John Maddox

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Sir John Royden Maddox () est un physicien de formation, également écrivain et journaliste britannique, membre de la Royal Society[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

John Maddox est né à Penllergaer (en), près de Swansea, en 1925. Il est le fils d'Arthur Jack Maddox, fondeur dans une fabrique d'aluminium. Il étudie à l'école pour garçons de Gowerton. Il va ensuite au collège de Christ Church, à Oxford, où il étudie la chimie, puis va au King’s College de Londres, où il devient physicien. De 1949 à 1955 il donne des cours de physique théorique à l'université de Manchester. Il devient alors correspondant scientifique pour le Manchester Guardian, un poste qu'il occupe jusqu'en 1964. De 1964 à 1966, il est coordinateur au sein du Nuffield Science Teaching Project. Il devient ensuite rédacteur en chef de la revue Nature, un poste qu'il occupe deux fois : de 1966 à 1973 puis de 1980 à 1995. Il est par la suite directeur de la Nuffield Foundation de 1975 à 1979. En 1990, il mène une étude scientifique et critique de l'homéopathie[2].

Maddox a vécu à Londres, et parfois à Brecon en Gales du Sud. Il a été marié à Brenda Maddox. Ils ont eu deux enfants : Bronwen Maddox et Bruno Maddox.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Maddox est fait chevalier en 1995, puis il devient Honorary Fellow de la Royal Society en 2000. Il est fait défenseur émérite de la British Humanist Association et administrateur de a fondation Sense About Science.

L'éditorial Sheldrake (1981)[modifier | modifier le code]

Quand le livre A New Science of Life du biologiste britannique Rupert Sheldrake a été publié, en 1981, proposant de ce fait la théorie selon laquelle la résonance morphique est la base du comportement et de l'organisation physique au lieu de l'ADN, Maddox le dénonce de manière véhémente dans son éditorial A book for burning?[3]. En 1994 il élabore une documentaire pour la BBC, à propos de la théorie de Sheldrake, qu'il qualifie d'hérésie.

L'éditorial sur le SIDA (1983)[modifier | modifier le code]

Maddox prend en charge en avril 1983 un éditorial intitulé No Need for Panic about AIDS dans lequel il relaye la pensée commune de l'époque à propos du SIDA, appelant les homosexuels à changer leur comportement, qu'il qualifie de « promiscuité pathétique », arguant même que le SIDA n'est pas un état de maladie[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Beyond the Energy Crisis
  • Revolution in Biology
  • The Doomsday Syndrome
  • What Remains to Be Discovered: Mapping the Secrets of the Universe, the Origins of Life, and the Future of the Human Race, (ISBN 0-684-82292-X), 1998 et (ISBN 0-684-86300-6), 1999.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gratzer, W., 2010, Sir John Royden Maddox. 27 November 1925 - 12 April 2009, Biographical Memoirs of Fellows of the Royal Society, 56, 237, doi:10.1098/rsbm.2009.0024.
  2. (en) « Homeopathy Part 1 », sur ABC Television
  3. (en) « A book for burning? », Nature, no 293,‎ 24 septembre 1981, p. 245-246 (DOI 10.1038/293245b0, lire en ligne)
  4. (en) « No need for panic about AIDS. Acquired immune deficiency disease, now frequent among male homosexuals in the United States, is not this century's black death. The most urgent need is to understand what is going on », Nature, vol. 302, no 5911,‎ avril 1983, p. 749 (PMID 6843647, DOI 10.1038/302749a0, Bibcode 1983Natur.302..749.)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]