Karim Aïnouz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Karim Aïnouz
Description de cette image, également commentée ci-après
Karim Aïnouz en 2005.
Naissance (53 ans)
Fortaleza Drapeau du Brésil Brésil
Profession Réalisateur
Films notables Madame Satã
Le Ciel de Suely
Praia do Futuro

Karim Aïnouz, né le à Fortaleza (Brésil), est un réalisateur et artiste visuel brésilien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il descend d'une famille d'origine algérienne. Après des études d'architecture à Brasilia, Karim Aïnouz suit une formation en théorie du cinéma à l'université de New York (NYU). De l'architecture à la peinture en passant par la photographie, Karim Aïnouz se spécialise dans le cinéma expérimental.

Il évolue au début des années 1990 dans le milieu du cinéma américain. Il commence en travaillant pour le réalisateur Todd Haynes sur son film Poison (1991), d'abord comme assistant de casting puis comme assistant monteur. Il travaillera aussi sur deux films : Swoon (1992) de Tom Kalin et Postcards from America (1993) de Steve McLean.

C'est aussi à cette période que Karim Aïnouz commence le tournage de ses deux premiers courts-métrages comme réalisateur : O Preso (1992) et Seams (tourné en 1990 et complété en 1993). Seams est un mélange entre le journal intime et le documentaire, utilisant le Super 8 et le VHS. Le documentaire recevra notamment le prix de meilleur court-métrage au Atlanta Film Festival (en) (1994) et à celui du Ann Arbor Film Festival dans le Michigan (1994).

Il tournera ensuite Paixão Nacional (1994) et Hic Habitat Felicitas (1996).

Son premier long-métrage Madame Satã (2002) est sélectionné au Certain regard[1] au Festival de Cannes et reçoit de multiples récompenses à travers le monde.

Le Ciel de Suely (2006) ainsi que Viajo porque Preciso, Volto porque Te Amo, co-réalisé avec Marcelo Gomes (en) (2009), sont invités à la section Orizzonti[2] à la Biennale de Venise et remportent des prix internationaux.

En 2008 Karim Aïnouz réalise Alice, une série de treize épisodes pour HBO Amérique latine.

La Falaise argentée (2011) est présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et gagne le prix de meilleur réalisateur au Festival international du film de Rio de Janeiro.

Il réalise aussi le film Sonnenalle[3] (2011) pour La Biennale de Sarjah.

Il est scénariste d’Avril brisé (2002) de Walter Salles mais aussi de Cinema, Aspirinas e Urubus (en) (2005) de Marcelo Gomes et est co-scénariste de Lower City (Cidade Baixa, 2005) de Sérgio Machado.

Ses installations sont exposées dans différentes manifestations comme la biennale du Whitney Museum of American Art (1997), la Biennale d’Art de São Paulo (2004) et la Biennale de Sharjah (2011). Il a aussi collaboré avec Olafur Eliasson pour son installation vidéo Your Empathic City pour Videobrasil Festival. Il en fera un documentaire, Domingo, qui sera projeté au Festival du film international de Rio en 2014.

Karim Aïnouz est invité en 2012 à diriger un des courts-métrages du projet Destricted.br[4]en 2012 avec Adriana Varejão, Janaína Tschäpe, Julião Sarmento, Lula Buarque de Hollanda[5], Marcos Chaves e Miguel Rio Branco. Ce projet est sur le modèle du projet Destricted de Larry Clark.

En 2012 il fut invité pour être jury au Festival de Cannes pour la Cinéfondation et pour Cannes Courts-métrages. En 2014 il est président du Jury pour le Festival international du film de Rio et pour le Heiner Carow Award durant la 63e Berlinale.

Son dernier long métrage, Praia do Futuro (2014), a été tourné en Allemagne et au Brésil. Le film a été sélectionné en compétition officielle pour l'Ours d'Or à la Berlinale de 2014[6].

Il a participé à la réalisation du documentaire Cathedrals of Culture en partenariat Wim Wenders. Le projet du film en 3D est de traiter de l'âme des bâtiments. Karim Aïnouz a choisi de filmer le Centre Pompidou. Le documentaire fut projeté à la Berlinale en 2014.

Son long métrage La Vie invisible d'Eurídice Gusmão (A Vida Invisível de Eurídice Gusmão) remporte le prix Un certain regard au Festival de Cannes 2019[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts et moyens métrages[modifier | modifier le code]

  • 1992 - O Preso, drame, video, 19 min.
  • 1993 - Seams, documentaire, 16 mm, 29 min.
  • 1994 - Paixão Nacional, drame, 16 mm, 9 min.
  • 1996 - Hic Habitat Felicitas, drame, 35 mm, 26 min.
  • 1998 - Les Ballons des Bairros, documentaire pour France 3, vidéo, 26 min.
  • 2000 - Rifa-me, 35 mm, 28 min.
  • 2011 : Sonnenallee, documentaire pour la Sharjah Art Foundation, Super 8 mm, 12 min.
  • 2014 : Short Plays - segment Brazil
  • 2015 : Diego Velázquez ou le réalisme sauvage (documentaire télévisé)

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]