmi-Hopen

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Saint-Barthélemy-d'Anjou
Drapeau de France France
Direction Guillaume Laverdure et Gerald Heuliez
Activité Production de matériel à usage unique
Société mère AMD Medicom
Effectif 9 au 31 juillet 2018
SIREN 523 019 354
Site web www.medicom-eu.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 2 079 300 € au 31 juillet 2018
Résultat net 219 600 € au 31 juillet 2018[1]

Group Kolmi-Hopen est une entreprise de la région angevine spécialisée sur les protections et le matériel d’hygiène jetables.

Historique[modifier | modifier le code]

L’activité Kolmi démarre avec une entreprise angevine fabriquant à partir des années 1920 du papier à cigarettes pour la marque Zig-zag. Cette activité de fabrication de papier à cigarettes s’arrête en 1986. Mais dès 1972, Kolmi devient aussi un fabricant de masques de protection à usage unique. En 1975, l’entreprise conçoit le premier masque non-tissé à usage unique. En 2005, Kolmi fusionne avec l'entreprise Hopen créée deux ans plus tôt, en 2003, et spécialisée dans la distribution de produits, à usage unique également, dédiés au secteur des industries et au monde de l’hygiène. Kolmi devient dans les années 2000 le premier fournisseur de masques chirurgicaux en France destinés aux blocs opératoires[2],[3],[4].

L’activité augmente de façon exceptionnelle en 2009, doublant presque par rapport à 2008, du fait de la pandémie de grippe H1N1[4]. Un projet de construction d’une nouvelle usine est lancé par Emmanuel de Villiers, actionnaire majoritaire[4]. En 2011, le groupe canadien Medicom, société de Montréal spécialisée également dans la fourniture d'équipements médicaux à usage unique, acquiert Kolmi-Hopen qui devient sa base européenne[2],[5]. Le nouveau site de production de Saint-Barthélemy est inauguré en 2012. En 2019, Kolmi-Hopen lance une nouvelle gamme de produits pour le secteur médical, dentaire et dans l'équipement de protection[2].

La pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020 fait à nouveau exploser la demande début 2020. L’usine embauche des salariés supplémentaires, et fait appel aux salariés en chômage technique des entreprises proches. Réquisitionnée par l’État, elle adopte un rythme de production de 7 jours sur 7 et de 24 heures sur 24, et consacre l'activité de ses ateliers à cinq références parmi la centaine qui composent habituellement son offre. Elle fait partie des quatre fabricants français de masques chirurgicaux, dont les besoins sont devenus importants, notamment pour les personnels de santé en France soignant les malades de la pandémie, et pour les autres professions indispensables[6],[7] Le président français, Emmanuel Macron, visite l’usine le 31 mars 2020[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.societe.com/societe/groupe-kolmi-hopen-523019354.html
  2. a b et c Pierre-Louis Augereau, « Angers. Coronavirus : les masques Kolmi réclamés dans le monde entier », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  3. « État des lieux. Patrimoine industriel. Région Pays de la Loire »
  4. a b et c Fabienne Proux, « Kolmi-Hopen va accroître d'un tiers ses capacités industrielles d'ici à 2012 », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  5. Emmanuel Guimard, « Equipements médicaux : Kolmi-Hopen passe sous pavillon canadien », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  6. Louisa Benchabane, « Le fabricant de masques Kolmi-Hopen fait appel aux salariés en chômage technique pour obtenir de l’aide », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Qui est Kolmi-Hopen, le fabricant français de masques que visite Emmanuel Macron ce mardi ? », L’Usine nouvelle,‎ (lire en ligne)