Kazimierz Piechowski

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Kazimierz Piechowski
Kazimierz Piechowski (KL Auschwitz, 918).JPG
Biographie
Naissance
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Rajkowy (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 98 ans)
GdańskVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de technologie de Gdańsk (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Lieu de détention

Kazimierz Piechowski, API : /kaˈʑimjɛʂ pjɛˈxɔfskʲi/ né le à Rajkowy (en) en Pologne et mort le à Gdańsk[1]) est un ancien détenu des camps de concentration nazis , soldat de l'Armia Krajowa, et diplômé de Polytechnique de Gdańsk (pl),[2],[3]

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Kazimierz Piechowski vient d'une famille noble du clan Leliwa largement répandu en Poméranie, dans d'autres régions de la Pologne, mais aussi en Allemagne et aux États-Unis.

Dès le plus jeune âge il est lié à la ville de Tczew où il est scout.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Steyr 220, semblable au véhicule ayant servi lors de l'évasion

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en 1939, Kazimierz Piechowski avec son camarade de scoutisme Alfons Kiprowski dit Alek tentent de passer en Hongrie pour gagner ensuite la France et rejoindre l'Armée polonaise de l'Ouest. Ils sont arrêtés près de la frontière par une patrouille allemande et déportés au camp de concentration d'Auschwitz. Il reçoit pour matricule le numéro 918[4].

Kazimierz Piechowski arrive au camp dans le deuxième transport depuis sa création et donc il est témoin de tous les crimes commis par les nazis, par la même il se rend compte de devenir un témoin gênant. Il prend part à l'appel pendant lequel Maximilien Kolbe se porte volontaire pour remplacer un autre détenu sélectionné à la peine capitale[5].

Craignant pour sa vie, il décide de s'évader. Le 20 juin 1942, Piechowski avec trois autres détenus, Stanisław Jaster, Józef Lempart et Eugeniusz Bendera, vole des uniformes de SS et une voiture qui leur permet de quitter le camp. Ils ne possèdent alors nul document et c'est la maîtrise de soi et la connaissance parfaite d'allemand de Piechowski qui facilite l'évasion. Les prisonniers avaient réussi à voler des uniformes des SS, des fusils et une voiture Steyr 220 décapotable utilisée par le commandant du camp Rudolf Höss[6]. C'est l'une des plus spectaculaires évasions du camp d'Auschwitz[7]. Elle a été présentée dans un documentaire tourné par la BBC, dans lequel apparaît Piechowski lui-même.

Après l'évasion, il rejoint l'Armia Krajowa et combat dans ses rangs jusqu'à la fin de la guerre.

Temps des répressions communistes[modifier | modifier le code]

Une fois la paix retrouvée, Kazimierz Piechowski revient en Poméranie, il est dénoncé pour avoir servi dans l'Armia Krajowa, arrêté et condamné à dix ans de prison, il sort après sept ans d'incarcération.

À l'écran[modifier | modifier le code]

  • Uciekinier (Le fugitif) (2006), documentaire de Marek Pawłowski[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (pl) Byłem Numerem: historie z Auschwitz, Kazimierz Piechowski, Eugenia Bożena Kodecka-Kaczynska, Michał Ziokowski, édition Sióstr Loretanek, (ISBN 83-7257-122-8).
  • (pl) My i Niemcy, Kazimierz Piechowski, édition Sióstr Loretanek, Varsovie 2008.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Polish Holocaust survivor who escaped Auschwitz dies aged 98 », sur Journal du Cameroun, (consulté le 15 décembre 2017)
  2. Zuchwały świadek
  3. Pomorski travel, École Polytechnique de Gdańsk. Le Bâtiment Principal
  4. The Times of Israel, Décès de Kazimierz Piechowski, qui avait fui Auschwitz au volant d’une voiture SS
  5. (pl) Kazimierz Piechowski, Eugenia Bozena Kodecka-Kaczynska, Michal Ziokowski, Byłem Numerem: świadectwa Z Auschwitz, édition Sióstr Loretanek, (ISBN 83-7257-122-8).
  6. [1]
  7. Stanislaw Jaster auquel Witold Pilecki, le déporté volontaire à Auschwitz, confia son rapport sur le fonctionnement du camp. Le rapport, fut par la suite transmis par la Résistance polonaise aux Alliés à Londres.
  8. (pl) « Uciekiner », sur FilmPolski (consulté le 17 décembre 2017)
  9. (pl) « Katy Carr i „Kazik Kommander’s Car” », sur thepolishobserver.co.uk.
  10. (pl) « Piosenka Katy Carr pt. „Kommander’s Car” dedykowanej ucieczce Piechowskiego z Auschwitz » sur Youtube.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]