John Singleton Copley

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John Singleton Copley
John Singleton Copley - John Singleton Copley Self-Portrait - Google Art Project.jpg
Autoportrait.
Naissance
Décès
Nationalité
Sujet de la Couronne britannique
Activité
Lieux de travail
Enfant
Œuvres principales

John Singleton Copley (, Boston - , Londres) est un artiste peintre anglo-américain, qui fit la majeure partie de sa carrière à Londres.

Copley est considéré comme « le meilleur peintre classique de l'époque coloniale »[1]. Il est élu membre de la Royal Academy (RA) le 9 février 1779[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

John est le fils de Richard Copley, un vendeur de tabac originaire d'Irlande, et de Mary Singleton Copley qui devient veuve avant 1748 et épousera le graveur Peter Pelham.

S'inscrivant dans la lignée de l'école anglaise de peinture, Copley, de par sa naissance, est l'un des premiers portraitistes américains. Son style combine à la fois les caractéristiques formelles du portrait classique avec une représentation naturelle de la vie quotidienne et une captation de la psychologie du sujet.

Le plus célèbre de ses portraits est Le Garçon à l'écureuil (1765-1766) peint, selon Robert Hugues, à la manière de Chardin[3]. Il représenta Paul Revere (1772) en tenue de travail avec réalisme, précision et sobriété[4]. Il fit par la suite d'autres portraits : des enfants, des figures des futurs héros de la Révolution américaine comme James Warren (1763), John Hancock (1765) ou encore Samuel Adams (1772) : ce dernier, commandé par John Hancock, représente Samuel Adams montrant la charte octroyée par Guillaume et Marie d'Angleterre à la colonie du Massachusetts[5]. Ses commandes lui permettent de s'enrichir : par sa mère, il acquiert des terres à Beacon Hill et commence à y faire construire une maison[6].

En 1774, il entreprend le Grand Tour, et d'Italie, décide de se fixer à Londres après le déclenchement de la guerre d'indépendance des États-Unis : loyaliste mesuré, il s'établit définitivement à Londres, tandis que sa mère reste à Boston et que son demi-frère, le graveur et cartographe Henry Pelham le rejoint.

Le roi George III le fait membre de la Royal Academy. Son œuvre s'oriente alors vers la peinture de genre et la représentation de scènes contemporaines. Il s'essaya à la peinture d'histoire avec Watson et le requin (1778, Musée des Beaux-Arts de Boston) ou encore avec La Mort du Major Peirsons (1784, Tate Gallery, Londres).

Son demi-frère Henry Pelham est le modèle du Garçon à l'écureuil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Wehrlin, Philippe Guillemet, section « Les arts plastiques » de l'article « États-Unis », in Encyclopædia Universalis, corpus 8, Paris, 2002, p. 845
  2. (en) Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts
  3. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 1re éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 82
  4. Collectif, L'Art des États-Unis, traduit de l'anglais par Christiane Thiollier, édition Citadelles et Mazenod, Paris, 1992, (ISBN 2850880604), p. 137
  5. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 1re éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 86
  6. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 1re éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 83

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