Johannes Wierix

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Johannes Wierix
Naissance
Décès
Nationalité
Flamande
Activité
Lieu de travail
Famille
Fratrie
signature de Johannes Wierix
signature

Johannes Wierix[N 1], né en 1549 à Anvers et mort vers 1620[N 2] à Bruxelles, est un graveur flamand de la famille de graveurs Wierix. Il est également peintre et miniaturiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johannes Wierix est né à Anvers d'un père, Antoine, qui apprenti du peintre Jan Verkelen devient maître à la guilde Saint-Luc en 1545-46, mais qui gagne sa vie surtout comme ébéniste, et plus précisément comme fabriquant de coffre[3]. Selon le biographe Cornelis de Bie dans son livre de biographies Het Gulden Cabinet, Johannes et ses frères Antoine et Jérôme sont tous graveurs[4],[1]. Comme eux, il aurait réalisé, lors de sa formation, plusieurs gravures d'après Albrecht Dürer et d'autres artistes[5]. Il est en tout cas l'auteur à dix-sept ans d'une copie datée de 1565 du Paysan et sa femme de Dürer. Cette planche a d'ailleurs permis d'établir l'année de sa naissance qui n'est attestée par aucun autre document[6]. En 1568, il se fait engager, avec son frère Jérôme, dans la maison d'édition Officina Plantiniana de l'imprimeur Christophe Plantin, qui l'aidera pour payer ses dettes de cabaret[5]. Ainé des enfants de la famille, il entra comme maître en même temps que son frère Jérôme dans la guilde de Saint-Luc d'Anvers entre le 18 octobre 1572 et le 18 octobre 1573[7]. Johannes Wierix et Dominique Lampson sont engagés par Volcxken Diericx (en) pour travailler dans sa maison d'édition Aux Quatre Vents. Il y grave les estampes Pictorum aliquot celebrium Germaniae inferioris effigies en 1572. Il se marie le 28 novembre 1576 avec la fille du peintre-verrier Nicolaas Bloemsteen prénommée Elisabeth. Ils auront trois enfants.

L'association de son frère Jérôme avec les jésuites le mène à collaborer avec lui sur l'œuvre du père Jérôme Nadal, Adnotationes et meditationes in Evangelia, un projet ambitieux conçu par Ignace de Loyola, plusieurs fois repoussé. Dans ce projet, Bernardino Passeri (es), auteur d'une grande partie des dessins, collabore avec les trois frères Wierix, Adriaen Collaert et d'autres graveurs et peintres. L'œuvre est finalement publiée à Anvers en 1593, sans le texte de Nadal ni le nom de l'imprimeur et sous le titre Evangelicae Historiae Imagines.

En 1568, une suite de Douze Proverbes flamands de Pieter Brueghel l'Ancien paraît chez Jérôme Cock et est gravée par Pieter van der Heyden et Johannes Wierix[8].

Johannes Wierix est surtout actif à Anvers et Bruxelles pendant toute sa carrière et l'est également pendant quelques années (1575-1579) à Delft[1]. Il eut pour élève Hendrik Hondius I[1] et son frère Anton II Wierix[9].

Il signe ses œuvres des sigles « I.W.F. », « I.H.W.F. »[9], « IOHAN. WIERICX »[10], ou « IOHANNES WIRICX »[11].

Johannes Wierix est mort à Bruxelles vers 1620[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le nom peut être trouvé sous diverses formes : le prénom peut être Jan, Johan, Hans ou Johannes et le nom de famille peut varier entre Wierix, Wiericz, Wierx et Wiricx[1].
  2. Selon les sources d'autorité, l'année de la mort de Jan Wierix oscille entre 1615 et 1625[2].
Références
  1. a b c d et e (en) « Fiche de Jan Wierix », sur RKD (consulté le 12 juin 2015).
  2. (en) « Fiche d'autorité de Jan Wierix », sur VIAF (consulté le 12 juin 2015).
  3. Cf. Mauquoy-Hendrickx 1983, p. 514 et Keyes 1993, p. 106.
  4. Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, p. 520.
  5. a et b (en) « Fiche de Johannes Wierix », sur ifpda.org (consulté le 13 juin 2015).
  6. Cf. Mauquoy-Hendrickx 1983, p. 515.
  7. Cf. Mauquoy-Hendrickx 1983, p. 514-515.
  8. « Pieter van der HEYDEN (c.1530-1575) », sur www.wittert.ulg.ac.be (consulté le 23 mars 2017).
  9. a et b (en) « Fiche ULAN de Jan Wierix », sur getty.edu (consulté le 15 juin 2015).
  10. Voir galerie, fig. 1
  11. Voir galerie, fig. 4

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur Jan Wierix
  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 520
  • Bénézit, Dictionnaire des Peintres, 1976, vol. 10, p. 727
  • (en) F.W.H. Hollstein et et alt., Dutch & flemish etchings, engravings and woodcuts ca. 1450-1700, Amsterdam, Hertzberger,
  • (en) Z. van Ruyven-Zeman, « Stuckxken met de penne: drawings by the engraver Johannes Wierix », Master Drawings, no 42,‎ , p. 237-257
  • (nl) Ulrich Thieme et Felix Becker, « Wierix, Johan », dans Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler : von der Antike bis zur Gegenwart, Liepzig, Seemann, , p. 537-538
  • (en) A checklist of painters c1200-1976 represented in the Witt Library, Courtauld Institute of Art, London, Londres, Mansell, , 337 p. (ISBN 0-7201-0718-0)
  • (nl) « Wierix, Wiricx, Wicrx of Wybinck (Jan) », dans Biographisch Woordenboek der Nederlander, Groningue, Biografie Instituut Groningen, J. J. van Brederode, (lire en ligne), p. 193
  • (en) Carl Van de Velde, Jan Wierix : the creation and the early history of man, 1607-1608, New York, Richard L. Feigen, , 102 p. (ISBN 1-873232-00-4)
  • (en) George S. Keyes, Six Centuries of Master Prints, Cincinnati Art Museum, (ISBN 0-931537-15-0).
Sur les frères Wierix
  • Marie Mauquoy-Hendrickx, Les estampes des Wierix conservées au cabinet des estampes de la Bibliothèque Royale Albert Ier : Catalogue raisonné, enrichi de notes prises dans diverses autres collections (4 vols.), (ISBN 1-55660-225-1)
  • Voir Famille Wierix

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]