Joseph Rieussec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rieussec (homonymie).
Nicolas-Joseph Rieussec
Fonction
Maire de Viroflay (d)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Société d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux en France (d)
Jockey Club de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata

Nicolas-Joseph Rieussec, né le 20 janvier 1779 et mort le 28 juillet 1835 à Paris, dans l'attentat de Fieschi, a été maire de la commune de Viroflay de 1819 à 1831. Il a joué un rôle important à son époque dans le développement de l'élevage des chevaux de course et dans celui des courses hippiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Joseph Rieussec est le fils d'un marchand d'origine languedocienne installé à Paris, Joseph Rieussec[1], et de Jeanne Michateau. Il est le frère de Nicolas Matthieu Rieussec, horloger du roi, inventeur du chronographe encreur.

Il fit fortune comme munitionnaire en fourrages à l'armée d'Italie[2].

Après avoir créé le haras de Buc, il rachète en 1812 le haras de Viroflay et participe à la fondation de la Société d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux et à celle du Jockey Club de Paris, dont il a été vice-président[3], tout en poursuivant sa carrière militaire.

Il est le précurseur de la régénération du pur sang en France[4].

C'est sa passion pour les courses de chevaux qui suscite l'invention du chronographe à son frère Nicolas Matthieu en 1822[5].

Le 15 mai 1834, c'est une jument qui lui appartenait, Héléna, qui remporte la première épreuve courue à Chantilly[6].

Élu maire de Viroflay le 31 mai 1819 en remplacement de Denis Vaudron[7], il occupe cette fonction de 1819 à 1831. Il est en 1832 lieutenant-colonel de la 8e légion de la Garde nationale parisienne.

Eugène Lami, Attentat de Fieschi, le 28 juillet 1835 : Louis-Philippe passe en revue la garde nationale sur le boulevard du Temple (Musée du château de Versailles).

Il est tué le 28 juillet 1835 dans l'attentat perpétré par Giuseppe Fieschi contre Louis-Philippe Ier se rendant à la Bastille pour commémorer la Révolution de 1830. La machine infernale de Fieschi explose précisément au moment où le roi arrivait, boulevard du Temple, devant la 8e légion de la garde nationale, à la tête de laquelle se trouvait Rieussec. Il est inhumé avec les autres victimes aux Invalides.

Son nom a été donné à une rue principale de sa ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il était né à Lespinassière, aujourd'hui dans l'Aude.
  2. Anne Martin-Fugier, op. cit., p. 333.
  3. Joseph Antoine Roy, Histoire du Jockey Club de Paris, Paris, Marcel Rivière, 1958.
  4. Charles de Boigne, Du Cheval en France, (lire en ligne), p. 115 :

    « On ne saurait rendre trop de grâces à M. Rieussec ; bien avant que l’Administration consacrât en quelque façon le principe régénérateur du pur sang… »

  5. Eternel éphémère, Fayard, (ISBN 978-2213616773, lire en ligne), p. 106 :

    « Le brevet du premier chronographe, au 10e de seconde, a été déposé en 1822 par Nicolas-Matthieu Rieussec : il servait à mesurer les courses de chevaux. »

  6. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Guide de l'amateur de courses hippiques 2013 Petit Futé, Petit Futé, 2013, p. 238 (en ligne.
  7. Henri Lacoste, op. cit., p. 69.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Lacoste, Viroflay : son histoire, ses vieilles demeures, ses personnages célèbres, ses forêts domaniales, son haras et ses courses de chevaux, ses chasses royales, sa vie économique, La Publicité artistique, 1970, p. 69 et suiv.
  • Anne Martin-Fugier, La vie élégante ou la formation du Tout-Paris : 1815-1848, Paris, Fayard, 1993, p. 333.